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Australie : le Premier ministre cible d’un lancer d’œuf en pleine campagne


Vendredi 17 Mai 2019 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : Wikimedia Commons
Crédit photo : Wikimedia Commons
La campagne électorale australienne a pris un tour tumultueux en début de mois quand une manifestante a tenté – sans y parvenir – de casser un œuf sur la tête du Premier ministre conservateur sortant. Sur des images diffusées en boucle par les télévisions australiennes, on voit l’assaillante lancer le projectile de très près sur Scott Morrison (photo). L’œuf semble alors rebondir sur la personne du Premier ministre, qui assistait à un événement organisé par l’Association des femmes rurales en Nouvelle-Galles du Sud. La femme a été emmenée par les gardes du corps de M. Morrison. La police de Nouvelle-Galles du Sud a annoncé avoir "interpellé une femme de 25 ans à la suite d’un incident impliquant le Premier ministre à Albury".
Dans la bousculade, une femme plus âgée a été renversée et M. Morrison l’a aidée à se remettre sur pied. Le chef du gouvernement sortant en a profité pour s’en prendre à ses détracteurs.
"Mon inquiétude avec cet incident aujourd’hui à Albury c’est pour la femme plus âgée qui est tombée. Je l’ai aidée à se relever et je l’ai serrée dans mes bras", a-t-il tweeté. Cet incident fait suite à l’attaque très médiatisée du sénateur d’extrême droite Fraser Anning par un adolescent qui lui a écrasé un œuf sur le crâne durant une conférence de presse. Le jeune homme voulait protester contre des propos de M. Anning qui avait déclaré que les immigrés en Nouvelle-Zélande étaient responsables de l’assassinat de 51 fidèles dans deux mosquées du pays par un suprémaciste blanc.

Source : Agence France-Presse


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Comme un parfum de Macron…

Comme un parfum de Macron…
La décision du Conseil d’État, le 27 janvier dernier, de ne pas appliquer l’amendement à la loi Morin pour les demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires déposées avant 2019 a surpris la Polynésie entière… mais agréablement pour une fois ! Cette institution publique, qui est chargée de conseiller le Gouvernement central et se veut la plus haute des juridictions de l’ordre administratif, met donc finalement à mal “l’amendement Tetuanui”, créé le 30 décembre 2018, qui réintégrait dans la loi, après la suppression de la notion de “risque négligeable”, un seuil minimal d’exposition aux rayonnements ionisants pour accéder aux indemnisations (une dose annuelle de 1 millisievert). Conséquence immédiate : deux victimes, dont les dossiers avaient pourtant été rejetés par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), ont pu obtenir gain de cause. Ces décisions font ainsi jurisprudence pour 62 autres cas ayant reçu un avis défavorable parmi les 138 demandes d’indemnisation en attente.

Même le président du Pays n’a pas caché son grand étonnement. Sans chercher à “faire le travail du Civen”, Édouard Fritch a considéré, au micro de Radio 1, qu’il va manquer au comité “un critère qui permette de dire oui ou non”. Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, a déclaré pour sa part, lors de sa courte visite au fenua : “Chacun prend acte de cette décision”, en ajoutant que ce sera au Civen d’en “examiner les conséquences”, en l’absence d’une estimation précise de l’impact financier sur l’État. Sans surprise cette fois, Auguste Uebe-Carlson, fondateur et président de l’association 193, a, lui, réagi positivement à cette grande annonce dans les colonnes de Tahiti Infos : “C’est vraiment un encouragement (…) pour toutes les familles à se manifester pour que cet amendement [“Tetuanui”] soit supprimé ou suspendu en attendant des études sérieuses de la part de l’État à propos de la réalité des maladies qui touchent notre pays.” Selon lui, “le nombre de dossiers a considérablement baissé” depuis l’entrée en vigueur de cet amendement, qui “a découragé beaucoup de familles polynésiennes à entamer une demande d’indemnisation”. Le père Auguste n’a d’ailleurs pas manqué d’affirmer : “Nous rappellerons au président Macron ces décisions du Conseil d’État.

En effet, malgré deux reports en 2019, le président de la République française nous fera enfin l’honneur d’un séjour en Polynésie du 16 au 18 avril 2020, des dates dont nous vous avions donné la primeur dans l’édition du 13 décembre dernier (lire TPM n° 422). On peut tout de même s’interroger sur cette décision tonitruante du Conseil d’État en faveur des Polynésiens. D’autant qu’elle s’est suivie, quelques jours après, du passage tout sourire de Mme Girardin sur nos terres, offrant par la même occasion un joli coup de pouce pour les municipales au Tapura Huiraatira, parti local majoritaire rallié à la liste La République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron… Juste avant la ministre des Outre-mer, c’était Stanislas Cazelles, le conseiller Outre-mer de l’Élysée, qui se déplaçait à Tahiti pour préparer le voyage du chef de l’État. Alors, hasard du calendrier ou pas, le terrain semble parfaitement déblayé pour l’arrivée du Président ! Si beaucoup redoutent qu’on leur vende encore des salades, ce qui est sûr, c’est que victimes ou non des essais, bien des hommes et des femmes l’attendent de pied ferme et qu’au menu, ils lui proposeront, eux, des échanges et des débats de vive voix autour du sujet explosif du nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt