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Avez-vous lu les romans d’Alexandre Moeava Ata ?


Vendredi 10 Janvier 2020 - écrit par Daniel Margueron




Crédit photo : Daniel Margueron
Crédit photo : Daniel Margueron
Visiblement, lors du décès en septembre dernier d’Alexandre Ata, l’homme qui avait eu l’oreille de tous les présidents de la Polynésie, depuis Pouvana’a jusqu’à Oscar Temaru – avec une prédilection pour Francis Sanford, dont il fut très proche et le ministre –, les journalistes ont découvert que ce dernier avait, au palmarès d’une longue vie déjà bien remplie, écrit
quatre ouvrages de littérature, édités à Tahiti (Haere Pō). Si Alec Ata avait été champion de surf ou de pêche sous-marine, ils l’auraient su, mais pour ce qui concerne le monde de l’écriture, il faut fréquenter les librairies, s’intéresser aux livres et pas simplement à ceux que les éditeurs promeuvent… Ce fut donc pour les journalistes et le public une surprise d’apprendre qu’Alec Ata laissait aussi son nom sur les marches de la littérature polynésienne.

Un an auparavant, en juin 2018, lors du congrès mondial des études francophones auquel je participais et qui se tenait à La Rochelle, j’avais déjà fait le constat suivant en discutant avec les congressistes intéressés par la littérature de Polynésie : aucun ne connaissait Alec Ata, bien que ses livres soient pourtant très présents sur Internet. La littérature autochtone contemporaine tournait, pour ces chercheurs, autour des mêmes quatre ou cinq noms. Il y a bien là un mystère de l’accessibilité aux informations…

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT