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Culture

On baptise, on débaptise et on rebaptise… - 20/11/2020 | Jean-Marc Regnault

Il a suffi d’une mort injuste parmi tant d’autres aux États-Unis (celle de George Floyd) pour que des mouvements en faveur des Américains d’origine africaine (parfois lointaine) déferlent dans le...

L’éco-évasion : États-Unis : Brooklyn, NY - 23/10/2020 | Pauline Sillinger

Street art, boutiques vintage, usines retapées en cafés branchés, scène musicale vibrante, communauté éclectique… bienvenue à Brooklyn ! Si cet arrondissement new-yorkais a longtemps eu mauvaise...

Une décolonisation manquée - 23/10/2020 | Jean-Marc Regnault

Récemment, une personnalité locale se réclamant de l’autonomie, de la “véritable autonomie”, voulait prendre pour modèle “l’esprit de ce qu’il y avait dans la Constitution de l’Union française”....

Éphémères impressions de Brigitte Bourger - 02/10/2020 | Dominique SCHMITT

Nous vous avons déjà présenté cette artiste talentueuse, férue de photographies minimalistes prises au fenua et axées uniquement sur des paysages marins. Sa série "Les pontons de Polynésie française"...

Les images dans l’Histoire - 02/10/2020 | Riccardo Pineri

Lors des élections récentes de la mairie de Paris, une image faisait retour régulièrement sur les écrans de télévision et dans les journaux, celle de la promenade à vélo de Madame Hidalgo, avec la...

Un tour du monde des festivals écoresponsables - 02/10/2020 | Pauline Sillinger

En 1969, le festival de Woodstock aux États-Unis attirait plus de 400 000 passionnés de musique. Symbole de la contre-culture et du mouvement hippie, cet événement fut aussi le tout premier festival...

Les Russes, grands oubliés de l’histoire locale - 18/09/2020 | Vaea Deplat

Le 14 septembre dernier, Polynésie la 1ère diffusait un documentaire de 51 minutes sur un sujet historique méconnu du fenua : les trois expéditions scientifiques et commerciales menées entre 1804 et...

L’aventure des Éditions du Pacifique - 02/10/2020 | Daniel Margueron

Première maison d’édition moderne créée en Polynésie à la fin des années 1960, les Éditions du Pacifique ont rapidement constitué un catalogue ambitieux et éclectique d’ouvrages de grande qualité....
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La mémoire des essais nucléaires au risque d’Alzheimer…

Après la publication de notre dossier consacré à une arnaque au tapa “made in Thailand” envahissant le marché polynésien (lire TPM n° 445 du 18 décembre 2020), qui a suscité l’indignation dans le monde de la culture, le soutien du Pays affiché aux artisans quelques jours plus tard devant les médias étonne pour ne pas dire détone… En effet, le gouvernement a laissé filer un trafic de “faux tapa” qui inonde depuis une vingtaine d’années les curios, les musées et même aujourd’hui certains hôtels de luxe, mais il n’hésite pas à s’afficher fièrement en grand défenseur des artisans pour une opération lancée dans les magasins Carrefour et Champion pour les fêtes de fin d’année. Cherchez l’erreur…

Autre actualité qui nous fait dresser les poils, au rayon des archives militaires cette fois : l’historien Jean-Marc Regnault nous alerte sur la récente complexification de l’accès des documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale. Alors que la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives, inscrite dans le code du patrimoine, prévoyait un délai de cinquante ans pour autoriser leur consultation, une révision des dispositions en 2011 a précisé que tout document portant un marquage “Secret Défense”, dit “classifié au titre du secret de la défense nationale”, devait être déclassifié par l’autorité compétente avant communication… Eh bien figurez-vous que la situation s’est aggravée depuis 2020 en raison d’une interprétation de plus en plus restrictive de cette instruction interministérielle, qui a entraîné le blocage de nombreux fonds aux Archives nationales, aux Archives du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris, comme aux archives de la Défense. En clair, cela signifie que des documents qui étaient librement communicables et communiqués, des documents qui avaient été publiés dans de nombreux livres d’Histoire, sont désormais… inaccessibles ! C’est l’objet de notre dossier de Une pour ce premier numéro de l’année (lire pages 14 à 16). Pourquoi l’État poursuit-il sa politique de l’autruche et fait tout pour cacher la vérité historique ? Y aurait-il tant de secrets inavoués et inavouables ? La reconnaissance du fait nucléaire serait-elle un perpétuel combat ? D’ailleurs, y aura-t-il jamais un Centre de mémoire des essais en Polynésie ? La question est posée.

Enfin, parce que nous aimons aussi vous faire vous évader, retrouvez notre portrait haut en couleur de Titouan Lamazou (lire pages 18 à 25). Artiste talentueux et navigateur insatiable, celui qui a été piqué au tiare il y a plus de quarante ans déjà a décidé de poser l’encre et les pinceaux au fenua. Découvrez un homme d’exception, qui confie avoir une “empathie sociale congénitale”, mais également un peintre de génie, qui a eu à cœur de créer une gamme de produits dérivés de ses œuvres privilégiant une coopération locale avec l’ambition d’une production 100% “made in Tahiti. Un bel exemple d’énergie positive, dont nous devrions nous inspirer. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et vous adresse ses meilleurs vœux pour 2021.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT