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Centre-ville : Une nouvelle étape vers le jumelage entre Nouméa et Papeete


Vendredi 1 Juin 2018 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Une délégation de Papeete a été accueillie lundi dernier par Sonia Lagarde. Plusieurs réunions de travail et des visites sur le terrain sont prévues dans le cadre du projet de jumelage.
L’hôtel de ville s’est paré des couleurs du fenua pour l’occasion. Quelques tiare blancs sur un fond rouge éclatant pour souhaiter la bienvenue à la délégation venue de Papeete. Une visite qui fait écho à celle organisée en août dernier, au cours de laquelle la maire, Sonia Lagarde, avait fait le déplacement à Tahiti avec quelques membres de son équipe. "Ils ont le sens de l’accueil, on essaye d’être à la hauteur", glisse la maire avant de remettre quelques présents à son homologue tahitien.
Une fois ces quelques indispensables politesses échangées, la délégation a été invitée à rejoindre la salle du conseil. "Des réunions de travail sont prévues tous les matins, l’après-midi en revanche, on ira sur le terrain, détaille Sonia Lagarde. Il est prévu des visites des déchetteries, des maisons de quartier ou du chantier du parc des 5 îles par exemple." Un programme qui vise à "s’enrichir mutuellement". D’autant plus que les deux mairies n’ont pas forcément les mêmes compétences. "C’était un déplacement attendu depuis longtemps", assure Michel Buillard, le maire de Papeete.

Un besoin fortement ressenti

Des échanges qui s’inscrivent toujours dans le cadre du projet de jumelage. Si cette visite constitue indubitablement une nouvelle étape dans le processus, à ce stade aucune date n’a été révélée. "La volonté de créer ce jumelage est forte, rassure Michel Buillard. C’est un besoin fortement ressenti. Cela nous permettrait de faciliter les contacts avec les Tahitiens installés à Nouméa. Avec les anciens et avec ceux qui sont arrivés plus récemment suite à la crise que l’on a traversée."
En attendant que tout cela soit officialisé, c’est la jeunesse qui va ouvrir la voie des échanges. Des élèves des écoles Emily-Panné et Frédéric-Surleau vont correspondre avec les écoliers de Sainte-Thérèse à Papeete.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier