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Australie : Scandale du cricket, en larmes, l'ex-capitaine s'excuse


Vendredi 6 Avril 2018 - écrit par Agence France-Presse




En larmes, le golden boy de l'équipe australienne de cricket s'est répandu en excuses pour assumer "l'entière responsabilité" du retentissant scandale de balle trafiquée qui a traumatisé le pays, pulvérisé sa carrière et fait fuir les sponsors.
Smith et David Warner ont été privés de leurs casquettes respectives de capitaine et de vice-capitaine et interdits de jouer au cricket pendant 12 mois en Australie et à l'international. Leur coéquipier Cameron Bancroft, l'exécutant de la basse manœuvre qui a "déshonoré" une discipline censée être un sport de gentlemen, s'est vu lui infliger neuf mois de suspension par Cricket Australia (CA), l'autorité de ce sport qui se pratique avec des balles, des battes et des guichets.
Pendant le troisième test match contre l'Afrique du Sud samedi, Bancroft s'est servi de papier de verre pour gratter illégalement la balle, de façon à en modifier la trajectoire et rendre le travail du batteur adverse plus difficile, a conclu l'enquête de CA.
Il avait ensuite assez comiquement tenté de cacher l'objet du délit en le fourrant dans son pantalon.

Source : Agence France-Presse

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier