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De Tahiti à Makatea : rififi dans le monde de l'escalade


Vendredi 23 Août 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Alors que l'île paisible des Tuamotu s'est retrouvée sous le feu des projecteurs en juin dernier, avec l'événement international "Makatea Vertical Adventure", des polémiques n'ont pas tardé à surgir dans le milieu local de l'escalade. En cause : la paternité de l'activité lancée par le fils du maire, mais aussi des questions de sécurité et d'encadrement…



Du 26 au 30 juin dernier, Makatea a accueilli l’événement "Makatea Vertical Adventure", marquant ainsi l’ouverture du premier site d’escalade en milieu naturel en Polynésie. Près de 200 participants, dont des sportifs professionnels internationaux, se sont inscrits à ce rendez-vous qui proposait de l’escalade, du rappel, de la tyrolienne, de la randonnée, ainsi qu'une visite des points d’intérêt de l’île. Le projet est né de la rencontre entre Heitapu Mai, le fils du maire et fondateur de l’association Makatea Escalade, et l’équipe de Maewan Adventure Base, composée de Marion Courtois et Erwan Le Lann. Si tout semble merveilleux sur le papier, la paternité de l'activité est pourtant revendiquée par François Pratique, le président du club Vertical Limit, affilié à la Fédération française de montagne et d'escalade (FFME) depuis plusieurs années. Ce club a géré, par exemple, le mur d'escalade de l'Université de la Polynésie française, qui a connu un grand succès, avec une centaine de grimpeurs chaque semaine (le mur n'est plus utilisé, car il mérite d'être rénové)...

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT