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Le Cahier de l'Économie : entretien avec Claude Périou, directeur de l'IEOM - 15/12/2017 | Christian Montet

Tahiti Pacifique : Le grand public connaît mal l’IEOM. Pouvez-vous le définir simplement et préciser quelles sont ses principales missions ? Claude Périou : L’IEOM assure le rôle de banque centrale...

Le grand lifting des sites touristiques - 15/12/2017 | Dominique Schmitt

Aménagement : les chantiers et les projets en Polynésie Dans le cadre de la stratégie de développement touristique et culturel 2015-2020, le Pays met en œuvre une série d'actions structurantes, et...

La Cour des Miracles de Papeete - 15/12/2017 | Boris Alexandre Spasov

"En politique, plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle." Leonard Nimoy L'année 2017 a été riche en événements sur le fenua : conjonction de non-sens, d’ego démesurés et de mégalomanie… sur...

Le drone marin d'Assystem : R&D franco-tahitienne - 01/12/2017 | Jacques Franc de Ferrière

Assystem est une entreprise d'ingénierie polynésienne qui s'est lancée dans un projet de recherche et développement ambitieux. Elle essaie de créer un système de récupération des bouées...

Projet de pêche Hiva Toa : l’opposition se veut constructive - 01/12/2017 | Luc Ollivier

Si économiquement le projet de pêche aux Marquises pour permettre de créer de la richesse et de l’emploi avait tout pour séduire, la mauvaise communication de la Communauté des communes des îles...

L’affaire Te Maru Ata revient sur le devant de la scène - 01/12/2017 | Luc Ollivier

Un projet de loi du pays présenté début novembre au CESC a reçu un avis favorable, en attendant son éventuelle adoption à l’assemblée. Il pourrait faire resurgir un litige vieux de bientôt vingt ans...

Vers une nouvelle stratégie et géopolitique du Pacifique - 01/12/2017 | Boris Alexandre Spasov

LE PÉROU "Le silence est la pire des opinions." Proverbe péruvien Le Pérou, l’eldorado, le pays de l’or, a longuement fait rêver les pays de la vieille Europe. De nombreuses expéditions ont été...

Les parlementaires de la Polynésie française - 17/11/2017 | Jacques Binoche, dit Schnuki

La représentation parlementaire de la Polynésie remonte à 1945. À l’époque, on parle de représentation parlementaire des Établissements français de l’Océanie. Cette appellation d’Établissements de...
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Bienvenue en Macronésie !

Bienvenue en Macronésie !
Après une pause politique d’une année, 2020 ne manquera pas de piquant, avec les élections municipales en mars et, sur un autre plan, la venue du président de la République Emmanuel Macron, en avril.
La bataille des tāvana est engagée, elle s’annonce âpre, tant le gain des communes est un marchepied incontournable pour atteindre la Présidence. Ces élections se résumeront, comme toutes les précédentes, à une confrontation bipolaire. Certains partis et candidats ont déjà tenté l’aventure en proposant une troisième voie, mais elle n’a jamais trouvé ses électeurs. Gaston Flosse et ses Orange l’ont bien compris et savent qu’en face du Tapura et du Tavini, les chances de prendre et même de conserver les mairies sont vouées à l’échec. Le Vieux Lion a dû se résoudre à proposer une alliance au Tavini, qui ne l’accepte qu’au cas par cas, malgré les annonces d’un Gaston Flosse transformé, ces dernières semaines, en VRP. Voilà qui ressemble fortement à un dernier baroud d’honneur.
Fort de sa croissance économique et politique – les deux allant souvent de pair – le Tapura d’Édouard Fritch paraît inébranlable et peut se concentrer sur la venue présidentielle. Cette dernière, dans le contexte de crise actuelle, ne devrait pas ressembler à celle de François Mitterrand (en 1990), qu’a récemment décriée René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : "Il avait fait un voyage en Polynésie avec 420 personnes,
deux Concorde et un autre avion... On avait refait la piste de Tahiti pour que le Concorde puisse atterrir."
"Bienvenue en Macronésie" pourrait être le message d'accueil adressé au président de la République, tant le gouvernement Fritch lui fait allégeance, au détriment de ses propres parlementaires.
À chaque visite présidentielle, son lot d’annonces et de demandes plus ou moins convenues. Le président Macron devrait revenir sur ses propos d’octobre dernier, tenus à la Réunion : "Les territoires d’Outre-mer français peuvent devenir de véritables hubs numériques. Hub numérique, c’est le souhait de la Polynésie française, que nous soutenons et encourageons." Il sera question de développement économique, de soutien de l’État, du "Centre de mémoire" sur le nucléaire et peut-être même d’une proposition d’inscription à l’ONU pour le ’ori tahiti… La nomination à confirmer du site de Teahupoo pour les compétitions de surf de Paris 2024 ne manquera pas d’être évoquée, alors même qu’elle a été accueillie avec une tiède acrimonie par des internautes métropolitains.
Le président Macron aime répéter à l’envi son "J’entends", les Polynésiens espèrent être entendus et, surtout, compris. Quand certains attendent des excuses pour les expérimentations nucléaires, de meilleures indemnisations, d’autres souhaitent des réponses à des questions tout aussi sensibles, dont nous dressons une liste non exhaustive, soufflées par l’historien Jean-Marc Regnault :
- Diriez-vous, M. le Président, que la France a une part d’Océanie en elle, comme vous aviez dit que la France a une part d’Afrique en elle ? (À cause du mythe des îles heureuses, à cause des guerres mondiales, à cause des essais qui ont permis à la France de devenir une puissance mondiale...)
- Quel est votre degré de reconnaissance du fait nucléaire ? Et, bien sûr, quel devrait être le degré de reconnaissance de la Nation ?
- Vous avez considéré que la colonisation était une faute. Pensez-vous que la France a suffisamment décolonisé la Polynésie ?
- Le président Fritch a dit, récemment, qu’il n’aimerait pas avoir à choisir bientôt entre l’Indo-Pacifique et les Routes de la soie. Ne croyez-vous pas que la géostratégie que vous proposez risque de remettre en cause l’autonomie qui, depuis quelques années, accordait de plus en plus de compétences en matière de relations extérieures ?
- À votre sens, la Polynésie française est-elle suffisamment intégrée dans son environnement océanien ? L’État ne devrait-il pas demander à ses collectivités d’Océanie d’accorder beaucoup plus d’importance à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales et régionales ? Et de récompenser cet enseignement par des diplômes qui intégreraient ces notions ? En la matière, actuellement, l’Inspection générale fait preuve d’un jacobinisme rétrograde...

Selon les réponses à ces questions, la visite permettra – ou pas – de refermer certaines blessures bien vivaces, même après
vingt-quatre ans d’abstinence nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
La rédaction

Tahiti Pacifique