Menu
Dossiers

Transition énergétique : réflexions à propos du plan de relance “Cap 2025” - 06/11/2020 | Jean-Claude Foglia

Le plan de relance “Cap 2025” (présentation du 1er septembre 2020) se termine par une phrase de Greta Thunberg : “Quand on commence à agir, l’espoir est partout. Alors au lieu d’attendre l’espoir,...

Interview de Christelle Lehartel, ministre de l’Éducation - 06/11/2020 | Dominique SCHMITT

"Je demande aux enseignants de ne rien lâcher et de continuer leur mission d’enseignement et d’éducation sans autocensure" Considérez-vous que l’enseignement constitue aujourd’hui un métier à risque...

Enseigner l’Histoire, les sciences et la morale civique : un risque constant… même au fenua - 06/11/2020 | Jean-Marc Regnault

La mort tragique du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a secoué le monde enseignant en Métropole et en Polynésie, ainsi que la plupart des citoyens des pays démocratiques. Il est avéré...

Liberté d’expression : le corps enseignant saigné, l’encre doit couler plus que jamais ! - 06/11/2020 | Dominique SCHMITT

“Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé.” C’est par ces mots...

Covid-19 : du secours viendra-t-il de Paris ? - 06/11/2020 | Julien Sartre

Alors que la capitale française se reconfine et affronte chaque jour de plus grandes restrictions et une deuxième vague épidémique, la question des échanges avec la Polynésie se pose. La question de...

Le pouvoir égalisateur de l’atome et du… - 06/11/2020 | Maeva Takin

Il y a des problèmes de société, j’te jure ! Et pas que le Covid-19, heureusement ! Tenez ! Ma copine Tiare vient d’avoir un bébé. Un garçon ? Ma petite cousine Vairani aussi a accouché. Une fille...

Devoir de mémoire : les derniers jours d’Ahutoru - 06/11/2020 | Philippe Prudhomme

Ahutoru, le premier Tahitien à découvrir l’Europe, était de retour vers sa terre natale après neuf mois passés en France, lorsque la mort le surprit au large des côtes de Madagascar. C’était le 7...

Jean-Claude Teriierooiterai, un haere pō - 06/11/2020 | Denise et Robert Koenig

Jean-Claude Teriierooiterai n’était qu’un nom lorsqu’il m’avait demandé, en 2008, de venir dans son bureau de la rue Ahnne voir un manuscrit qu’il souhaitait faire éditer… Quand il m’a dit le nom de...
1 2 3 4 5 » ... 43




La mémoire des essais nucléaires au risque d’Alzheimer…

Après la publication de notre dossier consacré à une arnaque au tapa “made in Thailand” envahissant le marché polynésien (lire TPM n° 445 du 18 décembre 2020), qui a suscité l’indignation dans le monde de la culture, le soutien du Pays affiché aux artisans quelques jours plus tard devant les médias étonne pour ne pas dire détone… En effet, le gouvernement a laissé filer un trafic de “faux tapa” qui inonde depuis une vingtaine d’années les curios, les musées et même aujourd’hui certains hôtels de luxe, mais il n’hésite pas à s’afficher fièrement en grand défenseur des artisans pour une opération lancée dans les magasins Carrefour et Champion pour les fêtes de fin d’année. Cherchez l’erreur…

Autre actualité qui nous fait dresser les poils, au rayon des archives militaires cette fois : l’historien Jean-Marc Regnault nous alerte sur la récente complexification de l’accès des documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale. Alors que la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives, inscrite dans le code du patrimoine, prévoyait un délai de cinquante ans pour autoriser leur consultation, une révision des dispositions en 2011 a précisé que tout document portant un marquage “Secret Défense”, dit “classifié au titre du secret de la défense nationale”, devait être déclassifié par l’autorité compétente avant communication… Eh bien figurez-vous que la situation s’est aggravée depuis 2020 en raison d’une interprétation de plus en plus restrictive de cette instruction interministérielle, qui a entraîné le blocage de nombreux fonds aux Archives nationales, aux Archives du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris, comme aux archives de la Défense. En clair, cela signifie que des documents qui étaient librement communicables et communiqués, des documents qui avaient été publiés dans de nombreux livres d’Histoire, sont désormais… inaccessibles ! C’est l’objet de notre dossier de Une pour ce premier numéro de l’année (lire pages 14 à 16). Pourquoi l’État poursuit-il sa politique de l’autruche et fait tout pour cacher la vérité historique ? Y aurait-il tant de secrets inavoués et inavouables ? La reconnaissance du fait nucléaire serait-elle un perpétuel combat ? D’ailleurs, y aura-t-il jamais un Centre de mémoire des essais en Polynésie ? La question est posée.

Enfin, parce que nous aimons aussi vous faire vous évader, retrouvez notre portrait haut en couleur de Titouan Lamazou (lire pages 18 à 25). Artiste talentueux et navigateur insatiable, celui qui a été piqué au tiare il y a plus de quarante ans déjà a décidé de poser l’encre et les pinceaux au fenua. Découvrez un homme d’exception, qui confie avoir une “empathie sociale congénitale”, mais également un peintre de génie, qui a eu à cœur de créer une gamme de produits dérivés de ses œuvres privilégiant une coopération locale avec l’ambition d’une production 100% “made in Tahiti. Un bel exemple d’énergie positive, dont nous devrions nous inspirer. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et vous adresse ses meilleurs vœux pour 2021.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT