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Dossiers

"Route du Sud" : plus de 500 riverains menacés d’expropriation - 17/10/2019 | Dominique Schmitt

Édouard Fricth a annoncé être déterminé à construire la “Route du Sud”, une quatre-voies reliant la vallée de la Punaruu à Taravao, afin de désengorger la ville de Papeete. Tel un serpent de mer, ce...

10/16 - Réchauffement climatique : Polynésie et conclusion du débat scientifique - 03/10/2019 | Gilbert Wane

Affirmer qu’il y a un consensus scientifique, alors que le réchauffement climatique présente encore de sérieuses incertitudes scientifiques, relève d’une absurdité intellectuelle selon le professeur...

Fa'a'amu : prendre un enfant par la main... - 03/10/2019 | Dominique Schmitt

Différent de l'adoption "classique", "à l'occidentale", le fa'a'amu est un rite bien particulier de la société traditionnelle polynésienne. Si l'adoption d’un enfant au sein d’une même famille se...

Après l'annonce présidentielle, la réaction de Père Christophe - 03/10/2019 | Dominique Schmitt

À l’occasion de l’ouverture de la session budgétaire, le 19 septembre dernier, Édouard Fritch a annoncé diverses mesures, dont des intentions pour aider les sans domicile fixe (SDF). Des déclarations...

"Tahiti pacifique a un train de retard", selon le ministre de l'équipement - 03/10/2019 | René Temeharo

Après notre éditorial intitulé "Équipement du Pays : mépris de l'environnement, gabegie et incompétence", qu'il a peu goûté, le ministre de l'Équipement tient à commenter notre dossier de Une, dans...

Courrier des lecteurs : la vague Montessori ou la déliquescence de notre Éducation nationale… - 03/10/2019 | Pierre Dargelos

"Tahiti Pacifique, dans son numéro 414 (lire TPM du 23 août), publie à la Une un très intéressant article signé Mihivai, sur l’éclosion des écoles privées hors contrat, dans le contexte du système...

La santé au travail au centre des préoccupations - 20/09/2019 | Ariitaimai Amary

Le Forum Santé au travail revient pour sa troisième édition et aura lieu le 3 octobre prochain, à la Présidence de Polynésie française. À destination des chefs d'entreprise et des ressources humaines...

9/16 - Réchauffement climatique : les arguments des climato-sceptiques en Australie - 19/09/2019 | Gilbert Wane

En Australie, un groupe de spécialistes climato-sceptiques a contribué à la rédaction du livre Climate change - The Facts 2017, sous le patronage de l’Institute of Public Affairs (IPA). Ce think tank...
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Bienvenue en Macronésie !

Bienvenue en Macronésie !
Après une pause politique d’une année, 2020 ne manquera pas de piquant, avec les élections municipales en mars et, sur un autre plan, la venue du président de la République Emmanuel Macron, en avril.
La bataille des tāvana est engagée, elle s’annonce âpre, tant le gain des communes est un marchepied incontournable pour atteindre la Présidence. Ces élections se résumeront, comme toutes les précédentes, à une confrontation bipolaire. Certains partis et candidats ont déjà tenté l’aventure en proposant une troisième voie, mais elle n’a jamais trouvé ses électeurs. Gaston Flosse et ses Orange l’ont bien compris et savent qu’en face du Tapura et du Tavini, les chances de prendre et même de conserver les mairies sont vouées à l’échec. Le Vieux Lion a dû se résoudre à proposer une alliance au Tavini, qui ne l’accepte qu’au cas par cas, malgré les annonces d’un Gaston Flosse transformé, ces dernières semaines, en VRP. Voilà qui ressemble fortement à un dernier baroud d’honneur.
Fort de sa croissance économique et politique – les deux allant souvent de pair – le Tapura d’Édouard Fritch paraît inébranlable et peut se concentrer sur la venue présidentielle. Cette dernière, dans le contexte de crise actuelle, ne devrait pas ressembler à celle de François Mitterrand (en 1990), qu’a récemment décriée René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : "Il avait fait un voyage en Polynésie avec 420 personnes,
deux Concorde et un autre avion... On avait refait la piste de Tahiti pour que le Concorde puisse atterrir."
"Bienvenue en Macronésie" pourrait être le message d'accueil adressé au président de la République, tant le gouvernement Fritch lui fait allégeance, au détriment de ses propres parlementaires.
À chaque visite présidentielle, son lot d’annonces et de demandes plus ou moins convenues. Le président Macron devrait revenir sur ses propos d’octobre dernier, tenus à la Réunion : "Les territoires d’Outre-mer français peuvent devenir de véritables hubs numériques. Hub numérique, c’est le souhait de la Polynésie française, que nous soutenons et encourageons." Il sera question de développement économique, de soutien de l’État, du "Centre de mémoire" sur le nucléaire et peut-être même d’une proposition d’inscription à l’ONU pour le ’ori tahiti… La nomination à confirmer du site de Teahupoo pour les compétitions de surf de Paris 2024 ne manquera pas d’être évoquée, alors même qu’elle a été accueillie avec une tiède acrimonie par des internautes métropolitains.
Le président Macron aime répéter à l’envi son "J’entends", les Polynésiens espèrent être entendus et, surtout, compris. Quand certains attendent des excuses pour les expérimentations nucléaires, de meilleures indemnisations, d’autres souhaitent des réponses à des questions tout aussi sensibles, dont nous dressons une liste non exhaustive, soufflées par l’historien Jean-Marc Regnault :
- Diriez-vous, M. le Président, que la France a une part d’Océanie en elle, comme vous aviez dit que la France a une part d’Afrique en elle ? (À cause du mythe des îles heureuses, à cause des guerres mondiales, à cause des essais qui ont permis à la France de devenir une puissance mondiale...)
- Quel est votre degré de reconnaissance du fait nucléaire ? Et, bien sûr, quel devrait être le degré de reconnaissance de la Nation ?
- Vous avez considéré que la colonisation était une faute. Pensez-vous que la France a suffisamment décolonisé la Polynésie ?
- Le président Fritch a dit, récemment, qu’il n’aimerait pas avoir à choisir bientôt entre l’Indo-Pacifique et les Routes de la soie. Ne croyez-vous pas que la géostratégie que vous proposez risque de remettre en cause l’autonomie qui, depuis quelques années, accordait de plus en plus de compétences en matière de relations extérieures ?
- À votre sens, la Polynésie française est-elle suffisamment intégrée dans son environnement océanien ? L’État ne devrait-il pas demander à ses collectivités d’Océanie d’accorder beaucoup plus d’importance à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales et régionales ? Et de récompenser cet enseignement par des diplômes qui intégreraient ces notions ? En la matière, actuellement, l’Inspection générale fait preuve d’un jacobinisme rétrograde...

Selon les réponses à ces questions, la visite permettra – ou pas – de refermer certaines blessures bien vivaces, même après
vingt-quatre ans d’abstinence nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
La rédaction

Tahiti Pacifique