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Dossiers

Redécouvrons nos ressources naturelles ! - 09/04/2020 | Hélène S. Pechin

Un paradoxe évident demeure dans nos îles : nous avons tout à portée de main et pourtant, nous délaissons nos propres ressources naturelles… Aujourd’hui, de très nombreux produits importés sont...

Coronavirus : ces travailleurs en première ligne... - 09/04/2020 | Suliane Favennec

Il aura fallu attendre une crise sanitaire provoquée par un satané virus invisible pour rendre visibles ceux qui travaillent dans l’ombre. Depuis le début du confinement, décrété le 20 mars dernier,...

Covid-19 : la vie au ralenti - 09/04/2020 | Dominique Schmitt

Nous tentons tous de "survivre" tant bien que mal malgré le confinement général imposé à la population depuis trois semaines. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas le choix, nous devons tous nous...

Covid-19 : les recommandations préventives de Gil Bio - 09/04/2020 | Gil Bio

‘Ia ora na Mata Atea e Te Ora Naho "Eh oui, on n’a pas assez tôt pris la mesure des dégénérescences humaines, or maintenant l’immense majorité des systèmes immunitaires ne peuvent plus affronter...

"Le droit de réponse de la planète ou Lorsque l’impossible devient possible !" - 09/04/2020 | Laiza Pautehea

"Il y a à peine deux ans, suite à la démission du ministre de la Transition écologique M. Nicolas Hulot, notre mouvement « Citoyen pour le Climat » (CPLC) naissait à Tahiti en octobre 2018, ralliant...

Covid-19 : le Pays dévoile son dispositif de sauvegarde des emplois - 31/03/2020 | Dominique Schmitt

Aux côtés du président de la Polynésie française, Edouard Fritch, Teva Rohfritsch et Nicole Bouteau, respectivement ministre des Finances et ministre du Travail, ont détaillé, lors d'une une...

Teva Rohfritsch présente son Plan de sauvegarde économique – 23 03 2020 - 23/03/2020 | Dominique Schmitt

Le Plan de sauvegarde économique a été présenté par Teva Rohfritsch, lundi en fin de matinée, à la présidence, en présence également de la ministre du Tourisme et du Travail, Nicole Bouteau, et du...

CORONAVIRUS : l'État et le Pays demandent (enfin) le confinement de la population - Discours officiel intégral, 20 mars 2020 - 20/03/2020 | Dominique Schmitt

Dans une déclaration commune du haut-commissaire et du président de la Polynésie française, ce matin, 20 mars 2020, la population est invitée à se confiner face au coronavirus, qui touche aujourd'hui...
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Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !

Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !
La tournure qu’a prise “l’affaire Radio Tefana” impliquant Oscar Temaru a indigné un grand nombre d’entre nous. Après le grand recul de l’État français sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires en Polynésie, dont le mépris détonant a explosé à la figure du Pays, la volonté de “dépayser” (à Nouméa finalement) le procès opposant le procureur de la République, Hervé Leroy, au leader indépendantiste interroge… Si la présidente du tribunal considère qu’il n’est pas envisageable de juger le responsable du parquet de sa propre juridiction, l’avocat de M. Temaru estime, lui, qu’il s’agit d’un “déni de démocratie”. Pour rappel, alors que le conseil municipal de Faa’a a accordé la protection fonctionnelle à son édile pour payer ses frais de justice liés à l’affaire Radio Tefana, M. Leroy a exigé une saisie pénale de 11,55 millions de Fcfp sur le compte personnel de M. Temaru. Pour protester contre cette opération “injustifiée” et un “acharnement judiciaire de l’État français à son encontre”, ce dernier a ainsi entrepris une grève de la faim le 8 juin. Ne parvenant pas à obtenir une audience avec M. Leroy, malgré le soutien d’une centaine de sympathisants réunis devant le palais de justice, M. Temaru l’a finalement assigné en référé pour “atteinte à la présomption d’innocence”.

La polémique gronde et défraye la chronique, ici et ailleurs, la presse nationale se demandant même “à quoi joue l’État ?”. Ce qui est indéniable, c’est que M. Temaru, souvent cantonné au rôle de martyr, a cette fois bénéficié d’une mobilisation importante et su fédérer les cœurs, bien au-delà d’un parti politique. En obtenant le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons, ainsi que d’une vingtaine d’associations, de confessions religieuses, de syndicats ou de partis politiques rassemblés au sein du collectif Nuna’a a ti’a ("Peuple lève-toi, avance pour la paix") – à l’origine de la marche du 20 juin –, il s’est imposé en Metua (“père spirituel”). Par sa détermination et son pacifisme, on ne peut s’empêcher de penser à Pouvana’a a Oopa, condamné et exilé en 1959 pour un crime qu’il n’avait pas commis, bien que “le manque de recul” ne permette pas la comparaison, selon le spécialiste du sujet Jean-Marc Regnault, l’une des grandes plumes de Tahiti Pacifique et chroniqueur des “Pages d’Histoire”. D’ailleurs, l’historien publie simultanément deux ouvrages aux éditions ’Api Tahiti, qui lancent la série “Rivalités et moins si affinités” : Gaston Flosse, un Chirac des tropiques ? et Oscar Temaru, l’Océanie au cœur (lire page 12). Et l’auteur de mettre en perspective les deux hommes politiques, éternels “meilleurs ennemis” : “En 2020, ils entretiennent l’ambiguïté. Vont-ils s’entendre contre l’État pour en finir avec le statut d’autonomie dont ni l’un, ni l’autre ne veulent plus ? Vont-ils s’entendre pour tenter de chasser un gouvernement autonomiste qui ne gouverne pas vraiment différemment (…) ? Rivalités, donc, mais desquelles peuvent naître des affinités… électives ou autres.” L’avenir nous le dira, mais on sent bien que ce gouvernement – qui préfère poser du gazon synthétique sur le front de mer plutôt que miser sur la permaculture et les jardins partagés pour pallier la crise socio-économique inéluctable – ne parvient pas à satisfaire la majorité de la population. Aussi, le divorce est consommé au sommet du gouvernement, et il se murmure déjà qu’un remaniement ministériel est imminent…

C’est donc une rentrée mouvementée qui s’annonce ! En attendant, je profite de l’occasion pour vous informer que la rédaction de Tahiti Pacifique fera une trêve durant le mois de juillet, et ce chaque année, afin de permettre à tous les journalistes, chroniqueurs et autres contributeurs qui le souhaitent de prendre des congés annuels mérités et se ressourcer. L’objectif est aussi de mieux vous retrouver, avec toujours plus de dossiers de fond et encore d’autres nouveautés ! Les parutions de votre magazine préféré reprendront à compter du vendredi 7 août, toujours au rythme bimensuel. Merci pour votre confiance et à très bientôt.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT