Menu
Dossiers

Reprise des vols internationaux dès le 1er juillet : les calendriers à retenir - 05/06/2020 | Dominique Schmitt

À l'occasion d'une conférence de presse, qui s'est déroulée en fin de matinée, le président de la Polynésie française et le haut-commissaire ont dévoilé les modalités de reprise des vols...

INDEMNISATION DES VICTIMES DES ESSAIS NUCLÉAIRES : Mediapart cite Tahiti Pacifique et relaye notre Une - 04/06/2020 | Dominique Schmitt

Dans une publication en date du 4 juin 2020, Mediapart consacre un article sur le sujet explosif des essais nucléaires en Polynésie, dans la veine de notre édition spéciale actuellement en kiosque et...

Les confidences explosives de Ghislain Houzel, ingénieur retraité de la Direction des essais du CEA - 29/05/2020 | Dominique Schmitt

Recruté à la Direction des applications militaires (DAM) du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), puis affecté à la Direction des essais du CEA, Ghislain Houzel a effectué de très nombreuses...

Les associations locales tirent à boulet rouge sur l’État - 29/05/2020 | Dominique Schmitt

Les réactions des associations locales de défense des victimes des essais nucléaires en Polynésie française ne se sont pas fait attendre. L’association 193 et Moruroa e Tatou crient au scandale et...

Un "cavalier législatif" adopté en l’absence des parlementaires polynésiens… - 29/05/2020 | Dominique Schmitt

C’est en catimini que l’Assemblée nationale a adopté, le 14 mai dernier, le projet de loi portant diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid‑19, avec...

Nucléaire : coup de force au Parlement ! - 29/05/2020 | Julien Sartre

Au beau milieu d’une loi destinée à lutter contre les conséquences de l’épidémie de Covid-19, le gouvernement français modifie les règles d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. En...

Indemnisation des victimes des essais nucléaires : indécis, le Parlement joue le suspense... - 29/05/2020 | Dominique Schmitt

Alors que nous avons mis sous presse, mercredi soir, le dernier numéro de @Tahiti Pacifique, le Sénat examinait depuis la veille le projet de la loi "relative aux conséquences de l'épidémie de...

L’Association des voiliers en Polynésie s'insurge contre les fausses vérités véhiculées par les médias et colportées sur les réseaux sociaux - 26/05/2020 | Dominique Schmitt

"L’Association des Voiliers en Polynésie s'insurge contre les fausses vérités véhiculées par les médias et colportées sur les réseaux sociaux. Fort est de constater que ces deux dernières semaines,...
1 2 3 4 5 » ... 37



Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !

Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !
La tournure qu’a prise “l’affaire Radio Tefana” impliquant Oscar Temaru a indigné un grand nombre d’entre nous. Après le grand recul de l’État français sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires en Polynésie, dont le mépris détonant a explosé à la figure du Pays, la volonté de “dépayser” (à Nouméa finalement) le procès opposant le procureur de la République, Hervé Leroy, au leader indépendantiste interroge… Si la présidente du tribunal considère qu’il n’est pas envisageable de juger le responsable du parquet de sa propre juridiction, l’avocat de M. Temaru estime, lui, qu’il s’agit d’un “déni de démocratie”. Pour rappel, alors que le conseil municipal de Faa’a a accordé la protection fonctionnelle à son édile pour payer ses frais de justice liés à l’affaire Radio Tefana, M. Leroy a exigé une saisie pénale de 11,55 millions de Fcfp sur le compte personnel de M. Temaru. Pour protester contre cette opération “injustifiée” et un “acharnement judiciaire de l’État français à son encontre”, ce dernier a ainsi entrepris une grève de la faim le 8 juin. Ne parvenant pas à obtenir une audience avec M. Leroy, malgré le soutien d’une centaine de sympathisants réunis devant le palais de justice, M. Temaru l’a finalement assigné en référé pour “atteinte à la présomption d’innocence”.

La polémique gronde et défraye la chronique, ici et ailleurs, la presse nationale se demandant même “à quoi joue l’État ?”. Ce qui est indéniable, c’est que M. Temaru, souvent cantonné au rôle de martyr, a cette fois bénéficié d’une mobilisation importante et su fédérer les cœurs, bien au-delà d’un parti politique. En obtenant le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons, ainsi que d’une vingtaine d’associations, de confessions religieuses, de syndicats ou de partis politiques rassemblés au sein du collectif Nuna’a a ti’a ("Peuple lève-toi, avance pour la paix") – à l’origine de la marche du 20 juin –, il s’est imposé en Metua (“père spirituel”). Par sa détermination et son pacifisme, on ne peut s’empêcher de penser à Pouvana’a a Oopa, condamné et exilé en 1959 pour un crime qu’il n’avait pas commis, bien que “le manque de recul” ne permette pas la comparaison, selon le spécialiste du sujet Jean-Marc Regnault, l’une des grandes plumes de Tahiti Pacifique et chroniqueur des “Pages d’Histoire”. D’ailleurs, l’historien publie simultanément deux ouvrages aux éditions ’Api Tahiti, qui lancent la série “Rivalités et moins si affinités” : Gaston Flosse, un Chirac des tropiques ? et Oscar Temaru, l’Océanie au cœur (lire page 12). Et l’auteur de mettre en perspective les deux hommes politiques, éternels “meilleurs ennemis” : “En 2020, ils entretiennent l’ambiguïté. Vont-ils s’entendre contre l’État pour en finir avec le statut d’autonomie dont ni l’un, ni l’autre ne veulent plus ? Vont-ils s’entendre pour tenter de chasser un gouvernement autonomiste qui ne gouverne pas vraiment différemment (…) ? Rivalités, donc, mais desquelles peuvent naître des affinités… électives ou autres.” L’avenir nous le dira, mais on sent bien que ce gouvernement – qui préfère poser du gazon synthétique sur le front de mer plutôt que miser sur la permaculture et les jardins partagés pour pallier la crise socio-économique inéluctable – ne parvient pas à satisfaire la majorité de la population. Aussi, le divorce est consommé au sommet du gouvernement, et il se murmure déjà qu’un remaniement ministériel est imminent…

C’est donc une rentrée mouvementée qui s’annonce ! En attendant, je profite de l’occasion pour vous informer que la rédaction de Tahiti Pacifique fera une trêve durant le mois de juillet, et ce chaque année, afin de permettre à tous les journalistes, chroniqueurs et autres contributeurs qui le souhaitent de prendre des congés annuels mérités et se ressourcer. L’objectif est aussi de mieux vous retrouver, avec toujours plus de dossiers de fond et encore d’autres nouveautés ! Les parutions de votre magazine préféré reprendront à compter du vendredi 7 août, toujours au rythme bimensuel. Merci pour votre confiance et à très bientôt.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT