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Dossiers

Le rāhui veut retrouver sa place - 10/02/2017 | Toatane Rurua et Luc Ollivier

Ça bouillonne dans le lagon de Moorea depuis quelques mois ! Le Plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) est sérieusement remis en question par l’association "Rahui de Moorea", créée en août 2016....

Alcool au travail : la fin du laxisme ? - 27/01/2017 | Luc Ollivier

L’état d’ébriété sur le lieu de travail est devenu une véritable préoccupation du monde patronal suite notamment à un accident qui a causé la mort d’un salarié et qui a valu à l’employeur d’écoper de...

L’industrie locale ne passe pas encore au vert - 13/01/2017 | Luc Ollivier

Alors que la situation sur l’état de pollution et de gestion des déchets avait fait l’objet d’un rapport accablant l’année dernière, la situation n’a pas beaucoup évolué, même si certaines...

"Une politique familiale forte ?" - 29/12/2016 | Marc Cizeron

Dans notre dernier numéro, notre journaliste Lucie Rabréaud s’était attachée, dans un article intitulé "L’urgence d’une politique familiale forte", à présenter les grandes lignes du constat dressé...

Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes - 29/12/2016 | Boris Alexandre Spasov

"Là où il y a une volonté il y a un chemin", Churchill La Polynésie française, constituée de cinq archipels, est devenue une collectivité autonome de la République française. Les dernières...

L’urgence d’une politique familiale forte - 09/12/2016 | Lucie Rabréaud

Le comité de pilotage pour la conférence de la famille a dressé un constat inquiétant sur la situation des familles polynésiennes. La société de consommation dans laquelle sont entrés les Polynésiens...

Internet : quels satellites pour nos îles ? - 09/12/2016 | Luc Ollivier

L’accès Internet haut débit sur l’ensemble de la Polynésie française n’est plus qu’une question de temps. Après l’arrivée du câble Honotua qui sert principalement l’archipel de la Société, le...

L’astronomie des anciens Polynésiens - 26/11/2016 | Louis Cruchet, anthropologue

L’astrologie, sœur de l’astronomie, est née à Sumer grâce à la révolution du néolithique. Des changements économiques et politiques, apparus avec l'accroissement des rendements agricoles, allaient en...
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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier