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Dossiers

Vers une nouvelle stratégie et géopolitique du Pacifique - 01/07/2017 | Boris Alexandre Spasov

Commencer avec cette citation d’Oscar Wilde n’est pas chose aisée. Comme vous l’avez remarqué, je fais de mon mieux afin de partager avec vous non pas des convictions, mais des idées et pensées afin...

L'histoire du Musée Gauguin - 01/07/2017 | Jean-Claude Soulier

Inauguré le 15 juin 1965, le musée Gauguin de Papeari est fermé au public depuis 2013 pour "rénovation"… Aujourd’hui, on ne voit toujours rien venir et le temps poursuit son œuvre de destruction...

Le musée Gauguin à Papeari ne revivra pas ! - 01/07/2017 | Luc Ollivier

Voilà déjà quatre ans que le musée Gauguin est fermé au public. Tombé en désuétude par manque d’entretien, il est comme une verrue sur la carte touristique de Tahiti. Un projet dans un concept...

Un marathon pour entrer dans l’histoire - 01/07/2017 | Luc Ollivier

Va’a : Championnats du monde Après Tahiti en 1986 et Bora Bora en 2002, l’élite mondiale du va’a se donne de nouveau rendez-vous sur le lieu originel de la discipline, à l’occasion des premiers...

L’écotourisme : le mariage ambigu du tourisme et de l’écologie - 01/07/2017 | Alice Portevin

Point de contact de deux concepts que tout oppose, l’écotourisme avance timidement en Polynésie, tel un funambule cherchant le juste équilibre entre préservation de l’environnement et bénéfices...

Le prix de la députation - 02/06/2017 | Luc Ollivier

Alors que le garde des Sceaux François Bayrou a annoncé hier vouloir "restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique" à l'aide de deux lois et, "dans quelques semaines", d'une révision de...

Élections présidentielles : de l'influence des élus locaux - 02/06/2017 | Dr Sémir Al Wardi

Rappelons que le clivage politique droite / gauche qui organise les oppositions dans les démocraties en générale, et donc en métropole, n’existe pas en Polynésie française où domine le clivage...

Dialyse : quel gâchis et que de temps perdu - 20/05/2017 | Gilbert Wane

Le tribunal administratif de Papeete vient d'annuler, le 28 avril 2017, tous les arrêtés d’autorisation des projets de centres de dialyse, pour procédure illégale (absence de carte sanitaire). De...
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Bienvenue en Macronésie !

Bienvenue en Macronésie !
Après une pause politique d’une année, 2020 ne manquera pas de piquant, avec les élections municipales en mars et, sur un autre plan, la venue du président de la République Emmanuel Macron, en avril.
La bataille des tāvana est engagée, elle s’annonce âpre, tant le gain des communes est un marchepied incontournable pour atteindre la Présidence. Ces élections se résumeront, comme toutes les précédentes, à une confrontation bipolaire. Certains partis et candidats ont déjà tenté l’aventure en proposant une troisième voie, mais elle n’a jamais trouvé ses électeurs. Gaston Flosse et ses Orange l’ont bien compris et savent qu’en face du Tapura et du Tavini, les chances de prendre et même de conserver les mairies sont vouées à l’échec. Le Vieux Lion a dû se résoudre à proposer une alliance au Tavini, qui ne l’accepte qu’au cas par cas, malgré les annonces d’un Gaston Flosse transformé, ces dernières semaines, en VRP. Voilà qui ressemble fortement à un dernier baroud d’honneur.
Fort de sa croissance économique et politique – les deux allant souvent de pair – le Tapura d’Édouard Fritch paraît inébranlable et peut se concentrer sur la venue présidentielle. Cette dernière, dans le contexte de crise actuelle, ne devrait pas ressembler à celle de François Mitterrand (en 1990), qu’a récemment décriée René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : "Il avait fait un voyage en Polynésie avec 420 personnes,
deux Concorde et un autre avion... On avait refait la piste de Tahiti pour que le Concorde puisse atterrir."
"Bienvenue en Macronésie" pourrait être le message d'accueil adressé au président de la République, tant le gouvernement Fritch lui fait allégeance, au détriment de ses propres parlementaires.
À chaque visite présidentielle, son lot d’annonces et de demandes plus ou moins convenues. Le président Macron devrait revenir sur ses propos d’octobre dernier, tenus à la Réunion : "Les territoires d’Outre-mer français peuvent devenir de véritables hubs numériques. Hub numérique, c’est le souhait de la Polynésie française, que nous soutenons et encourageons." Il sera question de développement économique, de soutien de l’État, du "Centre de mémoire" sur le nucléaire et peut-être même d’une proposition d’inscription à l’ONU pour le ’ori tahiti… La nomination à confirmer du site de Teahupoo pour les compétitions de surf de Paris 2024 ne manquera pas d’être évoquée, alors même qu’elle a été accueillie avec une tiède acrimonie par des internautes métropolitains.
Le président Macron aime répéter à l’envi son "J’entends", les Polynésiens espèrent être entendus et, surtout, compris. Quand certains attendent des excuses pour les expérimentations nucléaires, de meilleures indemnisations, d’autres souhaitent des réponses à des questions tout aussi sensibles, dont nous dressons une liste non exhaustive, soufflées par l’historien Jean-Marc Regnault :
- Diriez-vous, M. le Président, que la France a une part d’Océanie en elle, comme vous aviez dit que la France a une part d’Afrique en elle ? (À cause du mythe des îles heureuses, à cause des guerres mondiales, à cause des essais qui ont permis à la France de devenir une puissance mondiale...)
- Quel est votre degré de reconnaissance du fait nucléaire ? Et, bien sûr, quel devrait être le degré de reconnaissance de la Nation ?
- Vous avez considéré que la colonisation était une faute. Pensez-vous que la France a suffisamment décolonisé la Polynésie ?
- Le président Fritch a dit, récemment, qu’il n’aimerait pas avoir à choisir bientôt entre l’Indo-Pacifique et les Routes de la soie. Ne croyez-vous pas que la géostratégie que vous proposez risque de remettre en cause l’autonomie qui, depuis quelques années, accordait de plus en plus de compétences en matière de relations extérieures ?
- À votre sens, la Polynésie française est-elle suffisamment intégrée dans son environnement océanien ? L’État ne devrait-il pas demander à ses collectivités d’Océanie d’accorder beaucoup plus d’importance à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales et régionales ? Et de récompenser cet enseignement par des diplômes qui intégreraient ces notions ? En la matière, actuellement, l’Inspection générale fait preuve d’un jacobinisme rétrograde...

Selon les réponses à ces questions, la visite permettra – ou pas – de refermer certaines blessures bien vivaces, même après
vingt-quatre ans d’abstinence nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
La rédaction

Tahiti Pacifique