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Culture

Exposition : voyage dans nos îles avec Evrard Chaussoy - 08/02/2019 | Dominique Schmitt

Avec ses toiles lumineuses et réalisées au couteau, Evrard Chaussoy nous plonge dans “la vie des îles”, un univers paisible qui laisse libre cours à notre imagination et nous fait voyager. Savourez...

Fifo 2019 : venez écouter les voix de l’Océanie - 25/01/2019 | Dominique Schmitt

Le Festival international du film documentaire océanien (Fifo) proposera une nouvelle sélection de 49 métrages, riches en émotions, découvertes et partages. Du 2 au 10 février, voyagez à travers...

“Le Bateau-atelier” : le vieux rêve de Titouan Lamazou - 11/01/2019 | Dominique Schmitt

Le musée du quai Branly - Jacques-Chirac laisse carte blanche à l’artiste, navigateur et écrivain avec l’exposition “Le Bateau-atelier de Titouan Lamazou”, soit la réunion de ses passions. Les...

Matareva sublime les festivités du Heiva - 28/12/2018 | Dominique Schmitt

Le collectif Matareva a sorti sa nouvelle revue annuelle Heiva i Tahiti. Découvrez de sublimes photos des festivités du Heiva 2018, ainsi que leurs textes et légendes, réalisés par une équipe de...

Le ‘uru comme vous ne l’avez jamais goûté ! - 28/12/2018 | Dominique Schmitt

Vous êtes fiu de toujours manger le ‘uru de la même façon ? Viviane Givin vous propose 55 recettes à base de fruit de l’arbre à pain, toutes plus originales les unes que les autres. Que vous soyez...

Ennio Neagle “trace la parole” pour ne pas oublier - 28/12/2018 | Dominique Schmitt

Artiste local issu du graffiti, Ennio Neagle présente sa première exposition en solo à la mairie de Faa’a, jusqu’au 4 janvier prochain. Sur le thème “Tracer la parole”, il met en lumière la culture...

Retour sur l’hécatombe, un siècle après : une tueuse nommée grippe espagnole - 14/12/2018 | Dominique Schmitt

Avec au moins 50 millions de morts, l’épidémie de grippe espagnole a provoqué de 1918 à 1920 une hécatombe bien pire que la Grande Guerre et ses 10 millions de soldats tués. En Polynésie, elle a...

Droit de la concurrence au fenua : publication des actes du colloque de l’UPF - 14/12/2018 | Dominique Schmitt

Les 21 et 22 novembre 2017, le colloque "Le droit de la concurrence en Polynésie française et dans les petites économies insulaires du Pacifique - Bilan et perspectives" a été organisé à l’Université...
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Équipement du Pays : mépris de l’environnement, gabegie et incompétence…

Équipement du Pays : mépris de l’environnement, gabegie et incompétence…
Le Pays vient encore d’être pris la main dans le sac. Une enquête pour “terrassement illégal et rejet de matières polluantes” a été en effet ouverte par le parquet, après la construction du remblai de 18 hectares sur le lagon ceinturant l’ex-hôtel Maeva Beach, à Outumaoro, ont révélé nos confrères de La Dépêche de Tahiti. Une information judiciaire a ainsi été engagée suite au dépôt, entre 2013 et 2015, de 110 000 mètres cubes de terre et matériaux sur le site de développement touristique dit “Mahana Beach”, laissant craindre plusieurs risques environnementaux, à terre et en mer. Le fait que ces opérations, menées par l’ancien puis l’actuel présidents de la Polynésie française, Gaston Flosse et Édouard Fritch, aient été réalisées dans le plus grand mépris du Code de l’urbanisme et du Code de l’environnement jette l’opprobre, une fois de plus, sur le gouvernement local… Un scandale politico-environnemental qui rappelle amèrement l’affaire des bonbonnes toxiques immergées à bord du Kura Ora II, en début d’année, où trois responsables de services du Pays seraient impliqués. Une aberration d’autant plus révoltante que le 30e Congrès des communes qui vient de se tenir aux Gambier était placé sous le thème “Nos liens à l’environnement”. L’objectif étant de “sensibiliser l’élu communal et chaque participant, en tant qu’individu, être humain et citoyen, sur ses habitudes et les conséquences de ses actes sur son cadre de vie”. Cerise sur ce gâteau de très mauvais goût, 180 élus communaux venus des quatre coins de la Polynésie se sont réunis à Rikitea, située à… 1 643 kilomètres de Papeete ! Un choix peu judicieux, sur le plan financier certes, mais surtout écologique.
De son côté, on notera que le CESC est devenu le CESEC, le Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Polynésie française (prononcer “cézék”), et s’est engagé à intégrer les préoccupations de développement durable dans l’ensemble de ses avis présentés au gouvernement. Non seulement, les grands travaux conduits par le Pays ne respectent pas l’environnement, mais ils sont aussi, souvent, la source d’une gabegie effarante. Pour exemple, l’installation de feux tricolores à Mahina pour la modique somme de 40 millions de Fcfp, qui n’ont pas fonctionné pendant plus d’un an ni réglé le problème de la circulation. On pense également à l’inutile passerelle Taina, construite à Punaauia, qui a coûté 152 millions de Fcfp alors qu’elle est à peine empruntée. Que dire en outre de l’aménagement du front de mer de Papeete prévu par le ministère de l’Équipement, alors que la première tranche a été inaugurée il y a un an déjà ? On nous explique qu’après avoir détruit le carrefour du Pacifique pour empêcher les usagers de la route de tourner à gauche sur l’avenue Prince Hinoi, on va désormais démolir le terre-plein central afin de réaménager le carrefour à feux à la sortie de la gare maritime, pour pouvoir tourner à gauche vers le giratoire de la base marine.
Selon la formule consacrée, le ministre ad hoc remercie à chaque fois par avance la population de sa “compréhension pour les désagréments occasionnés par ces travaux”. On le conçoit bien, soit, mais pas lorsque ceux-ci se font au détriment du développement durable ou sans aucune logique économique. On construit, on déconstruit, puis on reconstruit au même endroit… Gaspillage à tous les étages ! Pendant ce temps, la fermeture du viaduc de la Punaruu a créé d’énormes bouchons sur la côte ouest, un projet de trois lotissements à Moorea suscite l’indignation des riverains et la troisième voie à Punaauia n’est toujours pas terminée deux ans après le démarrage du chantier (évalué à 574 millions de Fcfp). Cette incompétence latente, mise en exergue par plusieurs rapports de la Chambre territoriale des comptes visant différents services du Pays, porte à nous interroger sur la bonne gestion de nos deniers, qui pourraient servir à d’autres causes. Car, en attendant, Théodore Tehau, SDF de 48 ans, est la sixième personne en grande précarité et à la rue qui est décédée cette année, comme l’a rappelé Père Christophe. D’ailleurs, sachez que le vicaire de la cathédrale de Papeete n’a reçu, pour l’heure, qu’un peu plus de 6 millions sur les 150 millions de Fcfp nécessaires à la création d’un nouveau centre d’accueil Te Vai-ete. Et puis, la Faucheuse a déjà tué 24 personnes sur nos routes en 2019. Si on y réfléchit bien, il y a moyen de trouver des investissements plus concrets, c’est sûr.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique Schmitt