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Culture

L’importance stratégique du Pacifique durant la "Splendid Little War" (ou guerre hispano-américaine) de 1898 - 22/02/2019 | Grégory Coriat

Au début de l’année 1897, l’US Navy annonça que l’escadron naval de l’Atlantique nord rejoindrait le golfe du Mexique pour des exercices d’hiver. Les deux années précédentes, la flotte américaine...

Les services inaTHEQUE et Ana’ite de la BU de l'UPF : l’accès à notre patrimoine en un clic ! - 08/03/2019 | Dominique Schmitt

Depuis mai dernier, deux postes de consultation des ressources numériques et multimédias de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et du Centre national de cinéma et de l’image animée (CNC) sont...

Exposition : voyage dans nos îles avec Evrard Chaussoy - 08/02/2019 | Dominique Schmitt

Avec ses toiles lumineuses et réalisées au couteau, Evrard Chaussoy nous plonge dans “la vie des îles”, un univers paisible qui laisse libre cours à notre imagination et nous fait voyager. Savourez...

Fifo 2019 : venez écouter les voix de l’Océanie - 25/01/2019 | Dominique Schmitt

Le Festival international du film documentaire océanien (Fifo) proposera une nouvelle sélection de 49 métrages, riches en émotions, découvertes et partages. Du 2 au 10 février, voyagez à travers...

“Le Bateau-atelier” : le vieux rêve de Titouan Lamazou - 11/01/2019 | Dominique Schmitt

Le musée du quai Branly - Jacques-Chirac laisse carte blanche à l’artiste, navigateur et écrivain avec l’exposition “Le Bateau-atelier de Titouan Lamazou”, soit la réunion de ses passions. Les...

Matareva sublime les festivités du Heiva - 28/12/2018 | Dominique Schmitt

Le collectif Matareva a sorti sa nouvelle revue annuelle Heiva i Tahiti. Découvrez de sublimes photos des festivités du Heiva 2018, ainsi que leurs textes et légendes, réalisés par une équipe de...

Le ‘uru comme vous ne l’avez jamais goûté ! - 28/12/2018 | Dominique Schmitt

Vous êtes fiu de toujours manger le ‘uru de la même façon ? Viviane Givin vous propose 55 recettes à base de fruit de l’arbre à pain, toutes plus originales les unes que les autres. Que vous soyez...

Ennio Neagle “trace la parole” pour ne pas oublier - 28/12/2018 | Dominique Schmitt

Artiste local issu du graffiti, Ennio Neagle présente sa première exposition en solo à la mairie de Faa’a, jusqu’au 4 janvier prochain. Sur le thème “Tracer la parole”, il met en lumière la culture...
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Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…

Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…
Jacques Brel chantait "le temps s’immobilise aux Marquises et gémir n’est pas de mise"… Mais après le décès du bébé marquisien, lors de son évacuation sanitaire le 6 octobre dernier, le Fenua Enata hurle sa colère et ses cris font résonner toute la Polynésie. Alors que le 4 juillet dernier, l’accouchement d’une femme de Bora Bora pendant son transport à bord d’un hélicoptère "Dauphin" nous avait tous émus, ce drame, le deuxième en trois ans aux Marquises, nous assomme cette fois, tel un violent coup de casse-tête, et repose la problématique récurrente des évasans, notamment dans les îles éloignées et isolées. Les habitants de la "Terre des Hommes" s’interrogent encore sur les conditions extrêmes de cette évasan qui a nécessité le transfert du nourrisson en speed-boat depuis Ua Pou jusqu’à Nuku Hiva, faute de vraie piste sur l’île native du petit Hoane Kohumoetini et d’hélicoptère affecté aux Marquises… Édouard Fritch a aussitôt demandé l’ouverture d’une enquête afin de "faire toute la lumière sur les circonstances et les responsabilités éventuelles".

Mais cette annonce présidentielle rassurante a été entachée par la sortie de piste de Jean-Christophe Bouissou, ministre des Transports interinsulaires et porte-parole du gouvernement, dont la réaction ahurissante a été sévèrement taclée sur les réseaux sociaux : "Lorsque des gens décident, par exemple, d’aller vivre sur un atoll isolé, sans qu’il y ait de port sans qu’il y ait d’aéroport, il est bien clair que s’il se passe quelque chose, que ce soit sur un enfant ou sur un adulte, nous n’avons pas la même capacité de réaction que si on le faisait par rapport aux Îles Sous-le-Vent ou des îles qui sont plus structurées et plus habitées." Un discours contradictoire pour ne pas dire irrespectueux, dont il a reconnu lui-même "la maladresse". D’autant qu’il déclarait le même jour, à l’issue d’une réunion du Schéma d’aménagement général de Polynésie, qu’il travaillait pour "un développement qui prévoit l’inversion des flux migratoires afin de permettre aux gens de retourner dans les archipels et faire en sorte de pouvoir vivre dans les archipels. Naître, vivre et peut-être aussi mourir dans les archipels, mais dans de bonnes conditions."

Du haut de ses 3 mois, le petit Hoane n’a pas choisi en effet de vivre à Ua Pou. En outre, la mort du garçonnet rappelle douloureusement le coût humain d’un tel éloignement insulaire pour la collectivité : 10 à 15 décès par an seraient liés aux difficultés de transport aux Marquises, selon la directrice de l’hôpital de Taiohae (Nuku Hiva). "Nous, les Marquisiens sommes totalement délaissés par les pouvoirs publics, il faut que cela cesse !", s’est insurgée Julie Bruneau, résidente à Ua Pou, qui a perdu son bébé de 9 mois dans les mêmes circonstances. "Cela suffit, il ne faut plus de sacrifice humain", a grondé, lui, Rataro, le grand-père de la victime. Dans le cadre de l’audition de Thierry Coquil, directeur des Affaires maritimes au ministère de la Transition écologique et solidaire, le sénateur Michel Vaspart est d’ailleurs revenu, le 2 octobre dernier, sur la situation particulière et précaire du sauvetage en mer en Polynésie : "Je dois vous dire, pour être marin moi-même, que j’ai eu honte, je dis bien honte, de voir le canot de sauvetage aux Marquises et de voir le canot de sauvetage à Papeete !" D’autres bébés doivent-ils encore mourir pour que le Pays réagisse enfin et traite tous les Polynésiens sur le même pied d’égalité en leur offrant des conditions d’accès aux soins identiques ? "Je suis Marquisien". "Je suis Hoane".
Repose en paix petit ange. n

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt