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Catastrophe naturelle : au moins 67 morts dans le séisme en Papouasie (Croix-Rouge)


Vendredi 9 Mars 2018 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Au moins 67 personnes ont péri dans le violent séisme qui a frappé la semaine dernière la Papouasie-Nouvelle-Guinée, a annoncé lundi la Croix-Rouge, qui a fait état de milliers de personnes privées de toit, d'eau ou de nourriture.
Les secours ont été compliqués par l'éloignement des zones touchées par la secousse de magnitude 7,5 qui s'est produite le 26 février à 90 km au sud de Porgera, dans la province montagneuse d'Enga. De nombreuses routes ont été coupées, des ponts se sont effondrés.
Les habitants de la province, mais aussi de celles de Hela et des Hautes-Terres méridionales et occidentales, vivent en outre sous la menace de fortes répliques. Deux d'une magnitude de 6 ont encore été enregistrées lundi matin.
Pour ajouter aux malheurs du pays, le très grand projet PNG-LNG (Papoua New Guinea Liquefied Natural Gaz Project), dont le géant américain ExxonMobil est le premier partenaire, va s'arrêter pendant huit semaines, le temps de réparer des installations endommagées par le séisme.
Environ 143 000 personnes sont touchées et 17 000 personnes ont été déplacées car leurs maisons sont soit totalement soit partiellement endommagées, et ne sont donc plus habitables.
Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui se trouve sur la "ceinture de feu" du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques.

Source : Agence France-Presse

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier