Menu

Australie : Tesla choisi pour le plus grand système de stockage lithium-ion au monde


Jeudi 13 Juillet 2017 - écrit par Agence France-Presse




Le groupe Tesla va installer en Australie ce qui sera, selon son patron Elon Musk, le plus grand système de stockage d'électricité lithium-ion au monde, alimenté par un parc éolien géré par le français Neoen.
Ce projet doit permettre de remédier aux carences du réseau électrique de l'État d'Australie méridionale qui avait été entièrement privé d'électricité l'année dernière à la suite de vents violents et de pluies torrentielles.
Cet accumulateur aura une capacité de stockage de 100 mégawatts, de quoi approvisionner 30 000 logements.
Cette batterie sera installée à Jamestown, à 230 kilomètres au nord d'Adelaide, et sera couplée avec le parc éolien de Hornsdale géré par le producteur français d'énergies renouvelables Neoen.
Le groupe a été sélectionné pour la construction des trois tranches de ce parc, dont la première, d'une puissance de 100 Mw, est entrée en service en novembre 2016. Une fois achevé, l'ensemble du parc représentera une capacité de 315 MW.
Tesla s'est engagé à réaliser son projet sous 100 jours, où de le céder gratuitement s'il ne tient pas ce délai, s'est félicité le Premier ministre d'Australie méridionale Jay Weatherill.
Du fait de sa population relativement faible eu égard à la taille de son territoire (24 millions d'habitants) et de sa très forte dépendance au charbon, l'Australie est un des pires émetteurs per capita de gaz à effet de serre.

Source : Agence France-Presse

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier