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Culture

La Peste écarlate de Jack London - 15/05/2020 | Riccardo Pineri

Longue nouvelle ou roman court, ce texte a été écrit par Jack London en 1914, deux ans avant sa mort et cinq ans après sa croisière à bord du Snark en Polynésie. Il appartient à la littérature...

L’Oiseau de paradis, premier long-métrage de fiction polynésien - 15/05/2020 | Vaea Deplat

Il avait fait salle comble lors de sa diffusion en avant-première au Festival international du film documentaire océanien (Fifo) le 8 février dernier. Parmi tous les films présentés, il faisait...

L'éco-évasion : Majorque et la Serra de Tramuntana - 15/05/2020 | Pauline Sillinger

Véritable joyau du bassin méditerranéen, l’île de Majorque, en Espagne, est souvent associée au farniente et au tourisme de masse. Loin de ces clichés se trouve la Serra de Tramuntana, une région...

André Ropiteau (1932) : "Ô mes amis tahitiens, que de bonheur je vous dois !" - 15/05/2020 | Daniel Margueron

Les éditions ‘Api Tahiti publient ce mois-ci deux ouvrages : le premier, Mon île Maupiti, est la réédition du journal intime d’André Ropiteau (1904-1940), illustré par Jacques Boullaire, tandis que...

"Mona Lisa TAPA tout dit", ou l’art contemporain en temps de confinement - 30/04/2020 | Vaea Deplat

L’exposition "Mona Lisa TAPA tout dit" aurait dû être inaugurée le 14 avril dernier à l’Université de la Polynésie française (UPF). Réinterprétation contemporaine autour du tapa, l’événement devait...

L’éco-évasion : la Péninsule d’Azuero - 30/04/2020 | Pauline Sillinger

Avec ses collines dorées qui ondulent sur des kilomètres, ses sublimes plages qui s’étendent à perte de vue et une culture campagnarde bien affirmée, la péninsule d’Azuero, au Panama, est souvent...

La série "Les pontons de Polynésie française" primée à l’international - 09/04/2020 | Dominique Schmitt

Ce superbe diptyque photographique de pontons made in fenua, signé Brigitte Bourger, a déjà séduit plusieurs galeries renommées à l’international. La pirogue traditionnelle polynésienne, saisie dans...

Exposition "Mona Lisa TAPA tout dit !" - 09/04/2020 | Tiarenui Ebb

À l’occasion de la prochaine exposition à la Bibliothèque universitaire "Mona Lisa TAPA tout dit !", dont le lancement virtuel est prévu le 15 avril prochain, un étrange objet sera présenté pour la...
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Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !

Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !
La tournure qu’a prise “l’affaire Radio Tefana” impliquant Oscar Temaru a indigné un grand nombre d’entre nous. Après le grand recul de l’État français sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires en Polynésie, dont le mépris détonant a explosé à la figure du Pays, la volonté de “dépayser” (à Nouméa finalement) le procès opposant le procureur de la République, Hervé Leroy, au leader indépendantiste interroge… Si la présidente du tribunal considère qu’il n’est pas envisageable de juger le responsable du parquet de sa propre juridiction, l’avocat de M. Temaru estime, lui, qu’il s’agit d’un “déni de démocratie”. Pour rappel, alors que le conseil municipal de Faa’a a accordé la protection fonctionnelle à son édile pour payer ses frais de justice liés à l’affaire Radio Tefana, M. Leroy a exigé une saisie pénale de 11,55 millions de Fcfp sur le compte personnel de M. Temaru. Pour protester contre cette opération “injustifiée” et un “acharnement judiciaire de l’État français à son encontre”, ce dernier a ainsi entrepris une grève de la faim le 8 juin. Ne parvenant pas à obtenir une audience avec M. Leroy, malgré le soutien d’une centaine de sympathisants réunis devant le palais de justice, M. Temaru l’a finalement assigné en référé pour “atteinte à la présomption d’innocence”.

La polémique gronde et défraye la chronique, ici et ailleurs, la presse nationale se demandant même “à quoi joue l’État ?”. Ce qui est indéniable, c’est que M. Temaru, souvent cantonné au rôle de martyr, a cette fois bénéficié d’une mobilisation importante et su fédérer les cœurs, bien au-delà d’un parti politique. En obtenant le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons, ainsi que d’une vingtaine d’associations, de confessions religieuses, de syndicats ou de partis politiques rassemblés au sein du collectif Nuna’a a ti’a ("Peuple lève-toi, avance pour la paix") – à l’origine de la marche du 20 juin –, il s’est imposé en Metua (“père spirituel”). Par sa détermination et son pacifisme, on ne peut s’empêcher de penser à Pouvana’a a Oopa, condamné et exilé en 1959 pour un crime qu’il n’avait pas commis, bien que “le manque de recul” ne permette pas la comparaison, selon le spécialiste du sujet Jean-Marc Regnault, l’une des grandes plumes de Tahiti Pacifique et chroniqueur des “Pages d’Histoire”. D’ailleurs, l’historien publie simultanément deux ouvrages aux éditions ’Api Tahiti, qui lancent la série “Rivalités et moins si affinités” : Gaston Flosse, un Chirac des tropiques ? et Oscar Temaru, l’Océanie au cœur (lire page 12). Et l’auteur de mettre en perspective les deux hommes politiques, éternels “meilleurs ennemis” : “En 2020, ils entretiennent l’ambiguïté. Vont-ils s’entendre contre l’État pour en finir avec le statut d’autonomie dont ni l’un, ni l’autre ne veulent plus ? Vont-ils s’entendre pour tenter de chasser un gouvernement autonomiste qui ne gouverne pas vraiment différemment (…) ? Rivalités, donc, mais desquelles peuvent naître des affinités… électives ou autres.” L’avenir nous le dira, mais on sent bien que ce gouvernement – qui préfère poser du gazon synthétique sur le front de mer plutôt que miser sur la permaculture et les jardins partagés pour pallier la crise socio-économique inéluctable – ne parvient pas à satisfaire la majorité de la population. Aussi, le divorce est consommé au sommet du gouvernement, et il se murmure déjà qu’un remaniement ministériel est imminent…

C’est donc une rentrée mouvementée qui s’annonce ! En attendant, je profite de l’occasion pour vous informer que la rédaction de Tahiti Pacifique fera une trêve durant le mois de juillet, et ce chaque année, afin de permettre à tous les journalistes, chroniqueurs et autres contributeurs qui le souhaitent de prendre des congés annuels mérités et se ressourcer. L’objectif est aussi de mieux vous retrouver, avec toujours plus de dossiers de fond et encore d’autres nouveautés ! Les parutions de votre magazine préféré reprendront à compter du vendredi 7 août, toujours au rythme bimensuel. Merci pour votre confiance et à très bientôt.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT