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Culture

Te tura mā’ohi, première transcription en reo tahiti et au fenua d’un opéra - 18/12/2020 | Vaea Deplat

Il y a des projets qui prennent plus de temps que d’autres, voire plus incertains. Qui se préparent de longue date, et finalement voient le jour après avoir été sur la sellette. Te tura mā’ohi est de...

1er septembre 1963 : l’autonomie de l’Église protestante de Polynésie - 18/12/2020 | Jean-Marc Regnault

En 1963, l’Église protestante sortit du cadre missionnaire et s’intitula alors Église évangélique de Polynésie française (ou EEPF). À l’époque, l’adjectif évangélique n’avait pas la connotation...

Les Aventuriers du Pacifique, tome III : et de 60 ! - 04/12/2020 | Dominique SCHMITT

Ce sont 60 biographies exhumées d’archives poussiéreuses trop souvent ignorées que vient d’achever Daniel Pardon avec la parution du troisième volume des Aventuriers du Pacifique, aux éditions ‘Api...

Le Vanuatu à la veille de l’indépendance (1980-2020) - 18/12/2020 | Dominique SCHMITT

Àl’occasion du 40e anniversaire de l’indépendance du Vanuatu, proclamée le 30 juillet 1980, Philippe Prudhomme réédite son ouvrage consacré à la petite République océanienne. C’est en 1978, alors que...

Les trois bataillons (venus) du Pacifique, de Bruno Algan - 04/12/2020 | Jean-Marc Regnault

Après deux petits ouvrages (2016 et 2018) qui évoquaient le bataillon de soldats nippons-américains de Hawaii, B. Algan écrit ici une histoire parallèle des trois bataillons d’autochtones...

États-Unis : San Francisco - 04/12/2020 | Pauline Sillinger

Reine du nord de la Californie, la ville de San Francisco, aux États-Unis, est l’une des destinations préférées des Français, et pour cause : elle est charmante, pleine d’histoire et très riche...

Les pros de l’événementi el à bout de souffle… - 04/12/2020 | Vaea Deplat

Alors que sous nos latitudes, nous entamons tout juste le tau ‘auhune, la période d’abondance, l’événementiel endure une période de restrictions sans précédent depuis mars. Avec les nouvelles...

Kijno au Musée Gauguin - 04/12/2020 | Riccardo Pineri

D’origine polonaise, arrivé en France en 1925 à l’âge de 4 ans, Ladislas Kijno fréquente l’atelier de Germaine Richier après la Seconde Guerre mondiale et s’installe à Saint-Germain-en-Laye à la fin...
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La mémoire des essais nucléaires au risque d’Alzheimer…

Après la publication de notre dossier consacré à une arnaque au tapa “made in Thailand” envahissant le marché polynésien (lire TPM n° 445 du 18 décembre 2020), qui a suscité l’indignation dans le monde de la culture, le soutien du Pays affiché aux artisans quelques jours plus tard devant les médias étonne pour ne pas dire détone… En effet, le gouvernement a laissé filer un trafic de “faux tapa” qui inonde depuis une vingtaine d’années les curios, les musées et même aujourd’hui certains hôtels de luxe, mais il n’hésite pas à s’afficher fièrement en grand défenseur des artisans pour une opération lancée dans les magasins Carrefour et Champion pour les fêtes de fin d’année. Cherchez l’erreur…

Autre actualité qui nous fait dresser les poils, au rayon des archives militaires cette fois : l’historien Jean-Marc Regnault nous alerte sur la récente complexification de l’accès des documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale. Alors que la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives, inscrite dans le code du patrimoine, prévoyait un délai de cinquante ans pour autoriser leur consultation, une révision des dispositions en 2011 a précisé que tout document portant un marquage “Secret Défense”, dit “classifié au titre du secret de la défense nationale”, devait être déclassifié par l’autorité compétente avant communication… Eh bien figurez-vous que la situation s’est aggravée depuis 2020 en raison d’une interprétation de plus en plus restrictive de cette instruction interministérielle, qui a entraîné le blocage de nombreux fonds aux Archives nationales, aux Archives du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris, comme aux archives de la Défense. En clair, cela signifie que des documents qui étaient librement communicables et communiqués, des documents qui avaient été publiés dans de nombreux livres d’Histoire, sont désormais… inaccessibles ! C’est l’objet de notre dossier de Une pour ce premier numéro de l’année (lire pages 14 à 16). Pourquoi l’État poursuit-il sa politique de l’autruche et fait tout pour cacher la vérité historique ? Y aurait-il tant de secrets inavoués et inavouables ? La reconnaissance du fait nucléaire serait-elle un perpétuel combat ? D’ailleurs, y aura-t-il jamais un Centre de mémoire des essais en Polynésie ? La question est posée.

Enfin, parce que nous aimons aussi vous faire vous évader, retrouvez notre portrait haut en couleur de Titouan Lamazou (lire pages 18 à 25). Artiste talentueux et navigateur insatiable, celui qui a été piqué au tiare il y a plus de quarante ans déjà a décidé de poser l’encre et les pinceaux au fenua. Découvrez un homme d’exception, qui confie avoir une “empathie sociale congénitale”, mais également un peintre de génie, qui a eu à cœur de créer une gamme de produits dérivés de ses œuvres privilégiant une coopération locale avec l’ambition d’une production 100% “made in Tahiti. Un bel exemple d’énergie positive, dont nous devrions nous inspirer. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et vous adresse ses meilleurs vœux pour 2021.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT