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Autonomies-Laïcité-Démocratie


Vendredi 10 Janvier 2020 - écrit par Pierre Dargelos


Pierre Dargelos, instituteur, puis inspecteur de l’Éducation nationale, nous a fait part de sa réflexion sur les bienfaits de la laïcité, qu’il décrit comme un outil décisif pour résoudre certains de nos problèmes actuels.



Crédit photo : FB Moetai Brotherson
Crédit photo : FB Moetai Brotherson
Il y a très peu d’années, un imam a déposé une demande d’implantation d’un lieu de prière à Tahiti. De très nombreux Polynésiens, pourtant croyants et pratiquants, se sont émus, se demandant si la chose était recevable, acceptable, inopportune. Tel leader politique signalait que l’hypothèse de l’arrivée d’une nouvelle religion sur nos îles nous obligeait à réfléchir sur nos traditions, nos héritages cultuels, notre positionnement au regard du principe de laïcité. Je partage ce point de vue, persuadé que l’actualité nous invite à nous poser quelques questions, afin de ne pas être pris de court, éventuellement bousculés, par la montée d’une nouvelle vague qui pourrait bien recouvrir les plages de nos archipels. La nature du problème posé interdit toute forme de dogmatisme, appelle à la plus grande vigilance, stimule la réflexion. C’est l’esprit de cette contribution...

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT