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Culture

La série "Les pontons de Polynésie française" primée à l’international - 09/04/2020 | Dominique Schmitt

Ce superbe diptyque photographique de pontons made in fenua, signé Brigitte Bourger, a déjà séduit plusieurs galeries renommées à l’international. La pirogue traditionnelle polynésienne, saisie dans...

Exposition "Mona Lisa TAPA tout dit !" - 09/04/2020 | Tiarenui Ebb

À l’occasion de la prochaine exposition à la Bibliothèque universitaire "Mona Lisa TAPA tout dit !", dont le lancement virtuel est prévu le 15 avril prochain, un étrange objet sera présenté pour la...

L’éco-évasion : le canal de Panama et l’île Barro Colorado - 09/04/2020 | Pauline Sillinger

Plus discret que son voisin le Costa Rica, le Panama est un véritable trésor qui enchante les voyageurs en quête de nature, de culture latino et de dépaysement. Dès le XVIe siècle, les premiers...

L’empreinte du monde chez Bernard Berbille - 09/04/2020 | Riccardo Pineri

Le travail d’artiste de Bernard Berbille, dit Bernie, trouve ses sources, comme pour tout individu, dans l’histoire familiale, liée depuis des générations chez lui à l’industrie du textile, au métier...

L’encrier de Tahiti : Méridien zéro de Mourareau - 09/04/2020 | Daniel Margueron

La publication récente du roman Méridien Zéro aux éditions Au Vent des îles, du jeune écrivain Mourareau constitue un événement littéraire majeur en Polynésie. Ce roman atypique marquerait-il une...

Flexi Food, initiation à la cuisine healthy - 20/03/2020 | Ariitaimai Amary

Flexi Food, c’est le titre d’un tout nouveau livre de cuisine signé Valérie Muller et Annabel Montenot-Robert. Il a pour objectif de partager les recettes élaborées par Valérie, majoritairement...

Sur les chemins de la vie - 20/03/2020 | Dominique Schmitt

Après la sortie de son premier livre, Je suis née morte, Nathalie Heirani Salmon-Hudry présente un second ouvrage, sobrement intitulé Sur les chemins de la vie. L’auteur, qui a marqué le public...

"#Ovau Piripiri Ma : femmes polynésiennes, héritage chinois" - 20/03/2020 | Dominique Schmitt

Depuis début février, l’association Piripiri Ma présente une exposition photographique de 21 portraits dans la galerie marchande et l’espace "Event" (près du food court) du centre commercial Pacific...
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Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état

Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état
Ô surprise, un communiqué envoyé par le haut-commissariat confirme que l’État français cède officiellement au Pays, à titre gratuit, l’ancien bâtiment du commandement de la Marine pour installer en Polynésie le futur centre d’archives, d’information et de documentation sur les essais nucléaires. Sis boulevard de la Reine Pomare, sur le front de mer de Papeete, ce site est donc voué à accueillir le futur Centre de mémoire, mais, comme nous l’avons pointé du doigt à maintes reprises (lire notamment notre édito “Centre de mémoire : on se souviendra surtout de l’ingratitude de la France envers la Polynésie…”, TPM n° 420, du 15 novembre 2019), il s’agit en réalité d’un cadeau empoisonné, puisqu’il contient de l’amiante et du plomb ! Aussi, ce sera au Pays de financer sa construction, ce qui paraît aberrant eu égard “la dette” que la France métropolitaine se doit d’honorer. L’affront hexagonal est alors monté d’un cran, lorsque l’Assemblée nationale a adopté, le 14 mai dernier, un projet de loi visant “la clarification” et une meilleure “interprétation” des règles d’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française, et ce, au beau milieu de “diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid-19” (lire pages 12 à 15)…

Cette disposition, qui avait été actée en séance le 3 mars dernier, mais dont la transmission avait été retardée en raison de la crise sanitaire, est ainsi un “cavalier législatif” qui rend applicable le seuil d’1 millisievert à tous les dossiers de demandes d’indemnisation. Autrement dit, c’est un retour à l’amendement scélérat dit “Tetuanui” tant décrié ! Tel un poignard planté dans le dos, ce “coup de Trafalgar” a été, de surcroît, manigancé depuis les hautes sphères parisiennes en l’absence des parlementaires polynésiens ! Une manière
cavalière de mener le bras de fer qui a indigné, par exemple, Moetai Brotherson, député polynésien et vice-président du Tavini Huiraatira. Et d’interpeller l’État français : “Qu’est-ce que le peuple polynésien vous a fait pour que vous nous détestiez autant ?” Dans une longue interview accordée à Tahiti Pacifique, il fustige le gouvernement central et évoque “une frilosité maladive à vouloir indemniser de façon respectable les victimes de ces essais” (lire pages 18 à 21). Les associations locales de défense, 193 et Moruroa e Tatou, représentées par Père Auguste et Hiro Tefaarere, tirent également à boulet rouge sur l’État et rejettent désormais à l’unisson le projet de Centre de mémoire. Dans les réactions que nous avons recueillies (lire pages 22-23), la notion de “crime contre l’humanité” est omniprésente et l’on connaît tous le coupable, bien qu’il n’ait toujours pas présenté ses excuses au peuple polynésien...

Enfin, un ingénieur retraité de la Direction des essais du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Ghislain Houzel, qui a effectué de très nombreuses missions à Moruroa, de 1966 1997, et assisté à plus de 120 tirs, nous raconte l’horreur des essais nucléaires, sans langue de bois, au fil d’un entretien riche en anecdotes (lire pages 24 à 27). Vous l’aurez compris, c’est un numéro “collector” que nous vous proposons, avec une édition spéciale de
16 pages consacrées à ce douloureux sujet en Polynésie. La page du nucléaire, qui a profondément entaché les relations du fenua dans son histoire avec la Métropole, n’est toujours pas tournée. Le sera-t-elle un jour ? Aujourd’hui, nous avons un rêve : que cette question explosive soit gérée localement par “des hommes, de vrais hommes, avec des *** dans la culotte”, pour reprendre l’expression récente du président du Pays. Et puis, si d’aventure Emmanuel Macron se décidait à venir nous rendre visite un jour, nous aimerions lui dire : “Eh, Manu, tu redescends et tu dépollues ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt