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Australie : Scandale du cricket, en larmes, l'ex-capitaine s'excuse


Vendredi 6 Avril 2018 - écrit par Agence France-Presse




En larmes, le golden boy de l'équipe australienne de cricket s'est répandu en excuses pour assumer "l'entière responsabilité" du retentissant scandale de balle trafiquée qui a traumatisé le pays, pulvérisé sa carrière et fait fuir les sponsors.
Smith et David Warner ont été privés de leurs casquettes respectives de capitaine et de vice-capitaine et interdits de jouer au cricket pendant 12 mois en Australie et à l'international. Leur coéquipier Cameron Bancroft, l'exécutant de la basse manœuvre qui a "déshonoré" une discipline censée être un sport de gentlemen, s'est vu lui infliger neuf mois de suspension par Cricket Australia (CA), l'autorité de ce sport qui se pratique avec des balles, des battes et des guichets.
Pendant le troisième test match contre l'Afrique du Sud samedi, Bancroft s'est servi de papier de verre pour gratter illégalement la balle, de façon à en modifier la trajectoire et rendre le travail du batteur adverse plus difficile, a conclu l'enquête de CA.
Il avait ensuite assez comiquement tenté de cacher l'objet du délit en le fourrant dans son pantalon.

Source : Agence France-Presse

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Tous ensemble

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots”, a déclaré Martin Luther King dans un discours il y a 50 ans. Si en Polynésie, comme d’ailleurs sur l’ensemble de la planète, les humains ont du mal à faire leur cette citation, il n’en demeure pas moins qu’en de rares occasions, les hommes ont la capacité de surmonter leurs différences. Quand il s’agit de politique, par exemple, on n’hésite pas à parler d’unité nationale dès lors que la patrie est en danger ou dans une moindre mesure quand la cause touche tout un peuple.
Vendredi dernier, toute la classe politique locale a salué comme un seul homme la décision de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui s’est prononcée via l’avocate générale pour l’annulation de la condamnation de Pouvana’a a Oopa en 1958. Le Metua, dont se revendiquent aujourd’hui tous les grands dirigeants politiques du fenua, devrait être réhabilité lors de la décision qui sera prise le 25 octobre prochain. À Tahiti, chacun s’est félicité de cette avancée qui rapproche un peu plus la collectivité de la Métropole, même si pour cela il aura fallu 60 ans.
L’unité affichée n’aura valu que le temps d’une décision, car voilà que se profilent des dossiers qui ne manqueront pas de raviver les dissensions. La réforme de la PSG mais aussi du Code de travail ne manqueront pas de faire des mécontents. Si la rue l’avait emporté à la veille des élections territoriales, la majorité compte bien sur sa base électorale pour passer ses réformes, en force si besoin. Persuadée sans doute que chacun de ses électeurs s’est prononcé en faveur de chacune des propositions annoncées durant la campagne.
Les réseaux sociaux et la presse hexagonale se sont mobilisés comme rarement derrière une jeune étudiante polynésienne, Ranitea Gobrait, qui malgré un résultat exceptionnel de 20,32/20 au bac s’émouvait de n’avoir pu trouver le moindre débouché universitaire. Les Polynésiens et les médias ont donc soutenu à leur manière l’étudiante au point d’en faire une affaire nationale qui après certaines vérifications ont permis de constater que la bachelière avait refusé cinq propositions…
De l’unité, de la vraie, il faudra quand même en avoir, de façon un peu plus légère, ce dimanche pour soutenir l’équipe de France de football qui jouera sa troisième finale de Coupe du monde. Le temps d’un match, la Polynésie sera derrière les Bleus… ou pas. Elle le sera plus, sûrement, derrière ses rameurs pour les Championnats du monde de va’a qui débutent jeudi prochain.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier