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Dossiers

Un marathon pour entrer dans l’histoire - 01/07/2017 | Luc Ollivier

Va’a : Championnats du monde Après Tahiti en 1986 et Bora Bora en 2002, l’élite mondiale du va’a se donne de nouveau rendez-vous sur le lieu originel de la discipline, à l’occasion des premiers...

L’écotourisme : le mariage ambigu du tourisme et de l’écologie - 01/07/2017 | Alice Portevin

Point de contact de deux concepts que tout oppose, l’écotourisme avance timidement en Polynésie, tel un funambule cherchant le juste équilibre entre préservation de l’environnement et bénéfices...

Le prix de la députation - 02/06/2017 | Luc Ollivier

Alors que le garde des Sceaux François Bayrou a annoncé hier vouloir "restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique" à l'aide de deux lois et, "dans quelques semaines", d'une révision de...

Élections présidentielles : de l'influence des élus locaux - 02/06/2017 | Dr Sémir Al Wardi

Rappelons que le clivage politique droite / gauche qui organise les oppositions dans les démocraties en générale, et donc en métropole, n’existe pas en Polynésie française où domine le clivage...

Dialyse : quel gâchis et que de temps perdu - 20/05/2017 | Gilbert Wane

Le tribunal administratif de Papeete vient d'annuler, le 28 avril 2017, tous les arrêtés d’autorisation des projets de centres de dialyse, pour procédure illégale (absence de carte sanitaire). De...

Quand les institutions boudent les employeurs locaux - 20/05/2017 | Luc Ollivier

À l’heure où l’on ne cesse de parler de relance économique, il est plus que surprenant d’apprendre que le gouvernement territorial, mais aussi l’État, n’hésitent pas à faire appel à des prestataires...

Réforme de la PSG : "La situation est mauvaise, mais moins pire qu’annoncée" - 19/05/2017 | Luc Ollivier

Rencontre avec Yves Laugrost Président du conseil d’administration au cours des deux dernières années, après en avoir été membre pendant quinze ans, Yves Laugrost a quitté son poste il y a un mois,...

Vers une nouvelle stratégie et géopolitique du Pacifique - 19/05/2017 | Boris Alexandre Spasov

"On ne peut jamais écrire ce que l’on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s’élever dans les airs avec le cœur, ils ne font que tomber sur le papier." Lao She (Artiste, écrivain 1899-1966) La Chine...
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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT