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Consommation en Nouvelle-Calédonie : l’UFC "Que Choisir" voit une baisse des prix


Vendredi 30 Novembre 2018 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes


Sur un peu plus d’un an, d’après les relevés de l’association UFC Que Choisir NC, le coût du panier alimentaire, sans boissons alcoolisées ou sucrées, a baissé de plus de 4 %.



Débat, il y a, sur l’impact de la TGC dans les rayons. L’association de consommateurs UFC Que Choisir de Nouvelle-Calédonie a de fait réalisé, en octobre, une enquête sur les prix de son panier calédonien dans huit grandes surfaces, de Nouméa et de Dumbéa. La liste précise des produits observés demeure confidentielle "afin d’éviter d’éventuelles et opportunistes manipulations de prix", note au préalable la structure. Conclusion après analyses des relevés : le coût du panier alimentaire, sans boissons alcoolisées ou sucrées, a baissé lors du passage à taux pleins de la TGC, de -3,8 % entre septembre et octobre 2018 – c’est-à-dire juste avant et après la réforme fiscale – 36 produits ayant été scrutés, et de -4,2 % entre septembre 2017 et octobre 2018 – en comparaison donc avec les prix recensés lors de la période de marche à blanc de la TGC – 47 produits ayant été cette fois rassemblés. D’après l’UFC, 40 % des articles concernés affichent des prix en baisse de plus de 10 %. Et 34 % sont en hausse.
"Tout n’est pas parfait", regrette l’association. Par exemple, "lors du passage à taux pleins, notre association a recueilli de nombreux témoignages de hausses non justifiées des prix – l’application de la TGC sur l’ancien prix sans désarmement des taxes étant courante –, d’erreurs sur le taux applicable…" Les consommateurs ont été encouragés à effectuer des signalements auprès de l’administration. Autre point noir, "nous avions alerté le gouvernement des difficultés que pourraient avoir les communes et leurs délégataires de services publics (eau, assainissement, ordures,…) à établir des prix hors taxes et à appliquer la TGC à taux pleins".

Source : Les Nouvelles Calédoniennes


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Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier