Menu

Australie : Premier vol direct sans escale entre l'Australie et l'Europe


Vendredi 6 Avril 2018 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Crédit photo : Mertie
Crédit photo : Mertie
Le premier vol passagers direct sans escale reliant l'Australie à la Grande-Bretagne a quitté Perth pour Londres, raccourcissant à 17 heures et 20 minutes la fameuse "Route Kangourou", a annoncé la compagnie aérienne australienne Qantas.
Ce vol "historique" est assuré par un Boeing 787 Dreamliner transportant plus de 200 passagers, ainsi que 16 membres d'équipage, et a pour commandante de bord Lisa Norman.
Il s'agit du premier vol régulier à relier directement les deux continents, selon Qantas, l'une des plus anciennes compagnies aériennes : au lancement de sa "Route Kangourou" en 1947, il fallait quatre jours et neuf escales entre Sydney et Londres.
Avec 14 498 km, la nouvelle liaison se classe actuellement troisième en distance parcourue pour un vol commercial. C'est également le plus long vol effectué à ce jour par un Dreamliner.
Cette nouvelle liaison s'inscrit dans un ambitieux projet de Qantas d'ajouter à ses programmes des vols très longs courriers, y compris, à terme, entre la côte est de l'Australie et l'Europe, intitulé "Project Sunrise".
Le directeur général de Qantas, Alan Joyce, a estimé l'an dernier que de tels vols constituaient "la dernière frontière pour l'aviation mondiale".
L'une des préoccupations de la compagnie a été d'assurer le confort des passagers pour un voyage aussi long. Certains passagers seront dotés d'appareils spéciaux pour permettre aux chercheurs de l'Université de Sydney de récolter des données sur leur sommeil, leur activité cérébrale, leurs manières de s'asseoir et leurs occupations, aussi bien que leur degré d'hydratation durant et après le vol, a rapporté le quotidien Daily Telegraph de Sydney.
Parmi les vols commerciaux très longs courriers actuels, le record est détenu par la liaison Doha-Auckland, de Qatar Airways (14 535 km en 17 heures et 40 minutes), suivie des liaisons Dubai-Auckland, d'Emirates (14 200 km en 17 heures et 20 minutes), Los Angeles-Singapour, d'United Airlines (14 100 km en 17 heures et 20 minutes) et Sydney-Dallas,
de Qantas (13 800 km).
Singapore Airlines a assuré de 2004 à 2013, avec des Airbus A340, une liaison de plus de 15 000 km entre Singapour et New York, arrêtée pour des questions de coût, mais que la compagnie envisage de reprendre avec la nouvelle version de l'Airbus A350.

Source : Agence France-Presse

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier