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Disparition d'un ferry aux Kiribati : Les recherches aériennes suspendues


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Agence France-Presse




Les recherches aériennes lancées après la disparition il y a deux semaines d'un ferry au large des Kiribati, dans le Pacifique, ont été suspendues, alors que plus de 80 personnes manquent toujours à l'appel. "Le gouvernement des Kiribati a suspendu les recherches aériennes pour retrouver des survivants du ferry MV Butiraoi", a annoncé vendredi dans un communiqué le Centre néo-zélandais de coordination des sauvetages. Le catamaran en bois de 17,5 mètres de long faisait la liaison entre l'île de Nonouti et Betio, également dans l'archipel des Kiribati, un voyage de 250 kilomètres. Il avait appareillé le 18 janvier avec 88 personnes à bord, parmi lesquelles 23 mineurs en route pour la capitale des Kiribati, South Tarawa, pour y débuter leur trimestre scolaire. D'après les responsables néo-zélandais qui participent aux recherches, le navire avait été porté disparu le 19. Seuls sept rescapés, dont une adolescente de 14 ans, avaient été retrouvés la semaine dernière dans un canot à la dérive.

Source : Agence France-Presse

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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier