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Australie Climat : le pays en bonne voie pour rater ses objectifs


Vendredi 28 Décembre 2018 - écrit par Agence France-Presse




Le gouvernement australien a reconnu vendredi dernier être mal parti pour respecter les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030 déterminés dans le cadre de l’accord de Paris.
Le ministère de l’Environnement a déclaré que l’immense île-continent était en bonne voie pour atteindre ses objectifs 2020, qui sont plus modestes. Mais il aura du mal à réduire ses émissions de 26-28% pour 2030 comme promis.
L’Australie était le mois dernier le plus grand exportateur mondial de gaz naturel liquéfié et est l’un des grands producteurs de charbon de la planète.
Le gouvernement conservateur du Premier ministre Scott Morrison traîne les pieds en matière de lutte contre le changement climatique et a fait du développement économique une priorité aux dépens des objectifs de réduction des émissions.
M. Morrison assure toutefois que les investissements australiens dans l’énergie renouvelable signifient que l’Australie va “facilement” atteindre ses objectifs climatiques.
Si les prévisions d’émissions se sont légèrement améliorées, le gouvernement a reconnu toutefois vendredi que le pays était loin de la trajectoire désirée.
L’Australie estime qu’elle doit réduire ses émissions de 695 à 762 mégatonnes de dioxyde de carbone entre 2021 et 2030.
En raison de sa dépendance massive au charbon et de sa population relativement restreinte - 25 millions d’habitants - l’Australie est un des pays qui génère le plus de gaz à effet de serre par habitant.

Source : Agence France-Presse


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De reports en reports

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À l’instar des Anglais et de leur Brexit, qui ne cesse de diviser tout autant qu’il ne cesse de jouer la montre, nos gouvernants se voient contraints de reporter une nouvelle fois l’échéance de la signature de contrat du "Village tahitien". Pour rappel, les six lots sur lesquels s’était positionné le groupe Kaitiaki Tagaloa portent sur la conception de quatre hôtels et de deux résidences en condominium. Il s’agit de six lots, sur les 16 que comporte ce projet complexe. Ce vaste chantier, qui doit révolutionner le tourisme sur l’île de Tahiti en quelques années — durant lesquelles l’économie et surtout l’emploi devraient connaître un sérieux coup d’accélérateur — soulève toutes les interrogations et commence à ressembler à une Arlésienne.
En août 2018, le vice-président Teva Rohfritsch ne cachait pas son enthousiasme, déclarant que la signature du contrat portant sur les six premiers lots du projet avec le groupement d’investisseurs néo-zélandais et samoans, Kaitiaki Tagaloa, pourrait même intervenir avant la fin de l’année 2018, bien avant les 200 jours prévus. Il n’en fut rien. À la date butoir du 22 mars 2019, pas de signature, au prétexte que "l’investisseur néo-zélandais a souhaité associer deux nouvelles tribus maori au projet. Nous avons donc souhaité prendre toutes les garanties financières nécessaires plutôt que de signer." Premiers signes d’inquiétude, alors que la rumeur d’un report pour manque de garanties financières circulait déjà depuis quelques semaines. Il fut donc accordé un délai de 45 jours, au terme desquels, en fonction des garanties qui seraient présentées, ces contrats seraient signés par lots. Ceux qui n’auront pas fait l’objet de garantie seraient remis en compétition. Des contacts avec des investisseurs, y compris locaux, étaient avancés. Coup de pression, ou de bluff, sur le groupement Kaitiaki Tagaloa ?
La seconde option a primé, puisqu’au terme de ces 45 jours, l’établissement Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) annonçait par communiqué sa décision de reporter de 55 jours le délai laissé au groupement, pour se conformer "aux obligations du protocole d’engagement", signé en août 2018. À ce jour, TNAD n’aurait donc pas toutes les garanties financières pour s’assurer que ces investisseurs soient capables d’aller au bout du projet ! En bientôt un an de négociations, nous ne savons toujours pas si ils ont les reins assez solides !
Après deux reports, on n’imagine pas le gouvernement en avancer un troisième pour quelques raisons que ce soit. Restera alors à présenter la carte des investisseurs étrangers et locaux, que le ministère garde secret. Rendez-vous le 30 juin.
Le dossier, qui reviendra forcément sur la scène politique à la première occasion, est plutôt mal engagé. Il n’est pas sans rappeler celui de Hao, pour lequel l’arrivée des conteneurs était annoncée en avril. De nouveaux changements sont prévus, qui reportent le début du chantier au début de l’année prochaine. Encore un rendez-vous manqué.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.


Luc Ollivier

Luc Ollivier