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Chères lectrices, chers lecteurs,



Encore une année de passée ensemble, que vous soyez abonnés à la version papier ou numérique, que vous achetiez le magazine chez votre marchand de journaux ou que ayez emprunté votre Tahiti Pacifique. Encore une année où vous avez pu vivre l’actualité de notre fenua et d’ailleurs, au travers d’un prisme qui, sans la déformer, en donne une lecture particulière. Notre rédaction s’est attachée à suivre l’actualité, parfois la devancer, avec un regard, une analyse, des opinions qu’on ne trouve nulle part ailleurs localement. Tahiti Pacifique participe à la richesse de l’information, à sa pluralité, alors même que cette information journalistique est souvent malmenée par celle véhiculée par les réseaux sociaux.
Différents, oui, nous le sommes et nous l’assumons, quitte à déplaire dans la sphère politique et parfois économique. Alors même que, au plan national, l’on ne cesse de claironner l’importance de la presse, sa diversité, symbole d’une véritable démocratie, il est plus difficile localement de se faire ouvrir les portes de l’information quand on se permet certaines critiques. Les beaux discours sur la liberté de la presse, sur la volonté de mieux communiquer ont fait long feu.
Mais qu’importe ! L’information peut se trouver par d’autres voies et beaucoup d’entre vous y contribuent, soyez-en remerciés. Les élections territoriales, la réforme des retraites, le référendum calédonien, la réhabilitation de Pouvana’a a Oopa… ont animé l’actualité. Nous avons suivi ces événements, comme nous suivrons pour la nouvelle année les grands chantiers annoncés ou, encore, les réformes prévues de la Protection sociale généralisée et du code du travail.

Pour cela, nous vous avons réservé une petite surprise, à compter de l’année prochaine, parce que nous avons décidé de voir plus grand ! Nous vous laissons le soin de la découvrir, dès le 11 janvier.

En attendant, toute la rédaction se joint à moi, journalistes, pigistes, collaboratrices et collaborateurs, pour vous souhaiter une très belle année 2019.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Jeudi 27 Décembre 2018 - écrit par Luc Ollivier


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Vendredi 22 Mars 2019 - 09:44 "Tahiti paradis"

Vendredi 8 Mars 2019 - 08:59 Transports en commun : on roule sur la tête !


Luc Ollivier

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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier