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Culture

Océanie : les destins les plus marquants - 27/06/2019 | Dominique Schmitt

Journaliste à Tahiti depuis 35 ans, Daniel Pardon publie régulièrement dans le quotidien Tahiti Infos des biographies de personnages quelque peu oubliés de nos jours. Dans le souci de pérenniser ce...

Le Heiva, symbole culturel du fenua - 27/06/2019 | Ariitaimai Amary

Festivités du 28 juin au 4 août Le Heiva i Tahiti se rapproche et le fenua se retrouve en ébullition. À travers la danse, le chant, la composition et les épreuves physiques, les acteurs de la culture...

Hong-My Phong, une jeune écrivain du fenua, écrit son premier polar - 31/05/2019 | Dominique Schmitt

Femmes écorchées, tel est le titre du livre de Hong-My Phong, sorti aux éditions 'Api Tahiti. Cette jeune écrivain d'origine chinoise vient d'achever son premier polar, dont la trame se déroule en...

Tuarii Tracqui : du 'ori tahiti à la comédie - 14/06/2019 | Laura Théron

En Polynésie, peu nombreux sont ceux qui ne connaissent pas encore Tuarii Tracqui, l’artiste montant des années 2010. Des allures de Bobby Holcomb, un sourire d’enfant, une sincérité évidente, Tuarii...

Jacques Navarro-Rovira, un regard unique derrière la caméra - 31/05/2019 | Dominique Schmitt

Multi-récompensé pour ses documentaires, diffusés notamment dans le cadre du Fifo, Jacques Navarro-Rovira est sur le point de repartir en métropole. Installé au fenua depuis bientôt vingt-cinq ans,...

Les nouvelles aventures du "Club des 4 Polynésiens" - 17/05/2019 | Dominique Schmitt

Grand admirateur aujourd’hui et fervent lecteur durant sa jeunesse d’Enid Blyton et de son inimitable Club des 5, Patrick Chastel prend grand plaisir à imaginer les nouvelles aventures de son modeste...

Ā'amu, une artiste au cœur des légendes polynésiennes - 17/05/2019 | Dominique Schmitt

Après le succès de sa superbe exposition "Portraits et légendes" qui s'est tenue fin 2018, à la Maison de la culture, Christine Fabre aka Ā'amu se dévoile et confie ses prochains projets. Portrait...

Décrochage scolaire : des élèves et leurs familles libèrent leur parole - 03/05/2019 | Dominique Schmitt

Le livre L’école ambiguë : histoires de familles à Tahiti est le fruit d’un travail d’écriture commun. Une anthropologue et une conseillère principale d’éducation tentent de mieux comprendre et...
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Bienvenue en Macronésie !

Bienvenue en Macronésie !
Après une pause politique d’une année, 2020 ne manquera pas de piquant, avec les élections municipales en mars et, sur un autre plan, la venue du président de la République Emmanuel Macron, en avril.
La bataille des tāvana est engagée, elle s’annonce âpre, tant le gain des communes est un marchepied incontournable pour atteindre la Présidence. Ces élections se résumeront, comme toutes les précédentes, à une confrontation bipolaire. Certains partis et candidats ont déjà tenté l’aventure en proposant une troisième voie, mais elle n’a jamais trouvé ses électeurs. Gaston Flosse et ses Orange l’ont bien compris et savent qu’en face du Tapura et du Tavini, les chances de prendre et même de conserver les mairies sont vouées à l’échec. Le Vieux Lion a dû se résoudre à proposer une alliance au Tavini, qui ne l’accepte qu’au cas par cas, malgré les annonces d’un Gaston Flosse transformé, ces dernières semaines, en VRP. Voilà qui ressemble fortement à un dernier baroud d’honneur.
Fort de sa croissance économique et politique – les deux allant souvent de pair – le Tapura d’Édouard Fritch paraît inébranlable et peut se concentrer sur la venue présidentielle. Cette dernière, dans le contexte de crise actuelle, ne devrait pas ressembler à celle de François Mitterrand (en 1990), qu’a récemment décriée René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : "Il avait fait un voyage en Polynésie avec 420 personnes,
deux Concorde et un autre avion... On avait refait la piste de Tahiti pour que le Concorde puisse atterrir."
"Bienvenue en Macronésie" pourrait être le message d'accueil adressé au président de la République, tant le gouvernement Fritch lui fait allégeance, au détriment de ses propres parlementaires.
À chaque visite présidentielle, son lot d’annonces et de demandes plus ou moins convenues. Le président Macron devrait revenir sur ses propos d’octobre dernier, tenus à la Réunion : "Les territoires d’Outre-mer français peuvent devenir de véritables hubs numériques. Hub numérique, c’est le souhait de la Polynésie française, que nous soutenons et encourageons." Il sera question de développement économique, de soutien de l’État, du "Centre de mémoire" sur le nucléaire et peut-être même d’une proposition d’inscription à l’ONU pour le ’ori tahiti… La nomination à confirmer du site de Teahupoo pour les compétitions de surf de Paris 2024 ne manquera pas d’être évoquée, alors même qu’elle a été accueillie avec une tiède acrimonie par des internautes métropolitains.
Le président Macron aime répéter à l’envi son "J’entends", les Polynésiens espèrent être entendus et, surtout, compris. Quand certains attendent des excuses pour les expérimentations nucléaires, de meilleures indemnisations, d’autres souhaitent des réponses à des questions tout aussi sensibles, dont nous dressons une liste non exhaustive, soufflées par l’historien Jean-Marc Regnault :
- Diriez-vous, M. le Président, que la France a une part d’Océanie en elle, comme vous aviez dit que la France a une part d’Afrique en elle ? (À cause du mythe des îles heureuses, à cause des guerres mondiales, à cause des essais qui ont permis à la France de devenir une puissance mondiale...)
- Quel est votre degré de reconnaissance du fait nucléaire ? Et, bien sûr, quel devrait être le degré de reconnaissance de la Nation ?
- Vous avez considéré que la colonisation était une faute. Pensez-vous que la France a suffisamment décolonisé la Polynésie ?
- Le président Fritch a dit, récemment, qu’il n’aimerait pas avoir à choisir bientôt entre l’Indo-Pacifique et les Routes de la soie. Ne croyez-vous pas que la géostratégie que vous proposez risque de remettre en cause l’autonomie qui, depuis quelques années, accordait de plus en plus de compétences en matière de relations extérieures ?
- À votre sens, la Polynésie française est-elle suffisamment intégrée dans son environnement océanien ? L’État ne devrait-il pas demander à ses collectivités d’Océanie d’accorder beaucoup plus d’importance à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales et régionales ? Et de récompenser cet enseignement par des diplômes qui intégreraient ces notions ? En la matière, actuellement, l’Inspection générale fait preuve d’un jacobinisme rétrograde...

Selon les réponses à ces questions, la visite permettra – ou pas – de refermer certaines blessures bien vivaces, même après
vingt-quatre ans d’abstinence nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
La rédaction

Tahiti Pacifique