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Culture

Coup d'envoi du Tiki Fest avec le DJ international Diplo en tête d'affiche ! - 06/09/2019 | Ariitaimai Amary

Studio 87 organise le premier festival de musique international de Polynésie française, qu'il a nommé "Tiki Fest", clin d'œil au mana de la culture polynésienne. Cet événement a pour vocation de...

Mara V, sculpteur polynésien de génie, ressurgit du passé - 23/08/2019 | Ariitaimai Amary

Vaiere Mara, inconnu pour certains, plus grand sculpteur polynésien pour d'autres, est un artiste à la réputation ambivalente. Jonathan Bougard, artiste-peintre, souhaite faire reconnaître ce...

Derniers feux du Heiva i Tahiti 2019 - 08/08/2019 | Ariitaimai Amary

Après un Heiva i Tahiti haut en couleur sur la scène de To'atā, le Musée de Tahiti et des îles accueillera les dernières représentations du cru 2019 lors du Nu'uroa Fest, le 10 août prochain. Ce sera...

La der des ders pour Tahiti Ora - 08/08/2019 | Ariitaimai Amary

La troupe mythique de Tumata Robinson revient sur la scène naturelle du marae Arahurahu pour "Hura Nui", un spectacle unique, qui lui permettra de financer sa dernière prestation au Heiva i Tahiti...

Qui est vraiment le premier circumnavigateur ? - 08/08/2019 | Annie Baert

Le 10 août 1519, il y a exactement cinq siècles, appareillait la flotte qui allait réaliser le premier tour du monde (1519-1521). La commémoration de cet événement a fait naître plusieurs polémiques...

"Les voyageurs du Pacifique" font renaître Melville - 25/07/2019 | Ariitaimai Amary

Riccardo Pineri est le directeur de la collection "Les Voyageurs du Pacifique" de la maison d'édition 'Api Tahiti. Cette série a pour objet de remettre au jour des textes de "grands" auteurs et de...

Reportage à la presqu'île : vers un soutien international aux rāhui de Tahiti ? - 25/07/2019 | Ariitaimai Amary

Suite à l'invitation de Tamatoa Bambridge, notre rédaction a suivi un groupe composé de scientifiques et de membres d'organisations non gouvernementales sur les traces des rāhui de Tahiti. À l'ordre...

Le rāhui et ses enjeux dans la Polynésie actuelle - 11/07/2019 | Ariitaimai Amary

Un collectif composé de quatre auteurs (François Gaulme, Christian Montet, Thierry Paulais et Tamatoa Bambridge) a écrit Communs et océan – Le rāhui en Polynésie. Ce livre s'appuie notamment sur la...
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Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…

Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…
Jacques Brel chantait "le temps s’immobilise aux Marquises et gémir n’est pas de mise"… Mais après le décès du bébé marquisien, lors de son évacuation sanitaire le 6 octobre dernier, le Fenua Enata hurle sa colère et ses cris font résonner toute la Polynésie. Alors que le 4 juillet dernier, l’accouchement d’une femme de Bora Bora pendant son transport à bord d’un hélicoptère "Dauphin" nous avait tous émus, ce drame, le deuxième en trois ans aux Marquises, nous assomme cette fois, tel un violent coup de casse-tête, et repose la problématique récurrente des évasans, notamment dans les îles éloignées et isolées. Les habitants de la "Terre des Hommes" s’interrogent encore sur les conditions extrêmes de cette évasan qui a nécessité le transfert du nourrisson en speed-boat depuis Ua Pou jusqu’à Nuku Hiva, faute de vraie piste sur l’île native du petit Hoane Kohumoetini et d’hélicoptère affecté aux Marquises… Édouard Fritch a aussitôt demandé l’ouverture d’une enquête afin de "faire toute la lumière sur les circonstances et les responsabilités éventuelles".

Mais cette annonce présidentielle rassurante a été entachée par la sortie de piste de Jean-Christophe Bouissou, ministre des Transports interinsulaires et porte-parole du gouvernement, dont la réaction ahurissante a été sévèrement taclée sur les réseaux sociaux : "Lorsque des gens décident, par exemple, d’aller vivre sur un atoll isolé, sans qu’il y ait de port sans qu’il y ait d’aéroport, il est bien clair que s’il se passe quelque chose, que ce soit sur un enfant ou sur un adulte, nous n’avons pas la même capacité de réaction que si on le faisait par rapport aux Îles Sous-le-Vent ou des îles qui sont plus structurées et plus habitées." Un discours contradictoire pour ne pas dire irrespectueux, dont il a reconnu lui-même "la maladresse". D’autant qu’il déclarait le même jour, à l’issue d’une réunion du Schéma d’aménagement général de Polynésie, qu’il travaillait pour "un développement qui prévoit l’inversion des flux migratoires afin de permettre aux gens de retourner dans les archipels et faire en sorte de pouvoir vivre dans les archipels. Naître, vivre et peut-être aussi mourir dans les archipels, mais dans de bonnes conditions."

Du haut de ses 3 mois, le petit Hoane n’a pas choisi en effet de vivre à Ua Pou. En outre, la mort du garçonnet rappelle douloureusement le coût humain d’un tel éloignement insulaire pour la collectivité : 10 à 15 décès par an seraient liés aux difficultés de transport aux Marquises, selon la directrice de l’hôpital de Taiohae (Nuku Hiva). "Nous, les Marquisiens sommes totalement délaissés par les pouvoirs publics, il faut que cela cesse !", s’est insurgée Julie Bruneau, résidente à Ua Pou, qui a perdu son bébé de 9 mois dans les mêmes circonstances. "Cela suffit, il ne faut plus de sacrifice humain", a grondé, lui, Rataro, le grand-père de la victime. Dans le cadre de l’audition de Thierry Coquil, directeur des Affaires maritimes au ministère de la Transition écologique et solidaire, le sénateur Michel Vaspart est d’ailleurs revenu, le 2 octobre dernier, sur la situation particulière et précaire du sauvetage en mer en Polynésie : "Je dois vous dire, pour être marin moi-même, que j’ai eu honte, je dis bien honte, de voir le canot de sauvetage aux Marquises et de voir le canot de sauvetage à Papeete !" D’autres bébés doivent-ils encore mourir pour que le Pays réagisse enfin et traite tous les Polynésiens sur le même pied d’égalité en leur offrant des conditions d’accès aux soins identiques ? "Je suis Marquisien". "Je suis Hoane".
Repose en paix petit ange. n

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt