Menu

Agression sexuelles : audience cruciale à Melbourne pour le numéro trois du Vatican


Vendredi 9 Mars 2018 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




La défense du numéro trois du Vatican, le cardinal australien George Pell, a accusé lundi la police d'avoir négligé des témoignages en sa faveur, au premier jour d'une audience devant déterminer s'il peut être jugé pour des agressions sexuelles anciennes.
Le cardinal Pell, 76 ans, l'un des plus proches conseillers du pape François, dément catégoriquement toutes les accusations portées contre lui.
Il a pris congé pour pouvoir se défendre. Les faits présumés se seraient déroulés il y a très longtemps. Leur nature exacte n'a pas été dévoilée, les autorités se bornant à parler de "plaignants multiples".
Le prélat, qui portait une veste de costume et un simple col romain blanc, a monté les marches du tribunal de Melbourne, escorté par des dizaines de policiers.
Quelques manifestants l'attendaient devant le tribunal.
"Va en enfer. Va en enfer George Pell!", s'est écriée Valda Ann Hogan. Un autre manifestant, qui n'a donné que son prénom, Neville, et qui affirme avoir été victime d'abus sexuels, a souhaité que "la justice suive son cours".
Des soutiens du cardinal étaient également présents dans l'assistance. "Je le connais et c'est un innocent, un homme bon, un saint homme", a assuré Beverly Hastie.
Une cinquantaine de témoins pourraient être entendus durant cette audience qui doit durer quatre semaines. Ils livreront leurs récits à la cour et devront également se soumettre au feu des questions de la défense.

Source : Agence France-Presse

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier