Menu
Culture

Le mono’i - 21/05/2021 | Pauline Sillinger

L’odeur sensuelle d’une vahine à la peau dorée, le massage bienveillant d’une māmā à ses enfants, les corps scintillants des danseurs et danseuses au Heiva i Tahiti… tant de souvenirs que le mono’i...

L’univers boisé de Ken Hardie - 21/05/2021 | Vaea Deplat

“Si TAHE est un artiste connu sur la scène artistique locale et internationale depuis plusieurs années, il présente aujourd’hui sa quatrième exposition à la galerie. KEN, quant à lui, fait ses...

​“C’est la faute à Loti… !” - 21/05/2021 | Daniel Margueron

À Tahiti, Pierre Loti n’a pas son lycée, mais son bain – le Bain Loti – qui n’est pas, loin s’en faut, un établissement thermal, mais un lieu ombragé et frais proche de la ville, où court une eau...

L’évasion de Patrick Guichard  - 21/05/2021 | Riccardo Pineri

Du 27 avril au 1er mai 2021, Patrick Guichard a exposé ses œuvres récentes à la Maison de la culture. De la peinture acrylique, de l’huile, des laques sur bois et métal, le peintre utilise de...

L'Éco-évasion : la Martinique - 23/04/2021 | Pauline Sillinger

La Martinique, petit joyau au milieu des Caraïbes, est une île pleine de beauté et d’histoire. Cette histoire, sur fond d’esclavagisme et de vagues migratoires, a façonné la culture créole telle...

Enseignants et anciens élèves s’expriment à l’occasion d’une exposition annuelle - 23/04/2021 | Vaea Deplat

Dans la droite ligne des expositions collectives dédiées à la création contemporaine au fenua “Fa’aiho, ta’u tufa’a” du Musée de Tahiti et des îles (voir dossier TPM n° 443 du 20 novembre 2020) et...

La légende du hakamanu, livre hommage au peuple marquisien - 23/04/2021 | Vaea Deplat

Fait assez rare pour le noter, une légende marquisienne, celle fondatrice du hakamanu, est portée à la connaissance d’un grand public néophyte par le biais d’un ouvrage édité par une maison d’édition...

La SEO est-elle condamnée à mourir ? - 23/04/2021 | Daniel Margueron

Créée en 1917 par le gouverneur Gustave Julien afin de préserver le patrimoine polynésien menacé, la Société des études océaniennes (SEO) a fêté en 2017 son premier centenaire. Malheureusement, un...
1 2 3 4 5 » ... 35




Bataille de matahiapo dans le bac à sable

Enfin ! Nous connaissons désormais les dates auxquelles pourrait se tenir la fameuse Table ronde de “haut niveau” sur les conséquences des essais nucléaires en Polynésie française, promise par le président de la République Emmanuel Macron : la réunion devrait avoir lieu les 1er et 2 juillet prochains, à Paris. Ce rendez-vous est une “chance” à “ne pas gâcher” selon Édouard Fritch. Mais tout le monde ne l’entend pas de la même oreille que “Doudou”, loin s’en faut ! La majorité des associations de victimes ont déjà annoncé qu’elles n’y participeront pas et les associations religieuses semblent suivre le pas. Dans le camp des opposants, on retrouve bien sûr le leader du Tavini, “Oscar One”, qui voit en cette décision de “Manu 1er” un refus “d’assumer le problème nucléaire en face à face avec le peuple polynésien” et estime qu’il “délocalise le problème à Paris, à 20 000 km de Papeete, pour mieux en contrôler l’agenda, les participants et les conclusions”. Et de scander : “Ni Maohi Nui ni Kanaky ne sont à vendre !”

Une personnalité politique regrette cependant de ne pas avoir été invitée : Gaston Flosse. L’ancien président autonomiste vient d’annoncer la création de son nouveau parti politique, Amuitahira’a o te Nuna’a Maohi, qui remplacera officiellement le Taohera’a Huiraatira en juillet prochain. Il y avait un moment que l’on n’avait plus vu le bout de la queue du “Vieux lion”. Mais le voilà qu’il surgit avec son projet d’État souverain associé à la France. Et rugit sa colère envers “Oscar One” qui a osé considérer, devant la presse, ce statut comme “de la merde”. Dans une lettre ouverte, il fustige son meilleur ennemi : “Après avoir exercé tant de hautes fonctions, et après 44 ans de discours, de gesticulations, de manifestations, de blocage et tant encore, où en es-tu de tes promesses d’indépendance aux Polynésiens ? (…) En vérité, tu as échoué.” Après avoir basculé, sans transition, du orange au bleu (clair), voilà donc que le patron du futur “Amuitahira’a”, ce nouveau parti censé regrouper toutes les sensibilités politiques, commence par attaquer le chef de file de l’indépendance… Tandis que nos étudiants passent l’épreuve inédite du grand oral du bac “nouvelle formule” – un examen sous haute bienveillance –, nos drôles de matahiapo se livrent, eux, à une énième bataille dans le bac à sable ! Au point que certains internautes se sont même amusés à les comparer aux marionnettes du célèbre Muppet Show !

Plus sérieusement, on peut s’inquiéter du contenu de cette Table ronde sur le nucléaire, qui risque fort de ressembler à “une coquille vide”, selon les termes du député Moetai Brotherson. D’autant plus agacé que sa proposition de loi “Prise en charge et réparation des conséquences des essais nucléaires français” a été rejetée, lors de son examen à l’Assemblée nationale par la majorité présidentielle. La République en marche a estimé en effet que c’est la Table ronde du 1er et 2 juillet qui “doit permettre de mettre à plat tout cela”. Alors que peut-on espérer de cette réunion de “haut niveau” ? Nous avons posé la question à Jean-Marc Regnault, maître de conférences honoraire et chercheur associé à l’UPF. Pour ce spécialiste, contributeur régulier de TPM : “C’est la géopolitique qui dictera l’attitude de Paris et non les revendications polynésiennes” (lire pages 8-9). Affaire à suivre…  

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT