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Culture

Un référendum à hauts risques en Nouvelle-Calédonie - 18/09/2020 | Jean-Marc Regnault

Le grand succès de la chanson (Tu veux ou tu veux pas,1969) de Marcel Zanini pourrait en effet servir de toile de fond au référendum qui se prépare chez nos voisins. La chanson se voulait "légère",...

Visages terribles et changeants de la Nouvelle-Calédonie d’aujourd’hui - 02/10/2020 | Vaea Deplat

Claudine Jacques. Si ce nom ne vous évoque rien, nous vous conseillons de vous plonger sérieusement dans la littérature néo-calédonienne : cet auteur qui dédie sa vie depuis plus de vingt-cinq ans à...

Les multiples visages de l’esplanade Jacques-Chirac - 02/10/2020 | Jean-Claude Soulier

Très prochainement, le rond-point Jacques-Chirac, situé au bas de l’avenue Pouvana'a a Oopa, nous présentera son nouveau visage. Au fil des ans, la sortie ouest de Papeete aura changé de physionomie...

Lectures marquisiennes à l’ombre d’un banian - 04/09/2020 | Daniel Margueron

Les îles Marquises vous branchent-elles ? Parmi l’imposante bibliothèque consacrée à cet archipel éloigné de Tahiti, quels sont les livres à lire actuellement disponibles en librairie ? Et quels...

L’éco-évasion : Tulum au Mexique - 04/09/2020 | Pauline Sillinger

Avec ses eaux turquoise, ses plages de sable blanc et ses ruines mayas, la petite ville côtière de Tulum, au Mexique, est rapidement devenue l'une des destinations les plus branchées de notre...

Tehina, l’amoureux de la peinture - 04/09/2020 | Riccardo Pineri

En paraphrasant le médecin anatomiste Bichat pour qui la vie est “l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort”, on peut affirmer que les arts véritables sont l’ensemble de créations qui...

L’herbier de Polynésie française, un outil de recherche précieux - 04/09/2020 | Vaea Deplat

Entre 1856 et 1898, Jean Nadeaud rassembla la plus belle collection représentative de la flore de Tahiti, déposée à l’époque en grande partie à l’herbier du Muséum national d’Histoire naturelle de...

SOURDE COLÈRE, UN ABORIGÈNE INDIGNÉ : Une fenêtre ouverte sur le racisme, l’Australie et son histoire - 20/08/2020 | Vaea Deplat

C’est en plein confinement qu’un livre magistral dénonçant le racisme en Australie a fait son entrée en trombe dans le monde littéraire francophone. Une traduction de l’ouvrage Talking to my country...
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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT