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Australie : kangourous torturés


Vendredi 5 Octobre 2018 - écrit par Agence France-Presse




La police australienne a diffusé les photos de trois hommes qu'elle soupçonne d'avoir torturé et tué des kangourous, quelques jours après l'arrestation d'un conducteur qui s'était filmé en train de renverser des émeus.
Les trois hommes sont recherchés pour des faits distincts survenus en mai et juin au cours desquels "deux kangourous furent torturés et tués", précise la police de l’État d'Australie-Occidentale.
Sur une des photos, un des suspects apparaît armé d'un poing américain.
Les autorités de l’État de Victoria (sud) ont par ailleurs arrêté vendredi un homme de 20 ans qui risque d'être mis en examen en vertu de la loi réprimant la cruauté envers les animaux.
Il est soupçonné d'être celui qui s'était filmé en train de renverser une dizaine d'émeus au volant de son 4x4, comptant en rigolant chaque animal percuté. La vidéo avait entraîné un déluge de réactions indignées sur les réseaux sociaux.

Source : Agence France-Presse

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier