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Culture

50 ans d’images de “Légendes”, de Christian G. Pinson - 23/04/2021 | Meria Orbeck

Depuis le mois de janvier, la presse locale s’est enrichie d’une nouvelle parution intitulée 50 ans d’images de “Légendes”. Des Seventies aux années 2000 (Éditions Louis XIV). C’est avec humour et...

États-Unis : nord de l’Arizona (partie 2/2) - 09/04/2021 | Pauline Sillinger

Après notre escapade dans le désert du Sonora (TPM n° 451), direction le nord de l’Arizona pour se plonger dans un décor et une ambiance de Far West. Là-bas, nombreux sont les sites qui mériteraient...

Berni, Bousquet et Gotz : entre abstraction et figuration - 09/04/2021 | Vaea Deplat

Le mois d’avril 2021 sera décidément marqué du sceau de la reprise culturelle au fenua avec une kyrielle de propositions artistiques, toutes plus enthousiasmantes et originales les unes que les...

Carton plein pour l’art contemporain au fenua - 09/04/2021 | Vaea Deplat

Le mois d’avril 2021 frappe fort. Signe de la reprise des expositions artistiques ouvertes au public, il est également marquant par le retour, le 1er avril dernier, du World Art Day (WAD). Après un...

L’opéra à Tahiti - 09/04/2021 | Riccardo Pineri

Depuis 1995, Gabriel Cavallo et sa femme soprano, Emmanuelle Vidal, consacrent leur temps et leur passion à l’école du chant lyrique, qu’ils animent aux Conservatoire artistique de la Polynésie...

Peut-on apprendre à devenir “écrivain” ? - 09/04/2021 | Daniel Margueron

Avant 1902, la classe de 1re des lycées français s’appelait classe de rhétorique et l’on y apprenait l’art de bien parler (les techniques oratoires), mais aussi l’art de bien écrire. Écrire à la...

États-Unis : le désert de Sonora (partie 1/2) - 26/03/2021 | Pauline Sillinger

À quelques heures de route de la ville de Los Angeles se trouve le plus grand désert d’Amérique du Nord et, incontestablement, un des plus fabuleux au monde : le désert de Sonora. Cette biorégion1,...

Le tīfaifai - 26/03/2021 | Pauline Sillinger

Le tīfaifai polynésien, prisé ici et ailleurs pour son esthétisme et son raffinement, est bien plus qu’une étoffe de tissus décorative ou utilitaire. Il raconte l’histoire d’un art issu du métissage...
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Bataille de matahiapo dans le bac à sable

Enfin ! Nous connaissons désormais les dates auxquelles pourrait se tenir la fameuse Table ronde de “haut niveau” sur les conséquences des essais nucléaires en Polynésie française, promise par le président de la République Emmanuel Macron : la réunion devrait avoir lieu les 1er et 2 juillet prochains, à Paris. Ce rendez-vous est une “chance” à “ne pas gâcher” selon Édouard Fritch. Mais tout le monde ne l’entend pas de la même oreille que “Doudou”, loin s’en faut ! La majorité des associations de victimes ont déjà annoncé qu’elles n’y participeront pas et les associations religieuses semblent suivre le pas. Dans le camp des opposants, on retrouve bien sûr le leader du Tavini, “Oscar One”, qui voit en cette décision de “Manu 1er” un refus “d’assumer le problème nucléaire en face à face avec le peuple polynésien” et estime qu’il “délocalise le problème à Paris, à 20 000 km de Papeete, pour mieux en contrôler l’agenda, les participants et les conclusions”. Et de scander : “Ni Maohi Nui ni Kanaky ne sont à vendre !”

Une personnalité politique regrette cependant de ne pas avoir été invitée : Gaston Flosse. L’ancien président autonomiste vient d’annoncer la création de son nouveau parti politique, Amuitahira’a o te Nuna’a Maohi, qui remplacera officiellement le Taohera’a Huiraatira en juillet prochain. Il y avait un moment que l’on n’avait plus vu le bout de la queue du “Vieux lion”. Mais le voilà qu’il surgit avec son projet d’État souverain associé à la France. Et rugit sa colère envers “Oscar One” qui a osé considérer, devant la presse, ce statut comme “de la merde”. Dans une lettre ouverte, il fustige son meilleur ennemi : “Après avoir exercé tant de hautes fonctions, et après 44 ans de discours, de gesticulations, de manifestations, de blocage et tant encore, où en es-tu de tes promesses d’indépendance aux Polynésiens ? (…) En vérité, tu as échoué.” Après avoir basculé, sans transition, du orange au bleu (clair), voilà donc que le patron du futur “Amuitahira’a”, ce nouveau parti censé regrouper toutes les sensibilités politiques, commence par attaquer le chef de file de l’indépendance… Tandis que nos étudiants passent l’épreuve inédite du grand oral du bac “nouvelle formule” – un examen sous haute bienveillance –, nos drôles de matahiapo se livrent, eux, à une énième bataille dans le bac à sable ! Au point que certains internautes se sont même amusés à les comparer aux marionnettes du célèbre Muppet Show !

Plus sérieusement, on peut s’inquiéter du contenu de cette Table ronde sur le nucléaire, qui risque fort de ressembler à “une coquille vide”, selon les termes du député Moetai Brotherson. D’autant plus agacé que sa proposition de loi “Prise en charge et réparation des conséquences des essais nucléaires français” a été rejetée, lors de son examen à l’Assemblée nationale par la majorité présidentielle. La République en marche a estimé en effet que c’est la Table ronde du 1er et 2 juillet qui “doit permettre de mettre à plat tout cela”. Alors que peut-on espérer de cette réunion de “haut niveau” ? Nous avons posé la question à Jean-Marc Regnault, maître de conférences honoraire et chercheur associé à l’UPF. Pour ce spécialiste, contributeur régulier de TPM : “C’est la géopolitique qui dictera l’attitude de Paris et non les revendications polynésiennes” (lire pages 8-9). Affaire à suivre…  

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT