Menu

Dominique Sorain : "De plus en plus de personnes sont hospitalisées et le virus tue"


Vendredi 16 Octobre 2020 - écrit par Dominique SCHMITT


Le HC Dominique Sorain a fait un point sur la situation sanitaire liée au Covid-19 en Polynésie. Face à l'explosion de cas actifs ces derniers jours, les autorités sanitaires ont décidé de passer au Stade 4 du plan COVID FENUA, alors qu'un 14e décès est à déplorer ce vendredi et que 61 hospitalisations sont en cours, dont 10 réanimations. De nouvelles mesures viennent d'être annoncées jusqu'au 25 novembre prochain.



Allocution prononcée par le Haut-commissaire, M. Dominique SORAIN, le 16 octobre 2020

"Monsieur le Vice-Président,
Mesdames, Messieurs,
Nous voici réuni une fois de plus pour faire le point sur la situation
sanitaire du territoire.
Nous constatons depuis 10 jours une aggravation brutale de
l’épidémie sur le fenua. Depuis la fin juillet nous en sommes à 3 735
cas actifs
En effet, le nombre de cas actifs depuis le weekend dernier a
fortement augmenté. Nous sommes passés de 30 à 40 cas en moyenne
par jour jusqu’à mercredi dernier à une augmentation soudaine de 90
cas par jour en fin de semaine dernière qui s’est encore amplifiée
durant le week-end dernier au cours duquel près de 500 cas ont été
détectés. Nous avons franchi la barre des 1000 cas actifs cette
semaine.

2
Nous déplorons malheureusement 14 victimes depuis le 10 septembre,
essentiellement des personnes vulnérables, et nous avons une pensée
pour leurs familles et leurs proches.
Le constat est clair : la circulation du virus s’est accélérée
considérablement depuis un peu plus d’une semaine.
De plus en plus de personnes sont hospitalisées et le virus tue.

Aussi les autorités sanitaires ont décidé de passer au Stade 4 du plan
COVID FENUA, même si nous n’avons pas à ce jour de saturation de
l’offre de soins. Je rappelle que les critères sont : les taux de
circulation du virus et la disponibilité en offre de soin.
Aujourd’hui, 61 personnes sont hospitalisées dont 10 personnes en
réanimation COVID. Je rappelle que nous pouvons aller au maximum
jusqu’à 200 places en hospitalisation simple et 60 places en
réanimation. Toutefois nos capacités humaines et matérielles
pourraient atteindre leurs limites et sont désormais engagées dans une
véritable « course de fond » de plusieurs mois.

3
Nous avions pris des mesures depuis mi-août, renouvelées en
renforcées en septembre :

 déclaration préalable pour tous les rassemblements
organisés de plus de 10 personnes sur la voie publique ;
 interdiction des rassemblements informels de plus de 10
personnes ;
 fermeture des discothèques et boîtes de nuit ;
 mesures sanitaires dans les restaurants et débits de boissons ;
 port du masque obligatoire dans certains espaces publics.

Ces mesures correspondaient à la situation d’une reprise de l’épidémie
dans laquelle il fallait contenir les foyers de contamination.
Mais aujourd’hui, a situation est différente. L’accélération de la
contamination nécessite un renforcement de ces mesures afin de
casser cette dynamique et les chaînes de contamination.

4
Aujourd’hui, il est possible de dire que les règles sur notre territoire,
les mesures de protection, sont globalement respectées. Cependant il
est indéniable que les gestes barrières ne sont pas systématiquement
appliqués. C’est ce côté systématique qui est nécessaire. Peut-être par
lassitude, parce que souvent les personnes porteuses du virus n’ont pas
de symptômes visibles, parce qu’on pense que ce virus ne peut toucher
que les autres. Et pourtant la maladie circule toujours plus.

Le dispositif national, présenté par le Président de la République le 14
octobre va être précisé par décret dans les prochains jours et va nous
permettre de renforcer notre dispositif. Ce cadre national va renforcer
nos capacités d’action.
Comme l’a dit le Président de la République, la situation de chaque
territoire est différente et l’organisation n’est pas la même. C’est
pourquoi, nous déclinerons localement l’application de l’état
d’urgence sanitaire décrété au niveau national, en concertation avec le
Pays et les communes.

5
C’est pour cela que le mesures que nous allons annoncer ensemble,
Pays et Etat, vont vous être décrites. A chaque fois, j’insiste sur le
pilotage en commun.
En effet, les foyers de contaminations se concentrent essentiellement
sur Tahiti et Moorea, même si nous avons des cas dans les archipels
(un peu plus d’une vingtaine de cas), et il importe de préserver la
situation des archipels au cœur de nos préoccupations.
Nous allons donc nous engager dans une nouvelle étape de lutte contre
le virus qui va nous mobiliser collectivement et individuellement.

Dans ce contexte, notre objectif est double depuis le début :
- protéger les plus fragiles et ne pas saturer l’offre de soin.
C’est cette priorité sanitaire qui nous guide.
- ne pas mettre notre société et notre économie à l’arrêt en
maintenant les écoles ouvertes, en préservant nos emplois et
et éviter la faillite d’entreprises déjà en difficulté. Nous
devons tout faire pour éviter le reconfinement général.

6
Il existe beaucoup trop d’occasions pendant lesquelles les personnes
n’appliquent pas ou mal les gestes barrière, ne portent pas le masque,
continuent à se rassembler sans prendre les précautions nécessaires.
Cela doit être un réflexe.
Je le rappelle, ce sont ces contacts rapprochés qui créent un risque
important de contamination et de dissémination du virus.

Ainsi, les mesures déjà en vigueur sont maintenues et vont être
complétées par un ensemble de dispositifs, qui vont concerner les
lieux publics mais qui vont également impacter la sphère privée.

DANS LA SPHERE PUBLIQUE

Nous avons pris la décision d’interdire les rassemblements festifs
familiaux ou amicaux qui se déroulent dans des établissements
recevant du public, notamment les salles des fêtes, et que nous
considérons à risque, pour lesquels les mesures barrière ne sont
pas toujours respectées : mariages, baptêmes, baby shower, soirées
étudiantes, évènements musicaux festifs.

7
Par ailleurs, nous avons décidé de procéder à une interdiction des
rassemblements de plus de 6 personnes sur la voie publique, selon
des modalités juridiques qui seront précisées en début de semaine
prochaine.

En revanche, les rassemblements professionnels et scolaires
demeureront autorisés.

J’indique également que les rassemblements aux fins de jeux de
bingos et combats de coqs seront interdits. Nous avons constaté
une source de contamination très forte ces dernières semaines à
l’occasion de ces rassemblements.

Dans les établissements sportifs, qui pour certains sont des espaces
clos à forte promiscuité, nous rappelons qu’il est impératif de
respecter les protocoles sanitaires pour lesquels les fédérations et
associations sportives se sont engagées et qu’il est de leur
responsabilité de les faire appliquer.

8
Le Ministre chargé des Sports a contacté les structures concernées
pour s’assurer du respect de ces règles.

Ainsi, il leur appartient de réduire de 50% le nombre
d’utilisateurs présents ou la taille des groupes par séance et de
réserver un espace de 4 m2 pour chaque participant.
En lien avec le Pays, nous veillerons avec la plus grande vigilance à
leur strict respect.
Par ailleurs, l’ensemble des compétitions sportives devront désormais
se tenir à huit clos (sans spectateurs).

Je rappelle que dans les bars et les restaurants, les clients doivent
impérativement consommer assis, avec une distance d’un mètre
entre les personnes regroupées autour chaque table, ne pas se
regrouper et porter le masque lors de leurs déplacements.
Les tables devront désormais être limitées à 6 personnes.

9
Pour les évènements de type salons, foires et autres rassemblements
organisés, je sais que les organisateurs font le maximum pour assurer
la protection sanitaire des visiteurs.
Désormais, l’accueil du public ne sera permis que si le nombre de
personnes présentes permet de réserver à chacune une surface de
4m2
. Il faut éviter la promiscuité, l’entassement.
Dans les transports publics, avion, bus, bateau, je rappelle que le
masque est strictement obligatoire.

La aussi, parfois, même si cette mesure est globalement respectée, les
gestion barrières sont oubliés. Et pour éviter ce phénomène, les snacks
à bord des navettes maritimes seront fermés et les contrôles seront
renforcés dans tous les transports publics.

10
Le milieu professionnel est également propice à la contamination, à
la diffusion du virus. J’appelle les dirigeants de ces établissements à
leur responsabilité pour faire respecter les gestes barrières au sein de
leur structure, dans les espaces communs, lors de réunions ou de
moments de pauses. Nous sommes tous concernés y compris dans les
administrations.

Concernant les commerces, je rappelle que le port du masque est
obligatoire et les gérants doivent organiser les lieux en appliquant les
mesures sanitaires en vigueur.
Dans l’ensemble, ces mesures sont respectées. Mais j’appelle les
dirigeants, en responsabilité, à poursuivre l’application stricte de ces
mesures nécessaires à la protection de leurs clients.

11
Les mesures déjà mises en œuvre par les confessions religieuses
seront maintenues. Avec le Pays, nous consulterons leurs responsables
pour voir avec eux, dès lundi prochain, comment renforcer les
mesures sanitaires pendant les offices. Il est primordial de sécuriser
l’accueil des fidèles et de leur famille.

En ce qui concerne les veillées funéraires, les participants devront
désormais se limiter à des groupes de 10 personnes maximum, chaque
groupe étant susceptible d’assister l’un après l’autre à la veillée.

Je terminerai l’énumération de ces mesures en évoquant la question du
couvre-feu. Je sais que cette disposition est souhaitée par de nombreux
élus et habitants du fenua parce qu’elle permet de limiter les
rassemblements pendant la nuit. Je dois cependant attendre la parution
du décret relatif à l’état d’urgence sanitaire pour en connaître les
modalités d’instauration.

12
Le Président de la République a annoncé que cela s’appliquait à un
certain nombre de territoires, il s’agit des grandes métropoles urbaines
de l’hexagone. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans cette liste.
Nous allons voir dans quelles conditions et cela suppose un dialogue
avec le Pays et les tavana pour déterminer si une telle mesure sera
possible.

Concernant l’ensemble de ces mesures, nous avons décidé avec le
Président de la Polynésie française de les rendre applicables jusqu’au
25 novembre inclus. Un arrêté sera pris en début de semaine
prochaine après la parution du décret relatif à l’état d’urgence
sanitaire. Si d’ici le 25 novembre, il y avait d’autres décisions à
prendre, elles seront prises, tout ceci peut être revu dans un sens ou
dans un autre.

13

DANS LA SPHERE PRIVEE
Ces mesures prises dans la sphère publique ne pourront pleinement
fonctionner que si les mêmes règles sont appliquées dans notre cercle
privé.
Nous devons garder à l’esprit que le virus continue à circuler et ne
s’arrête pas à notre porte. C’est une évidence, mais souvent on peut
être rassuré par le fait de se retrouver entre amis, en famille et que le
virus ne circule pas, mais il faut rester vigilant.

C’est pour cette raison que les rassemblements informels de plus de
10 personnes restent interdits. Aller à la plage en nombre trop
important, participer à un pique-nique en groupe dans un parc, se
regrouper sur les motu, faire un bingo, c’est prendre le risque de se
contaminer et de ramener le virus chez soi et à son tour de contaminer
ses proches.
En famille, entre amis, nous ne sommes pas à l’abri de transmettre le
virus à notre insu. Et pourtant non, le virus est bien là.

14
Cette vigilance est d’autant plus nécessaire qu’à l’approche des
vacances de la Toussaint de nombreux déplacements dans les îles
pourraient engendrer une augmentation du nombre de cas.
En vacances, le virus sera toujours là, il nous faut donc redoubler
d’effort en changeant les comportements. Je le sais, c’est un sacrifice,
nous l’avons dit régulièrement, c’est changer nos habitudes, c’est se
priver de moments agréables, de moments conviviaux. C’est donc un
sacrifice mais il est nécessaire ; c’est dans l’intérêt de nous tous.

Je tiens également à rappeler ici le rôle important dans cette crise des
Tavana et de leurs plans communaux de sauvegarde (PCS) dès la fin
du mois d’aout. Ils agissent au quotidien, au plus près de la
population, mettent en œuvre et accompagnent leurs populations dans
cette période difficile.
J’ai tenu la semaine dernière une réunion avec les responsables des
PCS de Tahiti et je remercie les communes, maillon essentiel dans la
lutte contre l’épidémie, pour leur fort engagement.

15
Notre objectif commun est de cibler les quartiers sensibles qui sont de
véritables zones d’action prioritaire.
Là aussi, il s’agit de protéger les plus fragiles qu’il s’agisse des
personnes âgées, des personnes malades (diabète avec un fort taux de
prévalence sur le territoire).

Pour cela, les communes qui mobilisent déjà leurs mutoi et
intervenants sanitaires dans le cadre des plans communaux de
sauvegarde, sont appuyées par la Pays au travers des emplois aidés
(CAE) et par les policiers et les gendarmes.
Des masques ont été mis disposition par le Pays et l’Etat pour la
population. Cette mobilisation sera toujours un volet important de
l’ensemble des communes, des élus, des associations. Il s’agit de
mailler le territoire pour assurer cette mobilisation de tous.

16
En ce qui concerne les forces de sécurité, ma priorité, je l’ai déjà dit,
n’est pas la verbalisation. Toutefois, force est de constater que des
comportements inappropriés sont encore fréquents. Ce n’est pas
acceptable, qu’il s’agisse de comportements individuels ou de
manquements de responsables d’établissements commerciaux.
J’ai donc demandé aux forces de l’ordre de renforcer les contrôles
et de sanctionner les manquements les plus graves. Très présentes
ces dernières semaines et ce weekend encore, elles seront encore
plus présentes.
Toutes les mesures que nous prenons aujourd’hui ne pourront
être efficaces que si nous les respectons tous collectivement.
Je le rappelle, nous devons travailler plus que jamais ensemble pour
nous protéger dans les différentes composantes de notre vie.
Aussi, avec le Pays nous entamerons dès lundi un dialogue avec les
tavanas et les acteurs socio-économiques pour faire un point de
situation et réfléchir ensemble aux modalités de lutte contre
l’épidémie.

17
J’en appelle aujourd’hui solennellement au sens des responsabilités de
chacune et chacun d’entre vous, en tant que citoyen, en tant que chef
de famille, en tant que chef d’entreprise, en tant que responsable
d’associations. Dans toutes les composantes de notre vie, de nos
activités, nous devons avoir cette préoccupation du virus pour éviter
sa propagation, éviter que cela touche les personnes fragiles, éviter les
hospitalisations, éviter les décès supplémentaires.
Nous sommes engagés dans un combat face à ce virus, un combat qui
s’installe dans le temps et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons.
Portez vos masques, lavez-vous les mains régulièrement, respectez
les distanciations sociales, quand vous ressentez des symptômes
signalez-vous et isolez-vous. Respectez les autres.
Nous devons faire preuve d’un engagement de tous les instants.
Je sais pouvoir compter sur vous."

Communiqué du Haut-commissariat


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 23 Octobre 2020 - 08:48 On vote en Océanie

Vendredi 23 Octobre 2020 - 08:45 En Nouvelle-Calédonie, la décolonisation en péril


Nouveau commentaire :

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT