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Dans la vie, il faut être positif, oui, mais ceci nâempêche pas
dâêtre dubitatif. Alors penchons-nous encore une fois sur ce grand
mégaprojet Mahana Beach, maintenant annoncé à 3,3 milliards de dollars,
qui va nous sauver et fournir 10 000 emplois. Comme promis, le
développeur hawaiien Francis Oda du Group 70 est venu à Tahiti le 2
avril présenter les investisseurs qui seraient prêts à délier bourse.
Lâannonce phare a été que le nombre de “clés” (chambres) est désormais
de 4246 clés, au lieu des 3127 annoncées au départ.
Ah, qui donc va investir ? Des investisseurs et entreprises
locaux, devenus « un des objectifs principaux de son
projet ». Ainsi, à terme, une partie importante du complexe
pourrait appartenir à des Polynésiens : des infrastructures, le centre
commercial dans les hauteurs, un centre de “remise en forme et spa”,
une grande partie des “condos” à louer aux touristes, ainsi que les
nombreux magasins et restaurants de la promenade. Et qui
sont-ils ? Une filiale du groupe GDF-Suez est annoncée vouloir
réaliser le SWAC (refroidissement par eau de mer profonde). Et pour
lâeau douce nécessaire à cette nouvelle ville ? Une autre filiale
du groupe Suez, la Polynésienne des Eaux (filiale de la Lyonnaise des
Eaux) construira une usine de dessalement.
Selon lâannonce, premiers construits seront le parc Aquakita (lire
notre éditorial de mars) par les Mexicains avec des investisseurs
partenaires locaux, un investissement de 3 à 7 milliards Fcfp avec
lâhôtel à thème attenant. Ensuite viendra un “surf parc“
(artificiel, alors que les “spots” de Taapuna et Teahupoâo sont à
côté), un “village tahitien” et un autre “shopping mall” sur les
hauteurs « destiné aux clients locaux », ceci alors que
Tahiti est déjà sursaturé de grandes surfaces dont certaines sont peu
ou pas rentables suite à une baisse de la consommation des ménages.
Suivra « la partie haute des condominiums » (vente
dâappartements), alors quâune grande partie des appartements
défiscalisés construits ces dernières années ne trouvent ni acheteur ni
locataire, la construction du SWAC et de lâimmense remblai, deux
millions de mètres cube de matériaux (où les trouver ?).
Ce nâest quâaprès que seront construits la marina, son hôtel et son
casino, le parc public, un centre de remise en forme et spa puis une
promenade avec boutiques de luxe et restaurants. Car ce nâest que lors
de la troisième phase que seront construits les hôtels 4, 5 et 6
étoiles (dont la fameuse “voile”) sur le front de mer et les bungalows
sur lâeau. Il faudra donc compter au moins cinq ou six années sans
clientèle suffisante pour le parc Aquakita, car comment le remplir avec
les quelque 800 chambres dâhôtels que compte lâîle de Tahiti, la
plupart des 120 000 touristes annuels réels partant le plus vite
possible vers les îles comme leurs agents de voyage le leur
conseillent.
Pour lâinstant rien nâest encore définitif, loin de là. Cinq
manifestations dâintérêt déposées doivent être étudiées, et le gagnant
ne sera connu que « dâici fin 2015 » annonce Jean-Christophe
Bouissou, le ministre du Tourisme. Entretemps, trois cabinets
internationaux ont été engagés pour réaliser « une analyse
économique » afin dâétablir un cahier des charges précis, en
particulier concernant le casino, encore très vague. Câest seulement
alors que les investisseurs intéressés pourront à leur tour procéder à
une analyse plus fine du coût - et surtout de la rentabilité - du
projet. On apprend aussi que le Mahana Beach sera une « zone
franche, sans impôts, très attractive pour les investisseurs, en
particulier pour les entreprises françaises », selon M. Oda, un
appel qui pourrait indiquer que dâautres pays seraient peu intéressés.
On sait depuis longtemps que la tatillonne bureaucratie tahitienne,
relique de lâépoque coloniale augmentée par le “copier-coller” des lois
françaises, est un frein au développement économique. Ce qui le 15
avril nâa pas empêché le gouvernement dâen rajouter plusieurs couches
pour le Mahana Beach : en effet, pour assurer la
« gouvernance du projet », trois nouveaux « groupes de
contrôle » sont institués :
- Au niveau opérationnel, une “cellule grand projet” sera créée au sein de TNAD (Tahiti Nui aménagement et développement).
- Au niveau pilotage, un “comité de travail” se réunira toutes les
semaines pour suivre le projet à toutes ses étapes. Ce comité inclura
les directeurs de cabinet des politiques concernés et le directeur de
TNAD.
- Un “comité de suivi” est créé qui se réunira tous les mois pour
« suivre les évolutions au fil de lâeau ». Il inclura les
présidents de la PF, de lâassemblée, du CESC et de la CCISM, ainsi que
les ministres concernés (équipement, tourisme et finances), les chefs
de groupes de lâassemblée (dont lâopposition), le haut-commissaire et
le maire de Punaauia. Bref, comme jadis dans les pays soviétiques, le
politique contrôle tout…
Tout comme le gouvernement a engagé un nouveau consultant pour lâaspect
juridique du projet, a créé une structure nommée « cellule grands
projets », en plus de ceux chargés de lâanalyse économique et de
lâélaboration du cahier des charges. TNAD a prévu en janvier un budget
de 250 millions Fcfp sur quatre ans rien que pour des prestations « de
conseil et dâassistance juridique ».
Ainsi donc, avant même lâélaboration du moindre plan final, avant quâun
seul investisseur ait déposé même un dollar et avant le moindre coup de
pelle, le gouvernement a réussi à créer une nuée de nouvelles
officines, tout un nouvel empire bureaucratique alimenté par le TNAD au
budget annuel de 9 milliards Fcfp (75 millions dâeuros) « pour
assurer une bonne gestion de ces grands chantiers » (sic !).
Pis encore, pour gérer ce pactole, il a nommé un monsieur Claude Drago,
ex-directeur dâune filiale de GDF-Suez à la direction de TNAD. Nâest-ce
pas mettre lâavenir de lâéconomie de la Polynésie française entre les
mains dâune multinationale française qui détient déjà les monopoles de
lâélectricité et des réseaux dâeau de Tahiti et que beaucoup à Tahiti
considèrent « bien trop gourmande » ?
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.
Alex W. du
PREL
directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

1er avril - Ouverture de la Convention internationale Polynesia Tatau au Musée de Tahiti et des îles.
- Crash d'Air Moorea de 2007 : la compagnie Axa, assureur dâAir Moorea,
est condamnée à indemniser entre 100 000 Fcfp à 6 millions, chaque
proche, en fonction de son lien de parenté avec la victime.
L'association 987 veut faire appel du jugement civil. Le procès au
pénal pourrait avoir lieu dans le courant du premier semestre 2016.
2 avril - L'assemblée adopte la convention en faveur du retour de
l'Etat au financement du Régime de solidarité (1,4 milliard Fcfp par
an de 2015 à 2017) grâce au soutien de l'opposition et sans les
amendements du camp Flosse. Seuls 16 élus du Tahoeraâa sur 38 votent
pour.
- Social : 24 des 32 salariés de lâHuilerie de Tahiti sont en grève.
Des grévistes de la CPS se rassemblent devant lâassemblée et la grève
sâamplifie à lâOPT.
- Le conseil politique du Tahoeraâa valide l'exclusion de Nuihau
Laurey, Lana Tetuanui et de leurs suppléants suite à leurs candidatures
aux élections sénatoriales partielles.
- Projet Tahiti Mahana Beach : de nouveaux investisseurs internationaux
répondent à l'appel du gouvernement pour l'élaboration du complexe
touristique.
6 avril - Elections sénatoriales : Nuihau Laurey et Lana Tetuanui inaugurent leur permanence de campagne.
7 avril - Le Tahoeraâa confirme l'exclusion de Nuihau Laurey et Lana
Tetuanui, candidats aux sénatoriales soutenus par Edouard Fritch.
8 avril - Fin de la grève à la CPS.
- Lors d'une conférence de presse, le président du Tahoeraâa Gaston
Flosse invite Edouard Fritch à créer son propre parti ou son groupe à
l'assemblée.
- Grève au service des urgences de l'hôpital de Taravao. Les grévistes
revendiquent le paiement de leurs heures supplémentaires, lesquelles
font lâobjet dâune plainte déposée par lâadministration auprès du
procureur de la république.
9 avril - Lors de lâouverture de la session administrative à
lâassemblée Edouard Fritch déclare : « Je suis fidèle à la ligne de
conduite du Tahoeraâa Huiraatira. Autonomiste je le suis, autonomiste
je le reste. Ayons toujours la foi en notre capacité de reconstruire ce
pays ».
- Elections sénatoriales : A Ti'a Porinetia (ATP) ne présente pas de
candidats et soutient Nuihau Laurey et Lana Tetuanui (liste Tapura
Huiraatira).
- Un agriculteur de Moorea est condamné à 18 mois de prison ferme pour
avoir sciemment et patiemment détruit le site historique du marae
Nu'urua, à Ha'apiti (Moorea).
10 avril - 4600 candidats passent le concours de surveillant pénitentiaire (quelque 140 postes à pourvoir).
- Tous les pilotes de bateau pêche doivent désormais justifier du
diplôme de pêcheur hauturier et respecter les nouvelles normes
nationales et internationales. Les pêcheurs professionnels
sâinquiètent.
11 avril - Quelque 4 800 personnes se rassemblent place To'ata
(Papeete) pour battre le record du monde de ukulele, détenu par les
Anglais.
12 avril - Le « péâi » va mener une enquête dâutilité publique sur 60
hectares de propriétés pour le projet Tahiti Mahana Beach pour pouvoir
ensuite procéder à des expropriations.
15 avril - Elections sénatoriales : après avoir envisagé de sâallier à
Sylviane Terooatea (maire dâUturoa), Tauhiti Nena est candidat aux
côtés de Jacky Bryant, leader de Heiura - les Verts (liste Tapura
Amui). Richard Tuheiava est le candidat officiel de l'UPLD.
- Le « péâi » veut créer un grand port de pêche hauturière sur le site de Faratea, à la Presquâîle.
16 avril - Ouverture du salon Made in fenua.
- Le président Edouard Fritch signe à Paris avec le Premier ministre
Manuel Valls la convention consacrant la participation de lâEtat au
financement du Régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF).
- Affaire Haddad-Flosse : la cour d'appel de Papeete rejette les
citations directes du parquet général, qui souhaitait que l'affaire de
corruption présumée soit jugée sur le fond, malgré la nullité de
l'ordonnance de renvoi prononcée en juin 2014 et lâannulation du
jugement de première instance. Les avocats des prévenus avaient demandé
l'annulation de l'ordonnance de renvoi au motif que les accusations
contre leurs clients étaient trop imprécises. En janvier 2013, Gaston
Flosse avait été condamné à 5 ans de prison, 10 millions de francs
dâamende et 5 ans dâinéligibilité pour trafic d'influence passif et
corruption active. En l'absence de procès en appel, et après
l'annulation du jugement de premier instance, l'affaire repart à zéro,
et pourrait même être touchée par la prescription.
17 avril - Visite officielle du Premier ministre des îles Cook, Henry Puna.
- Fin de la grève à lâhôpital de Taravao. La permanence des soins sera améliorée, selon le protocole dâaccord.
21 avril - Dans une plainte transmise à la DSP, Yves Conroy dénonce
lâabsence de Cyril Tetuanui, maire de Tumaraa, dans les bureaux de
lâassemblée, alors quâil a été embauché en juin 2013 comme
collaborateur de sa femme, la représentante Tahoeraâa Lana Tetuanui. Un
contrat signé par Edouard Fritch, alors président de
lâinstitution. « M. Yves Conroy œuvre pour le compte de M. Flosse
qui nâa plus les moyens de se battre démocratiquement pour les
élections sénatoriales », affirme Lana Tetuanui, candidate aux
sénatoriales. Pour elle, tout est conforme au règlement.
- Huilerie de Tahiti est en grève depuis trois semaines : les employés
réclament des revalorisations de salaires et le retrait des caméras de
surveillance installées dans lâentreprise.
- Deux responsables du PMU (Paris mutuel urbain) sont à Tahiti pour étudier une possible implantation en Polynésie française.
22 avril - Internet : Vini propose le très haut débit par fibre optique
sur « plusieurs zones d'activité commerciale de Tahiti ».
- Le conseil constitutionnel prononce lâinéligibilité de Gustave Heitaa
et Teiva Manutahi. Tous deux nâont pu démontrer quâils nâavaient pas
reçu de dons durant la campagne des sénatoriales de septembre 2014.
23 avril - Record du monde de ukulele : le Guinness valide la performance du 11 avril avec 4792 joueurs enregistrés.
- Le grand conseil du Tahoeraâa vote plusieurs modifications de
son statut, dont la démission d'office des membres des instances
dirigeantes du parti en cas d'absences répétées aux réunions.
- Inauguration de la nouvelle marina de Papeete.
- Une confrontation est organisée au tribunal par le juge Stelmach
entre Gaston Flosse et Marcel Tuihani, président de lâassemblée,
concernant les affaires de la vaisselle et de la réfection du bureau de
Flosse à lâassemblée.
24 avril - Le tribunal correctionnel donne raison à lâHuilerie de
Tahiti qui avait porté plainte contre quatre de ses salariés. Ils vont
devoir rembourser les dégâts occasionnés au système de vidéo
surveillance de la société.
- Les services dâoncologie et de radiothérapie de lâhôpital de Taaone
se dotent dâun nouveau logiciel permettant dâaméliorer le traitement
des patients atteints du cancer.
27 avril - Grève des infirmiers libéraux : la profession, qui ne
supporte plus de subir des retards de paiement de la CPS, nâeffectue
aucune nouvelle prise en charge.
28 avril -Affaire de lâhôpital : la mise en examen de Gaston Flosse
pour « trafic d'influence » est annulée par la chambre de lâinstruction
de la cour dâappel de Papeete. Lâancien président était inquiété sur
les conditions de la passation, en 2004, à la société SMPP-Sogeba de
lots du chantier pour la construction du centre hospitalier.
29 avril - Une délégation missionnée par la Cour de cassation réunit
des informations pour un éventuel procès en révision de Pouvanaa a
Oopa.
- La ministre des Outre-mer souhaite modifier le mode de désignation des maires délégués des communes associées.
30 avril - Air Tahiti Nui : deux Boeing 787-900 Dreamliner, loués,
seront livrés fin 2018 et deux autres, achetés, seront livrées en 2019.
- Grève des radiologues de l'hôpital de Taaone.
- La cour dâappel renvoie au 18 juin lâexamen du dossier sur intérêts
civils dans lâaffaire des emplois fictifs pour laquelle G. Flosse avait
définitivement été condamné, en juillet 2014.
Evénements dans le Pacifique Sud

2 avril- Julie Bishop, ministre australienne des Affaires
étrangères, veut renforcer les liens entre lâAustralie et les pays du
Pacifique. « Câest lâinverse du premier plan Colombo des années 1950 et
60, quand lâAustralie avait accueilli des étudiants universitaires du
Pacifique. Maintenant, ce sont des étudiants australiens que lâon
encourage à partir vivre et étudier dans les universités de la région.
» Ce qui se joue, en fait, câest le maintien de lâAustralie et de la
Nouvelle-Zélande au sein des instances régionales telles que le Forum
des îles du Pacifique.
- Cyclone Maysak : des milliers de personnes ont perdu leurs maisons. À
Weno, la capitale de lâÉtat de Chuuk, en Micronésie, 60 à 80% des
maisons ont été détruites par le passage du cyclone Maysak, laissant
plus de 6 000 personnes sans toit.
- Nouvelles manifestations à Hawaï contre la construction du télescope
le plus puissant du monde, au sommet du volcan Mauna Kea. Une
petite centaine de personnes se sont rassemblées à plusieurs reprises
sur le site, considéré comme sacré par les indigènes hawaïens.
3 avril - Des biologistes australiens mettent en garde contre lâimpact
environnemental des nouvelles constructions dans le Pacifique. Dâici
2050, il y aura 25 millions de kilomètres de nouvelles routes dans le
monde - de quoi faire le tour de la terre 600 fois. Et 90% de ces
nouvelles infrastructures seront construites dans les pays en voie de
développement.
- Les secours sâactivent dans les États fédérés de Micronésie, après le
passage du cyclone Maysak. Dans certaines îles, le cyclone de
catégorie 5 a détruit 90% des maisons, et les centres dâhébergement
sont surpeuplés.
7 avril - Le marché de la noix de bétel pèse 1,47 million de dollars
par semaine, et cela rien quâà Port-Moresby, la capitale de la
Papouasie-Nouvelle-Guinée. Malgré les efforts des autorités pour tenter
de mettre fin à ce commerce, la noix de bétel est toujours autant
appréciée. Elle peut être achetée 24 heures sur 24 dans un marché de la
capitale.
8 avril - Trois banques françaises se retirent dâun projet minier
menaçant la Barrière de corail. Sous pression de plusieurs associations
écologistes, BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société générale se
sont engagées, par écrit, à ne plus financer les projets miniers
pharaoniques situés dans le bassin de Galilée, près de la côte nord-est
de lâAustralie, là où se dresse la Grande Barrière de corail.
- Le Vanuatu ouvre ses aires marines protégées aux victimes du cyclone.
La capture des tortues et la pêche dans les aires marines protégées
seront temporairement autorisées au Vanuatu. Selon le ministre de
la Pêche, cette décision doit permettre de soulager la population, qui
souffre de pénurie alimentaire après le passage du cyclone Pam.
- LâEmpereur et lâImpératrice du Japon ont été accueillis par une
grande foule à Palau. Le couple impérial est en visite dans
lâarchipel micronésien pour rendre hommage aux victimes japonaises de
la Seconde Guerre mondiale. Il y a 70 ans, environ 10 200 soldats
japonais ont été tués lors dâune longue bataille contre les Américains.
9 avril - Le procès du Rabaul Queen aura bien lieu en
Papouasie-Nouvelle-Guinée. Peter Sharp, le propriétaire australien
du ferry, qui a coulé en février 2012, faisant au moins 173 morts, est
accusé dâhomicides par négligence. Le bateau était vétuste et surchargé
- le nombre exact de passagers qui étaient à bord est dâailleurs
inconnu.
- Fidji parie sur le gingembre. Pour le gouvernement, câest lâune
des plantes à faire pousser en priorité en raison de son potentiel
économique. Le ministre de lâAgriculture souhaite en faire un produit
dâexportation majeur.
12 avril - Sâil est réélu président de Bougainville, John Momis fera
tout pour rouvrir la mine de Panguna. Cette mine a été le
catalyseur de la guerre civile, les Bougainvillais sâestimant spoliés
par lâÉtat papou, mais pour lâactuel dirigeant de la province autonome,
il faut que lâactivité redémarre, seule la mine peut assurer la
viabilité économique de la région.
- Pour sauver lâindustrie de la pêche au thon, des pays de la région
demandent un moratoire dâun mois. Le prix du thon listao ne cesse de
baisser, notamment parce quâil y a trop de poissons sur le marché. Pour
résoudre le problème, la meilleure solution, câest dâarrêter de pêcher
pendant un mois, préconisent les pays de lâaccord de Nauru.
- Une compagnie turque va financer le nouvel hôpital des Îles
Salomon. Le groupe dâinvestissement Nazer apportera 65 millions de
dollars pour construire cet établissement dans la province de Malaita.
« Attirer lâinvestissement étranger », câest la priorité du
gouvernement salomonais, comme lâa expliqué le Premier ministre
Manasseh Sogavare à lâun de ses partenaires traditionnels, Taïwan.
- Coup dâenvoi dâun projet de câble sous-marin de fibre optique entre
lâAsie et les États-Unis. Long de 15 000 kilomètres, ce câble
passera notamment par Guam et Hawaï, tout en évitant les zones sujettes
aux tremblements de terre. Ce projet de 330 millions de dollars est
financé par des entreprises des régions concernées : Guam et
Hawaï, lâIndonésie, les Philippines et la Californie.
20 avril - Vanuatu : des tueurs de « sorciers » condamnés à 15 ans de
prison. Cinq hommes de lâîle dâAkham viennent dâêtre reconnu coupables
de lâassassinat de deux hommes, en novembre dernier. Des missionnaires
avaient accusé deux hommes de pratiquer la magie noire et avaient
poussé les habitants à les lyncher. Tout le village est impliqué dans
le meurtre, mais la justice a décidé de poursuivre les cinq personnes
qui ont commandité et participé à lâexécution publique des victimes. Il
sâagit de pasteurs, de chefs coutumiers, et de vieux du village
dâAkham. Si les meurtres sont rares, les attaques pour cause de
sorcellerie présumée sont courantes. La plupart des habitants du
Vanuatu croient en la magie noire. Il est important de souligner que le
verdict a été prononcé par un juge vanuatais de la cour de Luganville,
et non par lâun des juges néo-zélandais qui travaille dans lâarchipel.
- Le paludisme pourrait être détecté grâce à un simple test
respiratoire. Des scientifiques australiens ont découvert que
lâhalène des personnes infectées contiennent plus de substances
chimiques que la normale.
22 avril - PNG : le vol dâun cochon a provoqué un violent conflit
tribal dans la province papoue de Hela, dans les
Hautes-Terres. Dix personnes ont été tuées, et plusieurs autres
sont actuellement soignées à lâhôpital, après avoir été blessées par
balles.
26 avril -Aux Îles Cook, des dizaines de personnes ont manifesté contre
la pêche du thon à la senne. Le gouvernement a récemment fait part
de son intention dâouvrir ce type de pêche à davantage de sociétés
étrangères dans le but dâaugmenter les revenus du pays. Les Îles Cook
peuvent vendre jusquâà 1 250 jours de pêche par an, mais seuls 700 ont
été alloués pour le moment. Les manifestants craignent que la pêche à
la senne ne conduise à lâépuisement des stocks de poissons.
27 avril - Aux Îles Tonga, la reconstruction et la rénovation des
écoles primaires de Haâapai a enfin commencé, plus dâun an après le
passage du cyclone Ian. Selon Radio Tonga, ces travaux de 13,5 millions
de dollars doivent être achevés dâici la fin de lâannée scolaire.
28 avril - En Papouasie-Nouvelle-Guinée, le ministre du Tourisme
a été jugé coupable de détournement de fonds. Boka Kondra a
utilisé pour ses dépenses personnelles plus de 100 000 dollars de
subventions destinées à la région de North Fly.
29 avril - Le Vanuatu vend des titres de citoyen dâhonneur pour
financer lâaprès cyclone Pam. Le Vanuatu ne manque pas dâidées pour se
remettre du passage du super-cyclone Pam. Le gouvernement met en
vente des certificats de citoyen dâhonneur pour 162 000
dollars. Le programme a été lancé à Hong Kong le mois dernier,
avec pour but de séduire de riches investisseurs chinois. Pour le
moment, le gouvernement nâa reçu aucune demande. Le passeport vanuatais
permet de voyager librement dans les pays de lâUnion européenne, ce que
ne permet pas le passeport chinois.
- À Tonga, les habitants sont priés de mettre la main à la pâte en vue
des cérémonies du couronnement de George Tupou VI en juillet.
Lâévénement va attirer des représentants politiques et des membres de
familles royales du monde entier, et il est donc important de faire
bonne impression, explique le Premier ministre Akilisi Pohiva, qui
demande à sa population dâaider à nettoyer les rues de la capitale,
Nukuâalofa.
avec Elodie LARGETON à Radio Australie
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Joli festival du tatouage début avril à Tahiti, mais avec bien moins de participants que les années précédentes. (Ph. W. Bringold.)

Premières voitures électriques de location à Bora Bora. Elles
sont rechargées par des panneaux solaires, donc 100%
écologiques.
(Ph. Tahiti-infos).

Lâassociation Te Kapu Nui a organisé dans les locaux de lâassemblée la quatrième édition de la Galerie des coquillages
qui durera jusquâau 10 mai. Cette manifestation accueille près dâune trentaine dâartisans venus des archipels des îles
Sous-le-Vent, des Australes, des Tuamotu, des Marquises et des îles du
Vent. Cette année, les artisans exploitent et mettent en valeur trois
variétés de coquillages : le « mata mimi », le cyprès, de la famille
des porcelaines, le « pupu Huahine »,
ou littorine en français, et le « maâoaoa ou mapihi », de la famille des néritidaes. (Phs. Werner Bringold)

Inauguration du nouveau quai (sécurisé) des yachts sur le front de mer de Papeete. Ce quai avait été
déserté dans les années 2000 suite à de nombreux cambriolages et
agressions sur les yachts, mais aussi des loyers peu raisonnables. (
Ph. Werner Bringold).

Décédée
Lydia BESLU, enseignante, à lââge de 79 ans à Tours (France). Lydia,
lâépouse de Christian Beslu, a été pendant 35 ans professeur à lâécole
Ste Thérèse de Taunoa. A sa famille et à ses nombreux amis,
Tahiti-Pacifique offre ses plus sincères condoléances.