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Dossiers

Quand les institutions boudent les employeurs locaux - 20/05/2017 | Luc Ollivier

À l’heure où l’on ne cesse de parler de relance économique, il est plus que surprenant d’apprendre que le gouvernement territorial, mais aussi l’État, n’hésitent pas à faire appel à des prestataires...

Réforme de la PSG : "La situation est mauvaise, mais moins pire qu’annoncée" - 19/05/2017 | Luc Ollivier

Rencontre avec Yves Laugrost Président du conseil d’administration au cours des deux dernières années, après en avoir été membre pendant quinze ans, Yves Laugrost a quitté son poste il y a un mois,...

Vers une nouvelle stratégie et géopolitique du Pacifique - 19/05/2017 | Boris Alexandre Spasov

"On ne peut jamais écrire ce que l’on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s’élever dans les airs avec le cœur, ils ne font que tomber sur le papier." Lao She (Artiste, écrivain 1899-1966) La Chine...

Importation illégale : "Plantes connection" à Faa'a - 19/05/2017 | Luc Ollivier

La saisie par les douanes et le service phytosanitaire du service du Développement rural de 3 000 plantes en date du 2 avril à l’aéroport de Tahiti-Faa’a dernier est venue rappeler que l’âpreté aux...

“Clipperton Confidential” - 06/05/2017 | Éric Chevreuil

L’article ci-dessous est à la mémoire d’Alex du Prel qui nous a récemment quittés, un ami et un "Clippertonien" de cœur qui, au fil des ans, a fait de Tahiti Pacifique le seul porte-parole de notre...

Le miel, nouveau trésor du pays - 05/05/2017 | Eric Belleil et Luc Ollivier

Alors que le Pays mène la guerre du sucre, il est un produit qui pourrait faire du bien à notre économie : le miel. Phénomène de mode comme le furent en leurs temps la perle, la vanille, le noni… la...

"Eau trouble" sur Taravao - 05/05/2017 | Boris Alexandre Spasov

"Le puits que nous avions atteint ne ressemblait pas aux puits sahariens. Les puits sahariens sont de simples trous creusés dans le sable. Celui-là ressemblait à un puits de village. Mais il n’y...

Dictature, aventure et ouverture : des leçons du gaullisme - 05/05/2017 | Jean-Marc Regnault

La première chose qu’on apprend aux étudiants qui, à l’université, choisissent les études d’Histoire, c’est que tout texte doit être restitué dans son contexte. Cela n’exclut pourtant pas que...
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Bienvenue en Macronésie !

Bienvenue en Macronésie !
Après une pause politique d’une année, 2020 ne manquera pas de piquant, avec les élections municipales en mars et, sur un autre plan, la venue du président de la République Emmanuel Macron, en avril.
La bataille des tāvana est engagée, elle s’annonce âpre, tant le gain des communes est un marchepied incontournable pour atteindre la Présidence. Ces élections se résumeront, comme toutes les précédentes, à une confrontation bipolaire. Certains partis et candidats ont déjà tenté l’aventure en proposant une troisième voie, mais elle n’a jamais trouvé ses électeurs. Gaston Flosse et ses Orange l’ont bien compris et savent qu’en face du Tapura et du Tavini, les chances de prendre et même de conserver les mairies sont vouées à l’échec. Le Vieux Lion a dû se résoudre à proposer une alliance au Tavini, qui ne l’accepte qu’au cas par cas, malgré les annonces d’un Gaston Flosse transformé, ces dernières semaines, en VRP. Voilà qui ressemble fortement à un dernier baroud d’honneur.
Fort de sa croissance économique et politique – les deux allant souvent de pair – le Tapura d’Édouard Fritch paraît inébranlable et peut se concentrer sur la venue présidentielle. Cette dernière, dans le contexte de crise actuelle, ne devrait pas ressembler à celle de François Mitterrand (en 1990), qu’a récemment décriée René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : "Il avait fait un voyage en Polynésie avec 420 personnes,
deux Concorde et un autre avion... On avait refait la piste de Tahiti pour que le Concorde puisse atterrir."
"Bienvenue en Macronésie" pourrait être le message d'accueil adressé au président de la République, tant le gouvernement Fritch lui fait allégeance, au détriment de ses propres parlementaires.
À chaque visite présidentielle, son lot d’annonces et de demandes plus ou moins convenues. Le président Macron devrait revenir sur ses propos d’octobre dernier, tenus à la Réunion : "Les territoires d’Outre-mer français peuvent devenir de véritables hubs numériques. Hub numérique, c’est le souhait de la Polynésie française, que nous soutenons et encourageons." Il sera question de développement économique, de soutien de l’État, du "Centre de mémoire" sur le nucléaire et peut-être même d’une proposition d’inscription à l’ONU pour le ’ori tahiti… La nomination à confirmer du site de Teahupoo pour les compétitions de surf de Paris 2024 ne manquera pas d’être évoquée, alors même qu’elle a été accueillie avec une tiède acrimonie par des internautes métropolitains.
Le président Macron aime répéter à l’envi son "J’entends", les Polynésiens espèrent être entendus et, surtout, compris. Quand certains attendent des excuses pour les expérimentations nucléaires, de meilleures indemnisations, d’autres souhaitent des réponses à des questions tout aussi sensibles, dont nous dressons une liste non exhaustive, soufflées par l’historien Jean-Marc Regnault :
- Diriez-vous, M. le Président, que la France a une part d’Océanie en elle, comme vous aviez dit que la France a une part d’Afrique en elle ? (À cause du mythe des îles heureuses, à cause des guerres mondiales, à cause des essais qui ont permis à la France de devenir une puissance mondiale...)
- Quel est votre degré de reconnaissance du fait nucléaire ? Et, bien sûr, quel devrait être le degré de reconnaissance de la Nation ?
- Vous avez considéré que la colonisation était une faute. Pensez-vous que la France a suffisamment décolonisé la Polynésie ?
- Le président Fritch a dit, récemment, qu’il n’aimerait pas avoir à choisir bientôt entre l’Indo-Pacifique et les Routes de la soie. Ne croyez-vous pas que la géostratégie que vous proposez risque de remettre en cause l’autonomie qui, depuis quelques années, accordait de plus en plus de compétences en matière de relations extérieures ?
- À votre sens, la Polynésie française est-elle suffisamment intégrée dans son environnement océanien ? L’État ne devrait-il pas demander à ses collectivités d’Océanie d’accorder beaucoup plus d’importance à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales et régionales ? Et de récompenser cet enseignement par des diplômes qui intégreraient ces notions ? En la matière, actuellement, l’Inspection générale fait preuve d’un jacobinisme rétrograde...

Selon les réponses à ces questions, la visite permettra – ou pas – de refermer certaines blessures bien vivaces, même après
vingt-quatre ans d’abstinence nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
La rédaction

Tahiti Pacifique