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Dossiers

Internet : quels satellites pour nos îles ? - 09/12/2016 | Luc Ollivier

L’accès Internet haut débit sur l’ensemble de la Polynésie française n’est plus qu’une question de temps. Après l’arrivée du câble Honotua qui sert principalement l’archipel de la Société, le...

L’astronomie des anciens Polynésiens - 26/11/2016 | Louis Cruchet, anthropologue

L’astrologie, sœur de l’astronomie, est née à Sumer grâce à la révolution du néolithique. Des changements économiques et politiques, apparus avec l'accroissement des rendements agricoles, allaient en...

Mais où va-t-on ? - 25/11/2016 | Luc Ollivier

Quarante et un pour cent de fumeurs, 40,4% de personnes obèses, 26,7% de personnes souffrant d’hypertension artérielle, 10,8 verres standards (en moyenne) d’alcool consommés en une seule occasion et...

Papeete veut se reconstruire - 10/11/2016 | Luc Ollivier

Papeete étouffe. Coincée entre mer et montagne, la commune d’environ 30 000 habitants passe allègrement la barre des 100 000 en semaine. Accès aux entrées difficiles malgré des aménagements,...

Reynald Temarii revient en politique - 10/11/2016 | Suliane Favennec

Joueur de football, ministre des Sports, président de la Fédération tahitienne de football (FTF) et de la Fédération océanienne de football (OFC), vice-président de la FIFA… Reynald Temarii a eu une...

Ce nucléaire qui n’effraie pas du tout les Polynésiens : Las Vegas, pourtant dix fois pire que Moruroa ! - 28/10/2016 | --

Lorsqu’on entend les cris hystériques, à l’ONU comme à Tahiti, les jérémiades de certaines nouvelles associations “antinucléaires” qui tentent de se créer une rente ou de se donner de l’importance en...

PSG 2 : encore une année de perdue - 28/10/2016 | --

L’année 2016 devait être l’année charnière pour la réforme de la Protection sociale généralisée, baptisée PSG2, mais il n’en sera rien. Le gouvernement a pris soin de faire traîner un peu plus une...

Société: la jeunesse polynésienne assume son identité - 15/10/2016 | --

La danse, le sport, le tatouage, l’art, la langue... Ils sont de plus en plus de jeunes aujourd’hui à pratiquer une activité culturelle et traditionnelle. Tahiti Pacifique a tenté de comprendre...
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De reports en reports

De reports en reports
À l’instar des Anglais et de leur Brexit, qui ne cesse de diviser tout autant qu’il ne cesse de jouer la montre, nos gouvernants se voient contraints de reporter une nouvelle fois l’échéance de la signature de contrat du "Village tahitien". Pour rappel, les six lots sur lesquels s’était positionné le groupe Kaitiaki Tagaloa portent sur la conception de quatre hôtels et de deux résidences en condominium. Il s’agit de six lots, sur les 16 que comporte ce projet complexe. Ce vaste chantier, qui doit révolutionner le tourisme sur l’île de Tahiti en quelques années — durant lesquelles l’économie et surtout l’emploi devraient connaître un sérieux coup d’accélérateur — soulève toutes les interrogations et commence à ressembler à une Arlésienne.
En août 2018, le vice-président Teva Rohfritsch ne cachait pas son enthousiasme, déclarant que la signature du contrat portant sur les six premiers lots du projet avec le groupement d’investisseurs néo-zélandais et samoans, Kaitiaki Tagaloa, pourrait même intervenir avant la fin de l’année 2018, bien avant les 200 jours prévus. Il n’en fut rien. À la date butoir du 22 mars 2019, pas de signature, au prétexte que "l’investisseur néo-zélandais a souhaité associer deux nouvelles tribus maori au projet. Nous avons donc souhaité prendre toutes les garanties financières nécessaires plutôt que de signer." Premiers signes d’inquiétude, alors que la rumeur d’un report pour manque de garanties financières circulait déjà depuis quelques semaines. Il fut donc accordé un délai de 45 jours, au terme desquels, en fonction des garanties qui seraient présentées, ces contrats seraient signés par lots. Ceux qui n’auront pas fait l’objet de garantie seraient remis en compétition. Des contacts avec des investisseurs, y compris locaux, étaient avancés. Coup de pression, ou de bluff, sur le groupement Kaitiaki Tagaloa ?
La seconde option a primé, puisqu’au terme de ces 45 jours, l’établissement Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) annonçait par communiqué sa décision de reporter de 55 jours le délai laissé au groupement, pour se conformer "aux obligations du protocole d’engagement", signé en août 2018. À ce jour, TNAD n’aurait donc pas toutes les garanties financières pour s’assurer que ces investisseurs soient capables d’aller au bout du projet ! En bientôt un an de négociations, nous ne savons toujours pas si ils ont les reins assez solides !
Après deux reports, on n’imagine pas le gouvernement en avancer un troisième pour quelques raisons que ce soit. Restera alors à présenter la carte des investisseurs étrangers et locaux, que le ministère garde secret. Rendez-vous le 30 juin.
Le dossier, qui reviendra forcément sur la scène politique à la première occasion, est plutôt mal engagé. Il n’est pas sans rappeler celui de Hao, pour lequel l’arrivée des conteneurs était annoncée en avril. De nouveaux changements sont prévus, qui reportent le début du chantier au début de l’année prochaine. Encore un rendez-vous manqué.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.


Luc Ollivier

Luc Ollivier