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De l'humour survolté avec Jovany !


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Dominique Schmitt


Après "Putain de week-end !", l'association pour la Promotion des arts, de la culture, des loisirs et des événements en Polynésie française (PACL Events) propose une nouvelle programmation drôle avec "L’univers est grand, le sien est compliqué". Porté par l'humoriste Jovany et prévu les 23 et 24 février, au Grand théâtre, ce spectacle promet d’être déjanté !



Lauréat de nombreux festivals (22 prix), cet artiste peut s’enorgueillir d’avoir souvent reçu la plus flatteuse des récompenses : le Prix du Public. Il a été aussi récompensé, en 2017, du Prix pour l'humour remis par la Fondation Raymond Devos. Enfant de la balle, Jovany a grandi dans sa bulle sous les feux des projecteurs, dirigé par un grand-père clown, musicien et amuseur public. Du cirque au théâtre contemporain, en passant par la magie, la jonglerie, l’automate, le hip-hop, ou encore la chanson, il est devenu un artiste pluridisciplinaire...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 374 en cliquant ICI


Infos pratiques
Vendredi 23 et samedi 24 février 2018
Grand théâtre
Tarif unique : à partir de 2 500 Fcfp
Billets en vente : dans les magasins Carrefour, à Radio 1 et sur ticket-pacific.pf


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La stabilité avant tout

Le 6 mai dernier, avec plus de 66 000 voix, le Tapura Hui- raatira du président Édouard Fritch raflait la mise des
sièges à pourvoir au sein de l’assemblée où les Rouges représentent désormais 66,66 % de l’hémicycle. Il n’en faudrait pas plus pour que tout superstitieux ne se rue dans le premier magasin de jeu à gratter pour tenter d’y gagner le pac- tole avec un numéro fétiche, le 6 par exemple.
Édouard Fritch ne doit pourtant pas à la chance d’avoir obtenu un succès attendu après les résultats du premier tour, fort de l’adhésion de près d’un vote exprimé sur deux par des Polynésiens qui n’ont pas cédé au chant des sirènes de l’abstentionnisme, même si ce dernier est encore en progression. Placé au pouvoir par Gaston Flosse en 2015, celui qui n’est plus considéré
depuis lors comme le gendre idéal par ce même Gaston Flosse a su fédérer autour de sa personne avant de fédérer autour d’un programme. Rien de bien révolutionnaire, des projets à taille humaine qui accompagnent le développement touristique, comme partout ailleurs dans le monde (+7 %) et économique, essentiellement basé à Hao, sans oublier quelques réformes structurelles notamment celle de la retraite, dans un premier temps, puis inévitablement de toute la Protection sociale généralisée. Une gestion de bon père de famille, pourrait-on dire, misant sur une stabilité politique retrouvée qui s’accompagne de l’indice de confiance. Pourra-t-elle résister à une instabilité portée par une partie de l’opposition politique ? Rien n’est moins sûr. Et la tâche du prochain gouvernement à venir pour- rait bien être, après l’élection du président de l’assemblée prévue hier et du président du Pays programmée pour aujourd’hui, d’éteindre des incendies comme ceux que le Tahoera’a a reconnu avoir allumés lors des dernières années (voir article de Jean-Marc Regnault en page 10).
Le ton risque d’être vite donné avec l’urgence des premières réformes qui avaient fait descendre les syndicats dans la rue. Un Tavini qui stagne et un Tahoera’a qui joue sa survie et tentera de continuer d’exister jusqu’aux muni- cipales de 2020 auront du mal à faire entendre leurs voix dans l’hémicycle face aux 38 sièges rouges à l’assemblée sur 57 possibles. Il reste à espérer que les débats s’y cantonnent.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier