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Dossiers

Projet de ferme aquacole à Hao : entre impatience et inquiétude… - 25/01/2019 | Dominique Schmitt

Lancé en grande pompe en début d’année dernière, le projet de ferme aquacole à Hao est au point mort. La truelle est posée au sol et les investisseurs chinois, qui semblaient pressés, ne donnent plus...

Urbanisme du Grand Papeete : les aménagements laissent à désirer - 11/01/2019 | Nathalie Vanquin

L’année 2018 a vu une restructuration de la circulation dans le Grand Papeete, avec des travaux de-ci de-là qui n’ont pas toujours fait l’unanimité. L’aménagement du front de mer a longtemps été une...

Interview : Moetai Brotherson Le gendre idéal ? - 11/01/2019

Le député indépendantiste Moetai Brotherson, élu de la 3e circonscription, numéro deux du Tavini Huiraatira’a, derrière son beau-père Oscar Temaru, est promis à sa succession. Ce jeune loup de la...

Transport aérien : qui va payer pour les îles ? - 28/12/2018

Fin 2019-début 2020, Islands Airline sera en pleine concurrence avec Air Tahiti sur certaines lignes polynésiennes, les plus rentables, ce qui ne manquera de bouleverser un ordre établi depuis plus...

L’ICAN réagit à la plainte d’Oscar Temaru : "Tous les présidents de la République française ont une part de responsabilité" - 14/12/2018 | Dominique Schmitt

Après le dépôt de plainte d’Oscar Temaru devant la Cour pénale internationale pour "crimes contre l’humanité" suite aux 193 essais nucléaires réalisés par la France en Polynésie, les réactions fusent...

Salarié - non salarié : mes droits au travail après la retraite - 14/12/2018

Si les retraités peuvent continuer ou reprendre une activité rémunératrice quand bon leur semble que ce soit en tant que salarié ou non (patenté), ce doit être fait en accord avec les dispositions de...

Quel avenir pour les personnes à mobilité réduite en Polynésie ? - 30/11/2018 | Dominique Schmitt

Quelle est la situation du handicap en Polynésie et quelles sont les perspectives d’avenir ? Nombreuses sont les personnes à mobilité réduite (PMR) qui fustigent nos responsables politiques pour le...

ÉNERGIE - Le changement, c’est pour quand ? - 16/11/2018

L’annonce dès 2016 par le président Fritch de s’attaquer à la péréquation en ce qui concerne l’électricité est-elle condamnée à ne rester que de l’affichage politique, bien qu’un projet...
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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT