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Affaire Pouvanaa rejugée. J.-M. Regnault s’explique sur ses recherches historiques


Vendredi 29 Décembre 2017 - écrit par Luc Ollivier


Maître de conférences honoraire, chercheur associé à l’UPF, Jean-Marc Regnault est l’une des références pour tout ce qui touche à l’histoire politique de la Polynésie française. Auteur de plusieurs ouvrages, mandaté par l’assemblée de Polynésie pour des recherches sur les événements qui avaient conduit à l’arrestation de Pouvanaa a Oopa, il n’est pas étranger à la procédure de révision du procès en établissant qu’un complot avait été ourdi.



crédit photo : Tahiti Infos
crédit photo : Tahiti Infos
Pour autant, l’auteur parfois décrié, mal jugé, en raison d’une certaine incompréhension sur le bien-fondé de ses travaux, n’en tire aucune gloire. Seule la recherche de la vérité sur un homme politique majeur, qu’il n’a fait que croiser, et dont tous les hommes politiques locaux se réclament aujourd’hui, a motivé son action. Ce qu’il rappelle dans l’interview qu’il nous a accordé, se gardant bien aussi de se projeter sur l’issue de cette révision, que beaucoup considèrent comme acquise.

Vous avez déclaré à plusieurs reprises que lors de vos premiers travaux sur la vie politique depuis 1945, vous aviez rencontré une hostilité quasi générale. Pourquoi ?
D’un côté, on me reprochait de m’attaquer à des choses qu’il valait mieux taire. D’un autre côté, on ne prenait pas au sérieux ce nouveau débarqué qui prétendait apprendre aux Polynésiens leur propre histoire.

Néanmoins vous avez reçu des soutiens qui sont allés en s'amplifiant. Lesquels ?
D’abord, il y a eu la confiance d’un éditeur, Jean-Louis Saquet, qui a publié mon premier livre sur Pouvanaa en 1995. Alex du Prel a été un soutien fidèle en donnant toute la publicité à mes...


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Tous ensemble

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots”, a déclaré Martin Luther King dans un discours il y a 50 ans. Si en Polynésie, comme d’ailleurs sur l’ensemble de la planète, les humains ont du mal à faire leur cette citation, il n’en demeure pas moins qu’en de rares occasions, les hommes ont la capacité de surmonter leurs différences. Quand il s’agit de politique, par exemple, on n’hésite pas à parler d’unité nationale dès lors que la patrie est en danger ou dans une moindre mesure quand la cause touche tout un peuple.
Vendredi dernier, toute la classe politique locale a salué comme un seul homme la décision de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui s’est prononcée via l’avocate générale pour l’annulation de la condamnation de Pouvana’a a Oopa en 1958. Le Metua, dont se revendiquent aujourd’hui tous les grands dirigeants politiques du fenua, devrait être réhabilité lors de la décision qui sera prise le 25 octobre prochain. À Tahiti, chacun s’est félicité de cette avancée qui rapproche un peu plus la collectivité de la Métropole, même si pour cela il aura fallu 60 ans.
L’unité affichée n’aura valu que le temps d’une décision, car voilà que se profilent des dossiers qui ne manqueront pas de raviver les dissensions. La réforme de la PSG mais aussi du Code de travail ne manqueront pas de faire des mécontents. Si la rue l’avait emporté à la veille des élections territoriales, la majorité compte bien sur sa base électorale pour passer ses réformes, en force si besoin. Persuadée sans doute que chacun de ses électeurs s’est prononcé en faveur de chacune des propositions annoncées durant la campagne.
Les réseaux sociaux et la presse hexagonale se sont mobilisés comme rarement derrière une jeune étudiante polynésienne, Ranitea Gobrait, qui malgré un résultat exceptionnel de 20,32/20 au bac s’émouvait de n’avoir pu trouver le moindre débouché universitaire. Les Polynésiens et les médias ont donc soutenu à leur manière l’étudiante au point d’en faire une affaire nationale qui après certaines vérifications ont permis de constater que la bachelière avait refusé cinq propositions…
De l’unité, de la vraie, il faudra quand même en avoir, de façon un peu plus légère, ce dimanche pour soutenir l’équipe de France de football qui jouera sa troisième finale de Coupe du monde. Le temps d’un match, la Polynésie sera derrière les Bleus… ou pas. Elle le sera plus, sûrement, derrière ses rameurs pour les Championnats du monde de va’a qui débutent jeudi prochain.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier