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Dossiers

À quand un lycée maritime ? - 17/11/2017 | Luc Ollivier

Le territoire de la Polynésie française ne compte que 1 % de terres immergées et pourtant il n’abrite aucun établissement scolaire spécifiquement dédié à la mer, pour deux lycées agricoles !...

Vers une nouvelle stratégie et géopolitique du Pacifique - 17/11/2017 | Boris Alexandre Spasov

Îles Mariannes, Marshall et Micronésie "L’espace est un océan, les univers sont des îles, mais il faut des communications entre ces îles. Ces communications se font par les âmes. La mort fait des...

Fin de l’accord de Nouméa : un exemple pour la Polynésie française ? - 03/11/2017 | Luc Ollivier

Dans environ un an – si le Congrès ne parvient pas à fixer une date d'ici là – les Néo-Calédoniens auront à se prononcer, entre la fin octobre et le 11 novembre 2018, sur leur avenir lors d’un...

Consulat de Chine à Tahiti : le terrain de la discorde - 03/11/2017 | Dominique Schmitt

La propriétaire en litige avec son locataire Cela aurait pu être un simple litige entre une propriétaire et son locataire mais, le preneur étant ici le consulat de la République populaire de Chine,...

Nouvelles licences télécoms : l'avis de l'économiste - 20/10/2017 | Jacques Franc de Ferrière

Viti et Vodafone demandent chacun une nouvelle licence d'opérateur télécoms, l'un dans la téléphonie, l'autre dans la fourniture d'accès à Internet. Le gouvernement a laissé passer le délai légal...

Jacques Mérot, président de l’Autorité polynésienne de la concurrence : "Notre objectif n’est pas de pénaliser les entreprises" - 20/10/2017 | Luc Ollivier

Voilà un peu plus de deux ans était créée, à l’initiative du gouvernement, l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC). Jacques Mérot, ancien magistrat ayant exercé au sein de la chambre...

Marquises "Terre des Hommes" : vers une "Autonomie" Politique et Economique des Ressources ? - 20/10/2017 | Boris Alexandre Spasov

"C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu." Albert Einstein Le véritable défi qui se pose aux Marquisiens est de bousculer les limites fixées par la société...

Le Cahier de l'Économie : entretien avec M. Grégoire de Chillaz, P-dg d'EDT Engie - 06/10/2017 | Christian Montet

La publication du dernier "rapport comparatif" (Benchmarking Report) de l’Association des producteurs d’énergie électrique du Pacifique (Pacific Power Association, ci-après PPA) nous offre...
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Bienvenue en Macronésie !

Bienvenue en Macronésie !
Après une pause politique d’une année, 2020 ne manquera pas de piquant, avec les élections municipales en mars et, sur un autre plan, la venue du président de la République Emmanuel Macron, en avril.
La bataille des tāvana est engagée, elle s’annonce âpre, tant le gain des communes est un marchepied incontournable pour atteindre la Présidence. Ces élections se résumeront, comme toutes les précédentes, à une confrontation bipolaire. Certains partis et candidats ont déjà tenté l’aventure en proposant une troisième voie, mais elle n’a jamais trouvé ses électeurs. Gaston Flosse et ses Orange l’ont bien compris et savent qu’en face du Tapura et du Tavini, les chances de prendre et même de conserver les mairies sont vouées à l’échec. Le Vieux Lion a dû se résoudre à proposer une alliance au Tavini, qui ne l’accepte qu’au cas par cas, malgré les annonces d’un Gaston Flosse transformé, ces dernières semaines, en VRP. Voilà qui ressemble fortement à un dernier baroud d’honneur.
Fort de sa croissance économique et politique – les deux allant souvent de pair – le Tapura d’Édouard Fritch paraît inébranlable et peut se concentrer sur la venue présidentielle. Cette dernière, dans le contexte de crise actuelle, ne devrait pas ressembler à celle de François Mitterrand (en 1990), qu’a récemment décriée René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : "Il avait fait un voyage en Polynésie avec 420 personnes,
deux Concorde et un autre avion... On avait refait la piste de Tahiti pour que le Concorde puisse atterrir."
"Bienvenue en Macronésie" pourrait être le message d'accueil adressé au président de la République, tant le gouvernement Fritch lui fait allégeance, au détriment de ses propres parlementaires.
À chaque visite présidentielle, son lot d’annonces et de demandes plus ou moins convenues. Le président Macron devrait revenir sur ses propos d’octobre dernier, tenus à la Réunion : "Les territoires d’Outre-mer français peuvent devenir de véritables hubs numériques. Hub numérique, c’est le souhait de la Polynésie française, que nous soutenons et encourageons." Il sera question de développement économique, de soutien de l’État, du "Centre de mémoire" sur le nucléaire et peut-être même d’une proposition d’inscription à l’ONU pour le ’ori tahiti… La nomination à confirmer du site de Teahupoo pour les compétitions de surf de Paris 2024 ne manquera pas d’être évoquée, alors même qu’elle a été accueillie avec une tiède acrimonie par des internautes métropolitains.
Le président Macron aime répéter à l’envi son "J’entends", les Polynésiens espèrent être entendus et, surtout, compris. Quand certains attendent des excuses pour les expérimentations nucléaires, de meilleures indemnisations, d’autres souhaitent des réponses à des questions tout aussi sensibles, dont nous dressons une liste non exhaustive, soufflées par l’historien Jean-Marc Regnault :
- Diriez-vous, M. le Président, que la France a une part d’Océanie en elle, comme vous aviez dit que la France a une part d’Afrique en elle ? (À cause du mythe des îles heureuses, à cause des guerres mondiales, à cause des essais qui ont permis à la France de devenir une puissance mondiale...)
- Quel est votre degré de reconnaissance du fait nucléaire ? Et, bien sûr, quel devrait être le degré de reconnaissance de la Nation ?
- Vous avez considéré que la colonisation était une faute. Pensez-vous que la France a suffisamment décolonisé la Polynésie ?
- Le président Fritch a dit, récemment, qu’il n’aimerait pas avoir à choisir bientôt entre l’Indo-Pacifique et les Routes de la soie. Ne croyez-vous pas que la géostratégie que vous proposez risque de remettre en cause l’autonomie qui, depuis quelques années, accordait de plus en plus de compétences en matière de relations extérieures ?
- À votre sens, la Polynésie française est-elle suffisamment intégrée dans son environnement océanien ? L’État ne devrait-il pas demander à ses collectivités d’Océanie d’accorder beaucoup plus d’importance à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales et régionales ? Et de récompenser cet enseignement par des diplômes qui intégreraient ces notions ? En la matière, actuellement, l’Inspection générale fait preuve d’un jacobinisme rétrograde...

Selon les réponses à ces questions, la visite permettra – ou pas – de refermer certaines blessures bien vivaces, même après
vingt-quatre ans d’abstinence nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
La rédaction

Tahiti Pacifique