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Culture

Du Tiurai au Heiva : l'évolution des réjouissances culturelles - 01/07/2017 | Dominique Schmitt

Dernier opus de la collection Archipol, le 17e cahier des archives de la Polynésie, intitulé "Aux origines du Heiva i Tahiti : les fêtes nationales d’antan", traite de l’évolution du plus grand...

L'essor fulgurant du graffiti en Polynésie - 03/06/2017 | Dominique Schmitt

Tous les passionnés de street art en ont rêvé… Isabelle Esquevin l'a fait ! L'auteur a publié aux éditions Au Vent des îles un très bel ouvrage dédié à cette discipline artistique qui explose en...

L'élite du Heiva i Tahiti pillée par Dubaï - 03/06/2017 | Dominique Schmitt

Nos meilleurs artistes débauchés par les Émirats arabes unis Après la polémique sur le surpoids des danseurs et celle, récurrente, des nuisances sonores liées aux répétitions des groupes, un autre...

Les portraits métissés d’Olivier Louzé - 20/05/2017 | Dominique Schmitt

Nouvelle collection de l’artiste à la galerie Winkler Jusqu’au 30 mai, l’artiste de Moorea présente sa nouvelle exposition, dévoilant notamment de splendides portraits polynésiens aux couleurs sépia....

Un vivier de talents en quête de reconnaissance… - 22/04/2017 | Dominique Schmitt

Centre des métiers d'art de la Polynésie française Sis à Mama'o, le Centre des métiers d'art forme depuis 1980 les porteurs de la culture et du patrimoine polynésiens de demain. Alors que de...

"Elvis Forever" : le Conservatoire célèbre le "King" - 06/05/2017 | Dominique Schmitt

Un grand concert pour le 40e anniversaire de sa mort Il y a quarante ans, Elvis Presley, surnommé "The King", rendait son dernier souffle après une carrière phénoménale. Les 18, 19 et 20 mai...

Papeete, capitale mondiale du street art - 08/04/2017 | Dominique Schmitt

Quand l'art urbain met en lumière la Polynésie… Créé en octobre 2016, le Musée du Street Art de Tahiti est entièrement dédié à l'art urbain. Cet espace situé au cœur de Papeete permet aux amateurs de...

La Société des études océaniennes, 100 ans de la vie polynésienne - 25/03/2017

Fondée en 1917, la Société des études océaniennes fête le centenaire de sa première publication en ce mois de mars. À cette occasion, Tahiti Pacifique a décidé de publier, à intervalles réguliers,...
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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT