Menu
Dossiers

Le haut débit en Polynésie française : sortir de l'impasse - 24/08/2018

L’installation du câble Natitua reliant Tahiti à quelques îles des Tuamotu et des Marquises a tenu le haut de l’affiche médiatique durant quelques jours en juillet et août derniers. Un autre,...

Éducation : Natitua, le câble de la connaissance - 10/08/2018 | Nathalie Vanquin

Alors que le navire câblier Île de Batz vient de clôturer, ce mercredi 1er août, le chargement des quelque 2 590 kilomètres de câble en fibre optique fabriqué à Calais pour ensuite débuter ce pour...

Pacific Ambassadors Festival : réunion de Miss au sommet de la condition féminine - 10/08/2018 | Esther Cuneo

Avec le partenariat du Comité Miss Tahiti, l'association Freeval organise en Nouvelle-Calédonie le tout premier festival consacré à la femme. Chine, Australie, îles Cook, Fidji, Polynésie : le...

Notre santé publique "malade" d’un manque de concurrence - 27/07/2018 | Gilbert Wane - Alumni London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM)

Un système de santé est essentiellement financé sur fonds publics et jugé à partir d’indicateurs spécifiques. Notre Caisse de protection sociale (CPS), inspirée de la Sécurité sociale en France,...

Va’a : Championnats du monde de vitesse, le succès au rendez-vous - 27/07/2018

Les XVIIIes Championnats du monde de va’a de vitesse, organisés du 19 au 26 juillet à Pirae, ont été frappés du sceau de la réussite tant sur le plan d’eau qu’à terre. À Tahiti, on sait aussi, quand...

Transports en commun : et pourquoi pas la voie des airs ? - 27/07/2018

À défaut de prendre son envol, la réforme des transports en commun présentée il y a trois ans, et adoptée l’année dernière, pourrait prendre de la hauteur si nos décideurs politiques se décidaient à...

Les parlementaires de la Nouvelle-Calédonie - 13/07/2018 | Jacques Binoche, dit Schnuki

La représentation parlementaire de la Nouvelle-Calédonie remonte à 1945. Cette représentation a été réclamée pour la première fois dans les années 1880. En 1887, l’évêque Freppel, député du...

Hommage à un visionnaire, Jean-Christophe Victor (1947-2016) - 13/07/2018 | Christian Lechervy

Présentation de J-M. Regnault : Ethnologue, diplomate et spécialiste de géopolitique, Jean-Christophe Victor - fils du grand explorateur Paul-Émile Victor qui finit ses jours à Bora Bora - a consacré...
1 ... « 18 19 20 21 22 23 24 » ... 37



Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !

Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !
La tournure qu’a prise “l’affaire Radio Tefana” impliquant Oscar Temaru a indigné un grand nombre d’entre nous. Après le grand recul de l’État français sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires en Polynésie, dont le mépris détonant a explosé à la figure du Pays, la volonté de “dépayser” (à Nouméa finalement) le procès opposant le procureur de la République, Hervé Leroy, au leader indépendantiste interroge… Si la présidente du tribunal considère qu’il n’est pas envisageable de juger le responsable du parquet de sa propre juridiction, l’avocat de M. Temaru estime, lui, qu’il s’agit d’un “déni de démocratie”. Pour rappel, alors que le conseil municipal de Faa’a a accordé la protection fonctionnelle à son édile pour payer ses frais de justice liés à l’affaire Radio Tefana, M. Leroy a exigé une saisie pénale de 11,55 millions de Fcfp sur le compte personnel de M. Temaru. Pour protester contre cette opération “injustifiée” et un “acharnement judiciaire de l’État français à son encontre”, ce dernier a ainsi entrepris une grève de la faim le 8 juin. Ne parvenant pas à obtenir une audience avec M. Leroy, malgré le soutien d’une centaine de sympathisants réunis devant le palais de justice, M. Temaru l’a finalement assigné en référé pour “atteinte à la présomption d’innocence”.

La polémique gronde et défraye la chronique, ici et ailleurs, la presse nationale se demandant même “à quoi joue l’État ?”. Ce qui est indéniable, c’est que M. Temaru, souvent cantonné au rôle de martyr, a cette fois bénéficié d’une mobilisation importante et su fédérer les cœurs, bien au-delà d’un parti politique. En obtenant le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons, ainsi que d’une vingtaine d’associations, de confessions religieuses, de syndicats ou de partis politiques rassemblés au sein du collectif Nuna’a a ti’a ("Peuple lève-toi, avance pour la paix") – à l’origine de la marche du 20 juin –, il s’est imposé en Metua (“père spirituel”). Par sa détermination et son pacifisme, on ne peut s’empêcher de penser à Pouvana’a a Oopa, condamné et exilé en 1959 pour un crime qu’il n’avait pas commis, bien que “le manque de recul” ne permette pas la comparaison, selon le spécialiste du sujet Jean-Marc Regnault, l’une des grandes plumes de Tahiti Pacifique et chroniqueur des “Pages d’Histoire”. D’ailleurs, l’historien publie simultanément deux ouvrages aux éditions ’Api Tahiti, qui lancent la série “Rivalités et moins si affinités” : Gaston Flosse, un Chirac des tropiques ? et Oscar Temaru, l’Océanie au cœur (lire page 12). Et l’auteur de mettre en perspective les deux hommes politiques, éternels “meilleurs ennemis” : “En 2020, ils entretiennent l’ambiguïté. Vont-ils s’entendre contre l’État pour en finir avec le statut d’autonomie dont ni l’un, ni l’autre ne veulent plus ? Vont-ils s’entendre pour tenter de chasser un gouvernement autonomiste qui ne gouverne pas vraiment différemment (…) ? Rivalités, donc, mais desquelles peuvent naître des affinités… électives ou autres.” L’avenir nous le dira, mais on sent bien que ce gouvernement – qui préfère poser du gazon synthétique sur le front de mer plutôt que miser sur la permaculture et les jardins partagés pour pallier la crise socio-économique inéluctable – ne parvient pas à satisfaire la majorité de la population. Aussi, le divorce est consommé au sommet du gouvernement, et il se murmure déjà qu’un remaniement ministériel est imminent…

C’est donc une rentrée mouvementée qui s’annonce ! En attendant, je profite de l’occasion pour vous informer que la rédaction de Tahiti Pacifique fera une trêve durant le mois de juillet, et ce chaque année, afin de permettre à tous les journalistes, chroniqueurs et autres contributeurs qui le souhaitent de prendre des congés annuels mérités et se ressourcer. L’objectif est aussi de mieux vous retrouver, avec toujours plus de dossiers de fond et encore d’autres nouveautés ! Les parutions de votre magazine préféré reprendront à compter du vendredi 7 août, toujours au rythme bimensuel. Merci pour votre confiance et à très bientôt.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT