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Discriminations LGBT en Outre-mer : vers un vent "d’optimisme" ?


Jeudi 28 Juin 2018 - écrit par Serge Massau


Un rapport inédit de l’Assemblée nationale constate des discriminations plus fortes envers les personnes homosexuelles en Outre-mer. Mais il se réjouit aussi d’un changement de mentalités au sein des jeunes générations.



Tara, Miss Vahine Tane 2018. Crédit photo : DR
Tara, Miss Vahine Tane 2018. Crédit photo : DR
C’est un rapport qui a été adopté en catimini, en présence d’une petite poignée de députés, mais il a pourtant été qualifié d’ "historique" par le président de la Délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale, Olivier Serva.
Pour la première fois, trois députés ont étudié pendant plusieurs semaines la situation des personnes homosexuelles en Outre-mer. Pour le député de Charente-Maritime Raphaël Gérard, il s’agissait de participer à "briser la loi du silence" contre ces discriminations qui "semblent plus marquées" en outre-mer que dans l’Hexagone, et pour aider ceux "qui ne peuvent choisir l’émancipation qu’au prix de l’exil ou du sang parce que certains refusent de voir en eux l’égale part d’humanité".
Laurence Vanceunebrock-Mialon, également co-rapporteure et députée de l’Allier, souligne le poids des stéréotypes qui assigne les hommes au "mythe très prégnant de la virilité" et les femmes "à la fonction reproductive", mais aussi le poids de l’insularité. La prise de conscience à l’origine de ce rapport a eu lieu d’ailleurs après la polémique liée aux anciens propos du président de la Délégation aux Outre-mer, le député de Guadeloupe Olivier Serva, qui avait qualifié l’homosexualité d’ "abomination"...

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier