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Dossiers

La santé au travail au centre des préoccupations - 20/09/2019 | Ariitaimai Amary

Le Forum Santé au travail revient pour sa troisième édition et aura lieu le 3 octobre prochain, à la Présidence de Polynésie française. À destination des chefs d'entreprise et des ressources humaines...

9/16 - Réchauffement climatique : les arguments des climato-sceptiques en Australie - 19/09/2019 | Gilbert Wane

En Australie, un groupe de spécialistes climato-sceptiques a contribué à la rédaction du livre Climate change - The Facts 2017, sous le patronage de l’Institute of Public Affairs (IPA). Ce think tank...

Ces hommes qui mangent des chiens - 20/09/2019 | Dominique Schmitt

La condamnation de deux hommes à trois mois de prison avec sursis pour avoir tué délibérément un chien a d'autant plus défrayé la chronique le mois dernier, qu'ils s'étaient pris en photo à côté du...

#PAROLE D'ÉTUDIANT : gagne ton identité ou tais-toi ! - 19/09/2019

"Sapa’u !" "Fa’ama !" "Patutra !" "Mee Poseeey Noaa !" Et toi, tu comprends mon slang ? Aujourd’hui, nous dénonçons la manière dont les jeunes s’expriment, dansent, sont fiu… Le ‘ori deck fait partie...

Le ministère de l'équipement réagit à notre édito - 19/09/2019 | Dominique Schmitt

Si le ministère de l'Équipement n'a pas donné suite à nos questions lorsque nous l'avons interrogé, en mai dernier, sur le projet de délocalisation du quai des paquebots, dans le cadre de notre...

Teahupo'o : rāhui ou aire marine gérée ? - 06/09/2019 | Ariitaimai Amary

Dans le numéro 412 de Tahiti Pacifique (26 juillet 2019), nous vous emmenions à la découverte des "rāhui" de Tautira et de Teahupo'o. Lors de cette expédition, nous avons été surpris de l'application...

8/16 - Réchauffement climatique : les arguments des climato-sceptiques en Europe (hors France) - 06/09/2019 | Gilbert Wane

En Europe, nous allons nous baser sur le travail d’un collectif de scientifiques climato-sceptiques sous la direction de feu István Markó, professeur et chercheur en chimie organique à l'Université...

État des lieux du marché immobilier : quand le malheur des acheteurs fait le bonheur des propriétaires - 06/09/2019 | Ariitaimai Amary

Depuis quelques années, les personnes cherchant à accéder à la propriété se retrouvent confrontées à un problème de taille. Concurrence entre acheteurs, prix exorbitants, nombre restreint des offres...
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Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…

Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…
Jacques Brel chantait "le temps s’immobilise aux Marquises et gémir n’est pas de mise"… Mais après le décès du bébé marquisien, lors de son évacuation sanitaire le 6 octobre dernier, le Fenua Enata hurle sa colère et ses cris font résonner toute la Polynésie. Alors que le 4 juillet dernier, l’accouchement d’une femme de Bora Bora pendant son transport à bord d’un hélicoptère "Dauphin" nous avait tous émus, ce drame, le deuxième en trois ans aux Marquises, nous assomme cette fois, tel un violent coup de casse-tête, et repose la problématique récurrente des évasans, notamment dans les îles éloignées et isolées. Les habitants de la "Terre des Hommes" s’interrogent encore sur les conditions extrêmes de cette évasan qui a nécessité le transfert du nourrisson en speed-boat depuis Ua Pou jusqu’à Nuku Hiva, faute de vraie piste sur l’île native du petit Hoane Kohumoetini et d’hélicoptère affecté aux Marquises… Édouard Fritch a aussitôt demandé l’ouverture d’une enquête afin de "faire toute la lumière sur les circonstances et les responsabilités éventuelles".

Mais cette annonce présidentielle rassurante a été entachée par la sortie de piste de Jean-Christophe Bouissou, ministre des Transports interinsulaires et porte-parole du gouvernement, dont la réaction ahurissante a été sévèrement taclée sur les réseaux sociaux : "Lorsque des gens décident, par exemple, d’aller vivre sur un atoll isolé, sans qu’il y ait de port sans qu’il y ait d’aéroport, il est bien clair que s’il se passe quelque chose, que ce soit sur un enfant ou sur un adulte, nous n’avons pas la même capacité de réaction que si on le faisait par rapport aux Îles Sous-le-Vent ou des îles qui sont plus structurées et plus habitées." Un discours contradictoire pour ne pas dire irrespectueux, dont il a reconnu lui-même "la maladresse". D’autant qu’il déclarait le même jour, à l’issue d’une réunion du Schéma d’aménagement général de Polynésie, qu’il travaillait pour "un développement qui prévoit l’inversion des flux migratoires afin de permettre aux gens de retourner dans les archipels et faire en sorte de pouvoir vivre dans les archipels. Naître, vivre et peut-être aussi mourir dans les archipels, mais dans de bonnes conditions."

Du haut de ses 3 mois, le petit Hoane n’a pas choisi en effet de vivre à Ua Pou. En outre, la mort du garçonnet rappelle douloureusement le coût humain d’un tel éloignement insulaire pour la collectivité : 10 à 15 décès par an seraient liés aux difficultés de transport aux Marquises, selon la directrice de l’hôpital de Taiohae (Nuku Hiva). "Nous, les Marquisiens sommes totalement délaissés par les pouvoirs publics, il faut que cela cesse !", s’est insurgée Julie Bruneau, résidente à Ua Pou, qui a perdu son bébé de 9 mois dans les mêmes circonstances. "Cela suffit, il ne faut plus de sacrifice humain", a grondé, lui, Rataro, le grand-père de la victime. Dans le cadre de l’audition de Thierry Coquil, directeur des Affaires maritimes au ministère de la Transition écologique et solidaire, le sénateur Michel Vaspart est d’ailleurs revenu, le 2 octobre dernier, sur la situation particulière et précaire du sauvetage en mer en Polynésie : "Je dois vous dire, pour être marin moi-même, que j’ai eu honte, je dis bien honte, de voir le canot de sauvetage aux Marquises et de voir le canot de sauvetage à Papeete !" D’autres bébés doivent-ils encore mourir pour que le Pays réagisse enfin et traite tous les Polynésiens sur le même pied d’égalité en leur offrant des conditions d’accès aux soins identiques ? "Je suis Marquisien". "Je suis Hoane".
Repose en paix petit ange. n

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt