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Diplomatie : Macron à Sydney pour "ancrer" la relation franco-australienne


Vendredi 4 Mai 2018 - écrit par Agence France-Presse




Le président français Emmanuel Macron était en début de semaine en Australie, où il entend "ancrer" la relation franco-australienne "sur le plan stratégique, économique, mais aussi scientifique, culturel et linguistique", et "acter un nouvel axe indo-pacifique", a-t-il déclaré à la presse à Sydney.
Il s'agit du deuxième déplacement d'un chef d'État français en Australie, après celui de François Hollande en 2014.
"Une anomalie", a estimé M. Macron dans une déclaration en anglais au cours du dîner officiel donné en son honneur à l'Opéra de Sydney par le Premier ministre australien Malcolm Turnbull.
"i[J'ai donc souhaité
(...) être ici dès la première année de mon mandat, pour marquer la volonté de la France de franchir un nouveau cap avec vous (...) Une Australie forte dans la région et dans le monde est dans l'intérêt de la France et réciproquement]i", a-t-il expliqué.
Il a rappelé que le lien entre l'Australie et la France, "historique" depuis que "des soldats australiens sont venus défendre notre territoire" lors des Première et Deuxième Guerres mondiales, "s'est consolidé" en 2016, lorsque l'Australie a commandé à Naval Group (ex-DCNS) 12 sous-marins de nouvelle génération pour un contrat de 35 milliards d'euros, a-t-il expliqué.
Un partenariat industriel qui constitue la première étape d'un partenariat stratégique plus large pour faire face aux risques et aux enjeux de la région (risques terroristes, trafics, problèmes climatiques), et à terme, une avancée vers un partenariat économique renforcé, selon l'Elysée.
"Nous allons ensemble inscrire cette commande dans une relation stratégique renforcée", "une nouvelle stratégie indo-pacifique", un nouvel "axe Paris-New Delhi-Camberra", a insisté Emmanuel Macron, alors que Camberra s'inquiète face à la montée en puissance de la Chine dans la région. Il ne s'agit pas de s'opposer à la Chine, mais d'être présent dans la région également, a précisé l'Elysée.
Le président français a signé mercredi plusieurs accords de coopération (dans les domaines de la santé, du spatial, de la recherche, de l'université, mais aussi en matière de technologie de la défense, de marine, d'échanges de renseignement, de cybersécurité) et évoqué le combat commun contre le terrorisme.

Source : Agence France-Presse

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier