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Des tableaux de sable d'ici et d'ailleurs sous les doigts en or de Martine Martre


Vendredi 4 Mai 2018 - écrit par Dominique Schmitt


Mélanges d'influences polynésiennes et languedociennes, les œuvres de Martine Martre sont impressionnantes de réalisme. Créés de façon unique, ses tableaux de sable ont été exposés pour la première fois en Métropole en mai dernier, et seront de nouveau dévoilés au public hexagonal en 2018 et 2019. Rencontre avec une passionnée,
qui fige dans le temps des scènes de vie quotidienne.



Crédit photos : Alain Martre
Crédit photos : Alain Martre
D'enseignante à artiste, il n'y a qu'un pas. En tout cas, c'est le chemin qu'a emprunté Martine Martre, ancienne professeur d'éducation physique et sportive. À la retraite depuis 2005, elle s'est découvert une passion : les tableaux de sable. Et c'est aujourd'hui avec beaucoup de talent qu'elle "dessine" des scènes de la vie quotidienne au fenua et ailleurs. Ses œuvres, marquées par des influences à la fois polynésiennes et languedociennes, immortalisent des moments furtifs mais intenses. Personnages, paysages, animaux, fleurs, traditions, sports… Ces thèmes varient au fil de son inspiration.
Elle utilise essentiellement des sables provenant de toute la Polynésie, mais aussi venus d’ailleurs (Nouvelle-Zélande, États-Unis, Hawaii, Australie, France…), et s'inscrit dans un courant figuratif en se basant sur des photos ou des photomontages, selon ses projets. Chacune de ses réalisations nécessite entre 35 et 40 heures de travail ! Martine Martre est la seule à effectuer un travail aussi poussé avec du sable et bien peu d’artistes dans le monde peuvent rivaliser...

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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier