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Disparition d'un ferry aux Kiribati : Les recherches aériennes suspendues


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Agence France-Presse




Les recherches aériennes lancées après la disparition il y a deux semaines d'un ferry au large des Kiribati, dans le Pacifique, ont été suspendues, alors que plus de 80 personnes manquent toujours à l'appel. "Le gouvernement des Kiribati a suspendu les recherches aériennes pour retrouver des survivants du ferry MV Butiraoi", a annoncé vendredi dans un communiqué le Centre néo-zélandais de coordination des sauvetages. Le catamaran en bois de 17,5 mètres de long faisait la liaison entre l'île de Nonouti et Betio, également dans l'archipel des Kiribati, un voyage de 250 kilomètres. Il avait appareillé le 18 janvier avec 88 personnes à bord, parmi lesquelles 23 mineurs en route pour la capitale des Kiribati, South Tarawa, pour y débuter leur trimestre scolaire. D'après les responsables néo-zélandais qui participent aux recherches, le navire avait été porté disparu le 19. Seuls sept rescapés, dont une adolescente de 14 ans, avaient été retrouvés la semaine dernière dans un canot à la dérive.

Source : Agence France-Presse

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La stabilité avant tout

Le 6 mai dernier, avec plus de 66 000 voix, le Tapura Hui- raatira du président Édouard Fritch raflait la mise des
sièges à pourvoir au sein de l’assemblée où les Rouges représentent désormais 66,66 % de l’hémicycle. Il n’en faudrait pas plus pour que tout superstitieux ne se rue dans le premier magasin de jeu à gratter pour tenter d’y gagner le pac- tole avec un numéro fétiche, le 6 par exemple.
Édouard Fritch ne doit pourtant pas à la chance d’avoir obtenu un succès attendu après les résultats du premier tour, fort de l’adhésion de près d’un vote exprimé sur deux par des Polynésiens qui n’ont pas cédé au chant des sirènes de l’abstentionnisme, même si ce dernier est encore en progression. Placé au pouvoir par Gaston Flosse en 2015, celui qui n’est plus considéré
depuis lors comme le gendre idéal par ce même Gaston Flosse a su fédérer autour de sa personne avant de fédérer autour d’un programme. Rien de bien révolutionnaire, des projets à taille humaine qui accompagnent le développement touristique, comme partout ailleurs dans le monde (+7 %) et économique, essentiellement basé à Hao, sans oublier quelques réformes structurelles notamment celle de la retraite, dans un premier temps, puis inévitablement de toute la Protection sociale généralisée. Une gestion de bon père de famille, pourrait-on dire, misant sur une stabilité politique retrouvée qui s’accompagne de l’indice de confiance. Pourra-t-elle résister à une instabilité portée par une partie de l’opposition politique ? Rien n’est moins sûr. Et la tâche du prochain gouvernement à venir pour- rait bien être, après l’élection du président de l’assemblée prévue hier et du président du Pays programmée pour aujourd’hui, d’éteindre des incendies comme ceux que le Tahoera’a a reconnu avoir allumés lors des dernières années (voir article de Jean-Marc Regnault en page 10).
Le ton risque d’être vite donné avec l’urgence des premières réformes qui avaient fait descendre les syndicats dans la rue. Un Tavini qui stagne et un Tahoera’a qui joue sa survie et tentera de continuer d’exister jusqu’aux muni- cipales de 2020 auront du mal à faire entendre leurs voix dans l’hémicycle face aux 38 sièges rouges à l’assemblée sur 57 possibles. Il reste à espérer que les débats s’y cantonnent.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier