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Australie : le pays va autoriser les exportations de cannabis thérapeutique


Vendredi 12 Janvier 2018 - écrit par Agence France-Presse




L’Australie a décidé d'autoriser les exportations de cannabis à usage thérapeutique afin d'accroître les débouchés pour ses producteurs nationaux, et devenir un leader mondial.
Une première ferme a reçu en mars l'agrément pour faire pousser du cannabis médicinal, et plusieurs autres ont suivi par la suite, le gouvernement y voyant un secteur économique d'avenir.
"C'est une étape très importante pour nos patients et pour la production nationale", a déclaré jeudi sur la chaîne ABC le ministre australien de la Santé Greg Hunt.
"L'existence d'un marché australien et d'un marché international va améliorer la pérennité de cette activité en Australie."
Il a ajouté que l'Australie avait l'ambition de devenir "le premier producteur de cannabis à usage thérapeutique au monde", mais qu'une des conditions à la délivrance d'un permis d'exportation serait d'accepter que le marché national demeurerait toujours la priorité du producteur.
L'usage récréatif du cannabis demeure interdit en Australie, pays qui a légalisé son usage thérapeutique en 2016, qui est également autorisé dans plusieurs autres pays comme le Canada, Israël ou une majorité d’États des États-Unis.
Source : Agence France-Presse

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier