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Dossiers

Makemo, royaume du black-out et population survoltée - 10/01/2020 | Ariitaimai Amary

La tension monte sur le troisième plus grand atoll des Tuamotu. En effet, depuis le début du millénaire, les habitants de Makemo sont les sujets de multiples tentatives de gestion de l’électricité et...

16/16 - réchauffement climatique : l’énergie nucléaire, dernier recours ? - 27/12/2019 | Gilbert Wane

L’objectif de la transition énergétique dans le monde est de passer d’une dépendance à l’énergie fossile (81,4 % en 2015) à plus d’EnR (13,7 % en 2015) avec une meilleure efficacité énergétique. Nous...

Tourisme : le mana, une marque à vendre ? - 27/12/2019 | Céline Hervé-Bazin

Sur la plateforme virtuelle, le MANA a atteint un prix record en janvier 2018 estimé à 0,259307 dollar. Le MANA, token ou jeton ERC-20 natif du réseau Decentraland, sert à acheter des terres, des...

Non, vous avez raison, l’inégalité n’est pas une fatalité… - 27/12/2019 | Patrick Fincker

"Merci, M. Clavreul, d’avoir pris la peine d’écrire ce courrier à Tahiti Pacifique. Vous avez bien fait de nous rappeler des évidences que la routine et d’autres préoccupations ont vite fait de...

À propos des Évasan inter-îles aux Marquises… - 27/12/2019 | Philippe Marrasse

"C’est très certainement avec une énorme satisfaction et un grand bonheur que les Marquisiens ont appris l’inscription au budget du Pays, après un accord obtenu à l’unanimité à l’assemblée...

Quel avenir pour la plaisance en Polynésie ? - 13/12/2019 | Dominique Schmitt

Alors que le Pays a demandé aux voiliers situés dans la baie d’Outumaoro, à Faa’a, de quitter les lieux d’ici le mois de mars prochain, l’Association des voiliers en Polynésie s’inquiète du manque...

15/16 - réchauffement climatique : la transition espérée vers l’énergie renouvelable (EnR) - 13/12/2019 | Gilbert Wane

L’objectif de la transition énergétique dans le monde est de passer d’une dépendance à l’énergie fossile (81,4  % en 2015) à plus d’EnR (13,7  % en 2015) avec une meilleure efficacité énergétique....

Planète plastique, désastre écologique… (DOSSIER COMPLET EN LECTURE GRATUITE !) - 13/12/2019 | Dominique Schmitt

Exceptionnellement, on vous offre l'accès gratuit à ce dossier publié le 13 décembre 2019. Bonne lecture ! Si l’Homme poursuit ses activités avec le système actuel de production, d’utilisation et...
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Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état

Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état
Ô surprise, un communiqué envoyé par le haut-commissariat confirme que l’État français cède officiellement au Pays, à titre gratuit, l’ancien bâtiment du commandement de la Marine pour installer en Polynésie le futur centre d’archives, d’information et de documentation sur les essais nucléaires. Sis boulevard de la Reine Pomare, sur le front de mer de Papeete, ce site est donc voué à accueillir le futur Centre de mémoire, mais, comme nous l’avons pointé du doigt à maintes reprises (lire notamment notre édito “Centre de mémoire : on se souviendra surtout de l’ingratitude de la France envers la Polynésie…”, TPM n° 420, du 15 novembre 2019), il s’agit en réalité d’un cadeau empoisonné, puisqu’il contient de l’amiante et du plomb ! Aussi, ce sera au Pays de financer sa construction, ce qui paraît aberrant eu égard “la dette” que la France métropolitaine se doit d’honorer. L’affront hexagonal est alors monté d’un cran, lorsque l’Assemblée nationale a adopté, le 14 mai dernier, un projet de loi visant “la clarification” et une meilleure “interprétation” des règles d’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française, et ce, au beau milieu de “diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid-19” (lire pages 12 à 15)…

Cette disposition, qui avait été actée en séance le 3 mars dernier, mais dont la transmission avait été retardée en raison de la crise sanitaire, est ainsi un “cavalier législatif” qui rend applicable le seuil d’1 millisievert à tous les dossiers de demandes d’indemnisation. Autrement dit, c’est un retour à l’amendement scélérat dit “Tetuanui” tant décrié ! Tel un poignard planté dans le dos, ce “coup de Trafalgar” a été, de surcroît, manigancé depuis les hautes sphères parisiennes en l’absence des parlementaires polynésiens ! Une manière
cavalière de mener le bras de fer qui a indigné, par exemple, Moetai Brotherson, député polynésien et vice-président du Tavini Huiraatira. Et d’interpeller l’État français : “Qu’est-ce que le peuple polynésien vous a fait pour que vous nous détestiez autant ?” Dans une longue interview accordée à Tahiti Pacifique, il fustige le gouvernement central et évoque “une frilosité maladive à vouloir indemniser de façon respectable les victimes de ces essais” (lire pages 18 à 21). Les associations locales de défense, 193 et Moruroa e Tatou, représentées par Père Auguste et Hiro Tefaarere, tirent également à boulet rouge sur l’État et rejettent désormais à l’unisson le projet de Centre de mémoire. Dans les réactions que nous avons recueillies (lire pages 22-23), la notion de “crime contre l’humanité” est omniprésente et l’on connaît tous le coupable, bien qu’il n’ait toujours pas présenté ses excuses au peuple polynésien...

Enfin, un ingénieur retraité de la Direction des essais du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Ghislain Houzel, qui a effectué de très nombreuses missions à Moruroa, de 1966 1997, et assisté à plus de 120 tirs, nous raconte l’horreur des essais nucléaires, sans langue de bois, au fil d’un entretien riche en anecdotes (lire pages 24 à 27). Vous l’aurez compris, c’est un numéro “collector” que nous vous proposons, avec une édition spéciale de
16 pages consacrées à ce douloureux sujet en Polynésie. La page du nucléaire, qui a profondément entaché les relations du fenua dans son histoire avec la Métropole, n’est toujours pas tournée. Le sera-t-elle un jour ? Aujourd’hui, nous avons un rêve : que cette question explosive soit gérée localement par “des hommes, de vrais hommes, avec des *** dans la culotte”, pour reprendre l’expression récente du président du Pays. Et puis, si d’aventure Emmanuel Macron se décidait à venir nous rendre visite un jour, nous aimerions lui dire : “Eh, Manu, tu redescends et tu dépollues ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt