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Culture

Tania Wursig : la plus polynésienne des Australiennes s'expose - 03/10/2019 | Ariitaimai Amary

Tania Wursig est une artiste australienne qui intrigue le public polynésien à chaque exposition. Amoureuse inconditionnelle de la Polynésie et de l'attachement à la terre, elle utilise sa peinture...

De l'apprentissage du sens de l'existence en milieu insulaire - 19/09/2019 | Ariitaimai Amary

Riccardo Pineri est un amoureux de littérature, d'art en général et de la Polynésie, et tout au long de sa vie, il a su tisser des liens entre "la figure de l'île et l'archipel des lettres et des...

Tout savoir sur la justice familiale en Polynésie - 19/09/2019 | Dominique Schmitt

Il est exceptionnel qu'un magistrat écrive. Ancien juge aux affaires familiales, Godefroy du Mesnil dévoile le monde méconnu de la justice dans son livre Juge au cœur de 10 000 familles, nourri de...

De l'expression artistique du subconscient - 06/09/2019 | Ariitaimai Amary

Yohann Barlafante est architecte, mais le monde artistique le connaît davantage sous le pseudonyme de "THODÉ". Adepte des peintures à l'huile, acryliques et des dessins au feutre, cet artiste...

Éclosion du peuple polynésien - 06/09/2019 | Ariitaimai Amary

Pascale Taurua est une fille du Pacifique : sa mère est Calédonienne et son père, Tahitien. Cette double identité culturelle a fait d'elle une artiste-peintre aux sources d'inspiration multiples....

Ùratea : les astres qui font vivre la culture - 06/09/2019 | Ariitaimai Amary

Moana'ura Tehei'ura et Hitihiti Hiro Tehei'ura partagent plus qu'un simple nom de famille. Bien connu dans le monde culturel du fenua, ce couple a trouvé son point d'union dans un socle plus fort...

Coup d'envoi du Tiki Fest avec le DJ international Diplo en tête d'affiche ! - 06/09/2019 | Ariitaimai Amary

Studio 87 organise le premier festival de musique international de Polynésie française, qu'il a nommé "Tiki Fest", clin d'œil au mana de la culture polynésienne. Cet événement a pour vocation de...

Mara V, sculpteur polynésien de génie, ressurgit du passé - 23/08/2019 | Ariitaimai Amary

Vaiere Mara, inconnu pour certains, plus grand sculpteur polynésien pour d'autres, est un artiste à la réputation ambivalente. Jonathan Bougard, artiste-peintre, souhaite faire reconnaître ce...
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Bienvenue en Macronésie !

Bienvenue en Macronésie !
Après une pause politique d’une année, 2020 ne manquera pas de piquant, avec les élections municipales en mars et, sur un autre plan, la venue du président de la République Emmanuel Macron, en avril.
La bataille des tāvana est engagée, elle s’annonce âpre, tant le gain des communes est un marchepied incontournable pour atteindre la Présidence. Ces élections se résumeront, comme toutes les précédentes, à une confrontation bipolaire. Certains partis et candidats ont déjà tenté l’aventure en proposant une troisième voie, mais elle n’a jamais trouvé ses électeurs. Gaston Flosse et ses Orange l’ont bien compris et savent qu’en face du Tapura et du Tavini, les chances de prendre et même de conserver les mairies sont vouées à l’échec. Le Vieux Lion a dû se résoudre à proposer une alliance au Tavini, qui ne l’accepte qu’au cas par cas, malgré les annonces d’un Gaston Flosse transformé, ces dernières semaines, en VRP. Voilà qui ressemble fortement à un dernier baroud d’honneur.
Fort de sa croissance économique et politique – les deux allant souvent de pair – le Tapura d’Édouard Fritch paraît inébranlable et peut se concentrer sur la venue présidentielle. Cette dernière, dans le contexte de crise actuelle, ne devrait pas ressembler à celle de François Mitterrand (en 1990), qu’a récemment décriée René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : "Il avait fait un voyage en Polynésie avec 420 personnes,
deux Concorde et un autre avion... On avait refait la piste de Tahiti pour que le Concorde puisse atterrir."
"Bienvenue en Macronésie" pourrait être le message d'accueil adressé au président de la République, tant le gouvernement Fritch lui fait allégeance, au détriment de ses propres parlementaires.
À chaque visite présidentielle, son lot d’annonces et de demandes plus ou moins convenues. Le président Macron devrait revenir sur ses propos d’octobre dernier, tenus à la Réunion : "Les territoires d’Outre-mer français peuvent devenir de véritables hubs numériques. Hub numérique, c’est le souhait de la Polynésie française, que nous soutenons et encourageons." Il sera question de développement économique, de soutien de l’État, du "Centre de mémoire" sur le nucléaire et peut-être même d’une proposition d’inscription à l’ONU pour le ’ori tahiti… La nomination à confirmer du site de Teahupoo pour les compétitions de surf de Paris 2024 ne manquera pas d’être évoquée, alors même qu’elle a été accueillie avec une tiède acrimonie par des internautes métropolitains.
Le président Macron aime répéter à l’envi son "J’entends", les Polynésiens espèrent être entendus et, surtout, compris. Quand certains attendent des excuses pour les expérimentations nucléaires, de meilleures indemnisations, d’autres souhaitent des réponses à des questions tout aussi sensibles, dont nous dressons une liste non exhaustive, soufflées par l’historien Jean-Marc Regnault :
- Diriez-vous, M. le Président, que la France a une part d’Océanie en elle, comme vous aviez dit que la France a une part d’Afrique en elle ? (À cause du mythe des îles heureuses, à cause des guerres mondiales, à cause des essais qui ont permis à la France de devenir une puissance mondiale...)
- Quel est votre degré de reconnaissance du fait nucléaire ? Et, bien sûr, quel devrait être le degré de reconnaissance de la Nation ?
- Vous avez considéré que la colonisation était une faute. Pensez-vous que la France a suffisamment décolonisé la Polynésie ?
- Le président Fritch a dit, récemment, qu’il n’aimerait pas avoir à choisir bientôt entre l’Indo-Pacifique et les Routes de la soie. Ne croyez-vous pas que la géostratégie que vous proposez risque de remettre en cause l’autonomie qui, depuis quelques années, accordait de plus en plus de compétences en matière de relations extérieures ?
- À votre sens, la Polynésie française est-elle suffisamment intégrée dans son environnement océanien ? L’État ne devrait-il pas demander à ses collectivités d’Océanie d’accorder beaucoup plus d’importance à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales et régionales ? Et de récompenser cet enseignement par des diplômes qui intégreraient ces notions ? En la matière, actuellement, l’Inspection générale fait preuve d’un jacobinisme rétrograde...

Selon les réponses à ces questions, la visite permettra – ou pas – de refermer certaines blessures bien vivaces, même après
vingt-quatre ans d’abstinence nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
La rédaction

Tahiti Pacifique