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Culture

Opération ‘ETE : l’artisanat traditionnel, un recours pour protéger notre environnement - 13/12/2019 | Laura Théron

Le Service de l’artisanat traditionnel organise, pour la troisième année consécutive, l’Opération ‘ETE, qui vise à mettre en avant la fabrication et l’utilisation de sacs et paniers réutilisables....

La Polynésie, terre des produits d’excellence - 27/12/2019 | Ariitaimai Amary

Considérée comme la Nouvelle Cythère par les Européens arrivés il y a quelques siècles, la Polynésie se distingue notamment grâce à la richesse caractéristique de sa faune et de sa flore. Dans ce...

Heiva i Tahiti : Simone Grand, entre hommage et transmission - 29/11/2019 | Dominique Schmitt

Notre chroniqueuse des "Grandes plumes", qui possède notamment une formation en anthropologie, vient de publier un ouvrage intitulé ’Ua rē i te - Lauréats au Heiva i Tahiti. Dans ce nouveau livre,...

HTJ ou le grand détournement - 29/11/2019 | Vaea Deplat

Deux années se sont écoulées depuis notre précédent portrait sur le prolifique Hell Ton John, dit HTJ. L’artiste n’est, en effet, pas du genre à s’étendre ni à prendre des pincettes. Concis, concret...

L'auteur du roman Les Immémoriaux, Victor Segalen, a-t-il encore une actualité dans la Polynésie de 2019 ? - 15/11/2019 | Daniel Margueron

En mai 1919 décède, à 41 ans, l’écrivain d’origine bretonne Victor Segalen. Il avait publié Les Immémoriaux en 1907, après un séjour en Polynésie comme médecin de la Marine de janvier 1903 à...

Boullaire, le prodige du simple - 15/11/2019 | Riccardo Pineri

Depuis soixante-dix ans, l’œuvre graphique de Jacques Boullaire ouvre le regard du voyageur sur la Polynésie, mais aussi, pour ses habitants, elle est devenue la mémoire de cette société d’avant les...

Joseph Banks, le premier touriste à Tahiti - 15/11/2019 | Robert Koenig

Actuellement, ils sont 220 000 par an à "alimenter" la première activité économique de la Polynésie française. Mais qu’est-ce qu’un touriste ? C’est d’abord celui qui fait un tour : le mot est entré...

Salon "lire en polynésie" : les îles, invitées vedettes… - 15/11/2019 | Association des éditeurs de tahiti et des îles

"Histoires d’îles" : c’est le thème choisi par l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles pour cette nouvelle édition du Salon du livre, qui se tient du 14 au 17 novembre à la Maison de la...
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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT