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Culture

Strass, paillettes et cocotiers : Olivier Briac raconte les années Tiki Village - 12/03/2021 | Dominique SCHMITT

Arrivé au fenua, il y a bientôt quarante ans, Olivier Briac a fondé et dirigé le Tiki Village à Moorea, où vivaient des artisans et des artistes locaux, qui se produisaient devant les touristes....

Les éditions Haere Pō : 40 ans et un catalogue de 111 ouvrages - 12/03/2021 | Vaea Deplat

Alors que l’Académie marquisienne fêtait son 20ᵉ anniversaire en 2020, les éditions Haere Pō ont tout récemment publié deux ouvrages relatifs aux Marquises, qui bouclent un cycle de publications...

La première femme écrivain et peintre dans le Pacifique - 12/03/2021 | Riccardo Pineri

Constance Gordon-Cumming (1837-1924) est née à Altyre, en Écosse, d’une famille aisée de l’aristocratie anglaise. Autodidacte, elle a reçu les rudiments de peinture de la part de nombreux artistes...

Escale du poète Paul Éluard à Tahiti, en 1924 - 12/03/2021 | Daniel Margueron

On connaît par le menu détail le séjour de certains écrivains à Tahiti : Melville, Loti, Stevenson, Segalen, Simenon, Gary, etc. Celui du poète Paul Éluard reste discret et bien peu connu. Raison de...

Parution d’une "bible" de la malacologie au fenua - 26/02/2021 | Vaea Deplat

C’est un ouvrage tout à fait remarquable et inédit que l’Université de la Polynésie française et la maison d’édition Au Vent des îles, accompagnées des trois auteurs, présentaient début février sur...

Fifo : la force de se renouveler - 26/02/2021 | Vaea Deplat

L’histoire se rappellera assurément de cette 18e édition du Fifo 2021 par bien des aspects. Déjà pour cette toute première édition en format 100% numérique pleine de succès, qui a réuni de très...

Polynésie française : Rimatara - 26/02/2021 | Pauline Sillinger

Discrète et pleine de charme, la petite île de Rimatara, aux Australes, s’impose comme un exemple pour la protection de la biodiversité en Polynésie. L’oiseau emblématique de l’île, une petite...

Vahine artistes et artisanes engagées pour les droits des femmes - 26/02/2021 | Vaea Deplat

Encore trop peu de personnes au fenua ne connaissent ni le Conseil des femmes de la Polynésie française, ni le centre d’hébergement d’urgence de Pirae, Pū o te Hau, destiné à l’accueil des femmes...
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Archives militaires “déconfinées” et venue de Macron au fenua : “poisons” d’avril ?

Dans notre précédente édition spéciale consacrée au nucléaire (“Après l’intox… l’infox !, TPM n°451 du 26 mars 2021), nous nous réjouissions de l’annonce du président de la République française, le 9 mars dernier, d’ouvrir enfin les archives militaires pour la période précédant 1971, qui représentait une lueur d’espoir. Las, Patrice Bouveret, cofondateur et directeur de l’Observatoire des armements, interpellé par notre dossier, nous apporte cependant une précision de taille. Dans une tribune qu’il nous a consacrée (lire pages 6-7), il explique que la décision d’Emmanuel Macron d’autoriser l’accès aux archives ne peut pas concerner les documents sur les essais nucléaires sans que la loi de 2008 sur lesdites archives ne soit modifiée au préalable par le Parlement. Cela signifie que non seulement cela peut prendre pas mal de temps, mais, surtout, que ce n’est pas encore inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale…

En effet, cette loi sur les archives du 15 juillet 2008 contient un article qui rend incommunicables tous les documents sur les armes de destruction massive, donc sur le nucléaire, et cela vaut malheureusement aussi bien pour les 17 essais tirés au Sahara que les 193 autres expérimentés en Polynésie française ! L’accès aux documents classifiés est un difficile combat. Une longue action juridique, à l’initiative des associations Moruroa e tatou et l’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires), a permis en 2013 la déclassification de quelques archives sur les essais en Polynésie et au Sahara. Archives qui ont d’ailleurs élargi la zone de résidence à toute la Polynésie pour les victimes souhaitant obtenir une indemnisation, et qui ont été à la base du travail pour la publication du livre Toxique.

Alors, “déconfiner” les archives militaires : est-ce bien là l’intention du président ? “Nous pouvons en douter, tranche Patrice Bouveret, car si la déclaration de l’Élysée évoque la nécessité « de renforcer la communicabilité des pièces », elle s’empresse de préciser que cela doit se faire « sans compromettre la sécurité et la défense nationales » L’argument massue toujours mis en avant depuis des décennies !” Personne ne demande la divulgation des secrets de fabrication de la bombe, mais tout le monde souhaite connaître les différentes mesures enregistrées sur les retombées radioactives des explosions afin de permettre aux victimes et aux ayants droit d’obtenir réparation et indemnisation. Nous voulons toute la vérité, rien que la vérité. Peut-être que l’hypothétique venue de Macron au fenua, invité pour la fin du mois d’août, sera l’occasion de mettre cartes sur table ? Mais rien n’est moins sûr quand on voit que l’État persiste et signe dans son attitude méprisante en cédant “gratuitement” à la Polynésie un terrain et des bâtiments infestés d’amiante et de plomb pour abriter un centre de mémoire des essais nucléaires !

Un cadeau empoisonné donc, pour un mémorial dont le contenu muséographique est entièrement géré par les hautes sphères parisiennes sans la consultation d’aucun Polynésien…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT