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Culture

Peut-on apprendre à devenir “écrivain” ? - 09/04/2021 | Daniel Margueron

Avant 1902, la classe de 1re des lycées français s’appelait classe de rhétorique et l’on y apprenait l’art de bien parler (les techniques oratoires), mais aussi l’art de bien écrire. Écrire à la...

États-Unis : le désert de Sonora (partie 1/2) - 26/03/2021 | Pauline Sillinger

À quelques heures de route de la ville de Los Angeles se trouve le plus grand désert d’Amérique du Nord et, incontestablement, un des plus fabuleux au monde : le désert de Sonora. Cette biorégion1,...

Le tīfaifai - 26/03/2021 | Pauline Sillinger

Le tīfaifai polynésien, prisé ici et ailleurs pour son esthétisme et son raffinement, est bien plus qu’une étoffe de tissus décorative ou utilitaire. Il raconte l’histoire d’un art issu du métissage...

Le pêle-mêle polynésien, poétique et iridescent de l’artiste ‘Ā’amu - 12/03/2021 | Vaea Deplat

Quoi de plus pertinent et percutant pour relancer la programmation artistique de la Maison de la culture – Te Fare Tauhiti Nui qu’une exposition par Christine Fabre, plus connue sous son nom...

Strass, paillettes et cocotiers : Olivier Briac raconte les années Tiki Village - 12/03/2021 | Dominique SCHMITT

Arrivé au fenua, il y a bientôt quarante ans, Olivier Briac a fondé et dirigé le Tiki Village à Moorea, où vivaient des artisans et des artistes locaux, qui se produisaient devant les touristes....

Les éditions Haere Pō : 40 ans et un catalogue de 111 ouvrages - 12/03/2021 | Vaea Deplat

Alors que l’Académie marquisienne fêtait son 20ᵉ anniversaire en 2020, les éditions Haere Pō ont tout récemment publié deux ouvrages relatifs aux Marquises, qui bouclent un cycle de publications...

La première femme écrivain et peintre dans le Pacifique - 12/03/2021 | Riccardo Pineri

Constance Gordon-Cumming (1837-1924) est née à Altyre, en Écosse, d’une famille aisée de l’aristocratie anglaise. Autodidacte, elle a reçu les rudiments de peinture de la part de nombreux artistes...

Escale du poète Paul Éluard à Tahiti, en 1924 - 12/03/2021 | Daniel Margueron

On connaît par le menu détail le séjour de certains écrivains à Tahiti : Melville, Loti, Stevenson, Segalen, Simenon, Gary, etc. Celui du poète Paul Éluard reste discret et bien peu connu. Raison de...
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Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive. 
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT