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Culture

Ā'amu, une artiste au cœur des légendes polynésiennes - 17/05/2019 | Dominique Schmitt

Après le succès de sa superbe exposition "Portraits et légendes" qui s'est tenue fin 2018, à la Maison de la culture, Christine Fabre aka Ā'amu se dévoile et confie ses prochains projets. Portrait...

Décrochage scolaire : des élèves et leurs familles libèrent leur parole - 03/05/2019 | Dominique Schmitt

Le livre L’école ambiguë : histoires de familles à Tahiti est le fruit d’un travail d’écriture commun. Une anthropologue et une conseillère principale d’éducation tentent de mieux comprendre et...

Marquises : la chorale de Hapatoni enregistre son premier CD - 18/04/2019 | Dominique Schmitt

Emmenée par Teuiatua Léonne Tauhiro, la chorale de Hapatoni, aux Marquises, a enregistré un CD intitulé “Te Tanieka O Taiuoho”. Produit par TBA21 Academy, l’opus a été conçu et mis en pages par...

Une pièce de théâtre inspirée de la légende du cocotier - 05/04/2019 | Dominique Schmitt

Dans Hina, Maui et compagnie, Titaua Porcher revisite la fameuse légende du cocotier et la plonge dans un Tahiti contemporain. Cet ouvrage regroupe les textes qui donneront naissance à la pièce de...

Expo “TUPUNA -> TRANSIT” au Musée de Tahiti et des îles - 18/04/2019 | Dominique Schmitt

Depuis le 30 mars, le Musée de Tahiti et des îles présente une centaine de pièces emblématiques des cinq archipels de la Polynésie, issues notamment de la salle d’exposition permanente des...

Bob Putigny, descendant d’un baron d’Empire et figure de la Polynésie des années 1960 - 05/04/2019 | Jean-Claude Soulier

Ce nom ne vous dit sans doute pas grand-chose ou ne vous rappelle rien. Il fut cependant, durant de nombreuses années, une figure incontournable de la société polynésienne. Une société qu’il avait...

Le Fenua ‘Aihere, havre de paix - 22/03/2019 | Dominique Schmitt

Bienvenue à la Presqu’île de Tai’arapu, la “tête du poisson” mythique selon la cosmogonie polynésienne. Sauvage et authentique, l’isthme de Tahiti abrite des petits coins de paradis uniques et offre...

Carole Atem ou la passion des mémoires romanesques - 08/03/2019 | Dominique Schmitt

Agrégée de lettres modernes et docteur de l’Université Sorbonne-Nouvelle - Paris III, Carole Atem est également maître de conférences à l’Université de la Polynésie française. Spécialiste des...
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Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…

Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…
Jacques Brel chantait "le temps s’immobilise aux Marquises et gémir n’est pas de mise"… Mais après le décès du bébé marquisien, lors de son évacuation sanitaire le 6 octobre dernier, le Fenua Enata hurle sa colère et ses cris font résonner toute la Polynésie. Alors que le 4 juillet dernier, l’accouchement d’une femme de Bora Bora pendant son transport à bord d’un hélicoptère "Dauphin" nous avait tous émus, ce drame, le deuxième en trois ans aux Marquises, nous assomme cette fois, tel un violent coup de casse-tête, et repose la problématique récurrente des évasans, notamment dans les îles éloignées et isolées. Les habitants de la "Terre des Hommes" s’interrogent encore sur les conditions extrêmes de cette évasan qui a nécessité le transfert du nourrisson en speed-boat depuis Ua Pou jusqu’à Nuku Hiva, faute de vraie piste sur l’île native du petit Hoane Kohumoetini et d’hélicoptère affecté aux Marquises… Édouard Fritch a aussitôt demandé l’ouverture d’une enquête afin de "faire toute la lumière sur les circonstances et les responsabilités éventuelles".

Mais cette annonce présidentielle rassurante a été entachée par la sortie de piste de Jean-Christophe Bouissou, ministre des Transports interinsulaires et porte-parole du gouvernement, dont la réaction ahurissante a été sévèrement taclée sur les réseaux sociaux : "Lorsque des gens décident, par exemple, d’aller vivre sur un atoll isolé, sans qu’il y ait de port sans qu’il y ait d’aéroport, il est bien clair que s’il se passe quelque chose, que ce soit sur un enfant ou sur un adulte, nous n’avons pas la même capacité de réaction que si on le faisait par rapport aux Îles Sous-le-Vent ou des îles qui sont plus structurées et plus habitées." Un discours contradictoire pour ne pas dire irrespectueux, dont il a reconnu lui-même "la maladresse". D’autant qu’il déclarait le même jour, à l’issue d’une réunion du Schéma d’aménagement général de Polynésie, qu’il travaillait pour "un développement qui prévoit l’inversion des flux migratoires afin de permettre aux gens de retourner dans les archipels et faire en sorte de pouvoir vivre dans les archipels. Naître, vivre et peut-être aussi mourir dans les archipels, mais dans de bonnes conditions."

Du haut de ses 3 mois, le petit Hoane n’a pas choisi en effet de vivre à Ua Pou. En outre, la mort du garçonnet rappelle douloureusement le coût humain d’un tel éloignement insulaire pour la collectivité : 10 à 15 décès par an seraient liés aux difficultés de transport aux Marquises, selon la directrice de l’hôpital de Taiohae (Nuku Hiva). "Nous, les Marquisiens sommes totalement délaissés par les pouvoirs publics, il faut que cela cesse !", s’est insurgée Julie Bruneau, résidente à Ua Pou, qui a perdu son bébé de 9 mois dans les mêmes circonstances. "Cela suffit, il ne faut plus de sacrifice humain", a grondé, lui, Rataro, le grand-père de la victime. Dans le cadre de l’audition de Thierry Coquil, directeur des Affaires maritimes au ministère de la Transition écologique et solidaire, le sénateur Michel Vaspart est d’ailleurs revenu, le 2 octobre dernier, sur la situation particulière et précaire du sauvetage en mer en Polynésie : "Je dois vous dire, pour être marin moi-même, que j’ai eu honte, je dis bien honte, de voir le canot de sauvetage aux Marquises et de voir le canot de sauvetage à Papeete !" D’autres bébés doivent-ils encore mourir pour que le Pays réagisse enfin et traite tous les Polynésiens sur le même pied d’égalité en leur offrant des conditions d’accès aux soins identiques ? "Je suis Marquisien". "Je suis Hoane".
Repose en paix petit ange. n

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt