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Cronos voit l'art en (très) grand !


Vendredi 9 Mars 2018 - écrit par Dominique Schmitt


L'artiste local, qui fait partie de la nouvelle vague qui déferle sur le fenua, présentera sa deuxième exposition en solo, du 15 au 27 mars, à la galerie Winkler. Avec "Pride / 'Ōeoeo", le jeune homme a décidé de s'exprimer pleinement grâce à de très grands formats, où le drapeau polynésien est omniprésent.



Crédit photo : Dominique Schmitt
Crédit photo : Dominique Schmitt
Son nom est de plus en plus connu, et il compte aujourd'hui parmi les artistes polynésiens incontournables de la nouvelle vague. Il fait partie également de ceux qui ont investi le Hamani Lab, à Tipaerui, un entrepôt dédié aux détenteurs du statut professionnel, mis à disposition l'année dernière par le ministère de la Culture pour mettre en lumière la création locale. C'est d'ailleurs grâce à cet espace, qui peut accueillir dix plasticiens et sculpteurs, que Hennessy Maraeauria a.k.a. "Cronos" (inspiré du jeu vidéo éponyme) a pu réaliser de très grands formats, "ce qui aurait été impossible à faire à la maison, car cela nécessite beaucoup de place"...

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier