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Culture

"Nuit de la lecture" : venez faire du bruit à la bibliothèque universitaire ! - 10/01/2020 | Vaea Deplat

L’Université de la Polynésie française (l’UPF) frappe fort en ce début d’année : non seulement elle ouvrira les portes de la bibliothèque aux visiteurs la nuit, mais tout le monde pourra y faire du...

Le Matavaa : une culture vivante, à la croisée des chemins entre codification et innovation - 10/01/2020 | Vaea Deplat

Retour sur ce douzième Matavaa, qui a eu lieu à Ua Pou du 16 au 19 décembre dernier, entre les tohua Takuua et Anauu à Hakahau, et le meàe (marae) Mauia dans la vallée de Hohoi. Chargé de participer...

Avez-vous lu les romans d’Alexandre Moeava Ata ? - 10/01/2020 | Daniel Margueron

Visiblement, lors du décès en septembre dernier d’Alexandre Ata, l’homme qui avait eu l’oreille de tous les présidents de la Polynésie, depuis Pouvana’a jusqu’à Oscar Temaru – avec une prédilection...

Opération ‘ETE : l’artisanat traditionnel, un recours pour protéger notre environnement - 13/12/2019 | Laura Théron

Le Service de l’artisanat traditionnel organise, pour la troisième année consécutive, l’Opération ‘ETE, qui vise à mettre en avant la fabrication et l’utilisation de sacs et paniers réutilisables....

La Polynésie, terre des produits d’excellence - 27/12/2019 | Ariitaimai Amary

Considérée comme la Nouvelle Cythère par les Européens arrivés il y a quelques siècles, la Polynésie se distingue notamment grâce à la richesse caractéristique de sa faune et de sa flore. Dans ce...

Heiva i Tahiti : Simone Grand, entre hommage et transmission - 29/11/2019 | Dominique Schmitt

Notre chroniqueuse des "Grandes plumes", qui possède notamment une formation en anthropologie, vient de publier un ouvrage intitulé ’Ua rē i te - Lauréats au Heiva i Tahiti. Dans ce nouveau livre,...

HTJ ou le grand détournement - 29/11/2019 | Vaea Deplat

Deux années se sont écoulées depuis notre précédent portrait sur le prolifique Hell Ton John, dit HTJ. L’artiste n’est, en effet, pas du genre à s’étendre ni à prendre des pincettes. Concis, concret...

L'auteur du roman Les Immémoriaux, Victor Segalen, a-t-il encore une actualité dans la Polynésie de 2019 ? - 15/11/2019 | Daniel Margueron

En mai 1919 décède, à 41 ans, l’écrivain d’origine bretonne Victor Segalen. Il avait publié Les Immémoriaux en 1907, après un séjour en Polynésie comme médecin de la Marine de janvier 1903 à...
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Comme un parfum de Macron…

Comme un parfum de Macron…
La décision du Conseil d’État, le 27 janvier dernier, de ne pas appliquer l’amendement à la loi Morin pour les demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires déposées avant 2019 a surpris la Polynésie entière… mais agréablement pour une fois ! Cette institution publique, qui est chargée de conseiller le Gouvernement central et se veut la plus haute des juridictions de l’ordre administratif, met donc finalement à mal “l’amendement Tetuanui”, créé le 30 décembre 2018, qui réintégrait dans la loi, après la suppression de la notion de “risque négligeable”, un seuil minimal d’exposition aux rayonnements ionisants pour accéder aux indemnisations (une dose annuelle de 1 millisievert). Conséquence immédiate : deux victimes, dont les dossiers avaient pourtant été rejetés par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), ont pu obtenir gain de cause. Ces décisions font ainsi jurisprudence pour 62 autres cas ayant reçu un avis défavorable parmi les 138 demandes d’indemnisation en attente.

Même le président du Pays n’a pas caché son grand étonnement. Sans chercher à “faire le travail du Civen”, Édouard Fritch a considéré, au micro de Radio 1, qu’il va manquer au comité “un critère qui permette de dire oui ou non”. Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, a déclaré pour sa part, lors de sa courte visite au fenua : “Chacun prend acte de cette décision”, en ajoutant que ce sera au Civen d’en “examiner les conséquences”, en l’absence d’une estimation précise de l’impact financier sur l’État. Sans surprise cette fois, Auguste Uebe-Carlson, fondateur et président de l’association 193, a, lui, réagi positivement à cette grande annonce dans les colonnes de Tahiti Infos : “C’est vraiment un encouragement (…) pour toutes les familles à se manifester pour que cet amendement [“Tetuanui”] soit supprimé ou suspendu en attendant des études sérieuses de la part de l’État à propos de la réalité des maladies qui touchent notre pays.” Selon lui, “le nombre de dossiers a considérablement baissé” depuis l’entrée en vigueur de cet amendement, qui “a découragé beaucoup de familles polynésiennes à entamer une demande d’indemnisation”. Le père Auguste n’a d’ailleurs pas manqué d’affirmer : “Nous rappellerons au président Macron ces décisions du Conseil d’État.

En effet, malgré deux reports en 2019, le président de la République française nous fera enfin l’honneur d’un séjour en Polynésie du 16 au 18 avril 2020, des dates dont nous vous avions donné la primeur dans l’édition du 13 décembre dernier (lire TPM n° 422). On peut tout de même s’interroger sur cette décision tonitruante du Conseil d’État en faveur des Polynésiens. D’autant qu’elle s’est suivie, quelques jours après, du passage tout sourire de Mme Girardin sur nos terres, offrant par la même occasion un joli coup de pouce pour les municipales au Tapura Huiraatira, parti local majoritaire rallié à la liste La République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron… Juste avant la ministre des Outre-mer, c’était Stanislas Cazelles, le conseiller Outre-mer de l’Élysée, qui se déplaçait à Tahiti pour préparer le voyage du chef de l’État. Alors, hasard du calendrier ou pas, le terrain semble parfaitement déblayé pour l’arrivée du Président ! Si beaucoup redoutent qu’on leur vende encore des salades, ce qui est sûr, c’est que victimes ou non des essais, bien des hommes et des femmes l’attendent de pied ferme et qu’au menu, ils lui proposeront, eux, des échanges et des débats de vive voix autour du sujet explosif du nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt