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Culture

Miriama Bono, la culture dans la peau - 11/08/2017 | Dominique Schmitt

Portrait d'une vahine sur tous les fronts Artiste talentueuse, femme active déterminée et mère de trois enfants, Miriama Bono conjugue parfaitement ses passions. Après une entrée remarquée au Fifo et...

Titaua Peu, plume indignée du Pacifique - 11/08/2017 | Lucile Bambridge

Il y a des romans qui, littéralement, mettent une claque dont on a du mal à se relever. Pina, nouveau manifeste de Titaua Peu, est de ceux-là. Sa plume exacerbée crisse à nouveau dans une encre des...

Fare Vāna'a : "La langue tahitienne se porte bien" - 28/07/2017 | Taema Cuneo

"Sauvegarder et enrichir la langue tahitienne", telle est la mission de l'Académie tahitienne depuis sa création. Après des débuts difficiles et parfois victime de sarcasmes ou de tentatives de...

À la rencontre du fascinant Jim Fergus - 28/07/2017 | Dominique Schmitt

C'est une information Tahiti Pacifique : Jim Fergus débarque au fenua ! Grâce à une rencontre organisée par la librairie Archipels le samedi 5 août, vous pourrez échanger avec ce grand auteur de...

"Le roi absent" par le néodéputé Moetai Brotherson - 13/07/2017 | Lucile Bambridge

Enfant curieux et ouvert d'esprit, Moetai Brotherson s'affirme indépendantiste à 11 ans et manie la plume facilement à 14 ans. Dès la parution de son premier roman Le Roi absent, alors qu'il est...

'Arioi, un pôle de transmission identitaire unique - 13/07/2017 | Dominique Schmitt

Créé par Hinatea Colombani, le premier centre culturel et artistique de Tahiti a vu le jour en janvier 2016. Situé à Papara, 'Arioi propose, hormis des cours de 'ori tahiti avec son école Matehaunui,...

Le marae Arahurahu sorti de l’oubli il y a cinquante ans - 13/07/2017 | Jean-Claude Soulier

Les festivités du Heiva vont bon train depuis le début du mois de juillet. Si les épreuves reines demeurent les spectacles de chants et danses et les courses de pirogues, il est une manifestation qui...

Heiva i Tahiti 2017 : l'essence de l'âme mā'ohi - 01/07/2017 | Dominique Schmitt

Près d’une trentaine de formations participent cette année au plus grand rassemblement culturel de Polynésie. Au lendemain de la traditionnelle marche sur le feu, seize groupes de chant et douze...
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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT