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Dossiers

13/16 - Réchauffement climatique : l’économie "propre" - 15/11/2019 | Gilbert Wane

L’objectif recherché est de pouvoir continuer à subvenir à nos besoins en énergie tout en minimisant nos émissions de CO2. C’est la fameuse "empreinte carbone" que l’on doit essayer de réduire dans...

L’art polynésien : un peu, beaucoup, à la folie ? - 15/11/2019 | Sébastien Petit

Si les maisons de vente aux enchères, généralistes ou spécialisées, organisent régulièrement des adjudications sur les arts d’Afrique, d’Asie et d’Océanie ou sur la vente de collections privées...

Le Bon Pasteur et l’École bilingue de Polynésie : la vérité - 15/11/2019 | Manutea Gay

Le droit de réponse "L'article intitulé « Violences à l’École bilingue de Polynésie : une crise profonde de la bienséance » (lire Tahiti Pacifique n° 418 du 18 octobre, ndlr) exige que soit rétablie...

Libre propos sur le fa’a’amu - 15/11/2019 | Marc Cizeron

Notre courrier des lecteurs "L’article paru dans Tahiti Pacifique n° 417 (lire TPM du 4 octobre 2019, ndlr), ayant pour titre « Fa’a’amu : du rite à la pratique » m’incite à quelques commentaires que...

"Mangeurs de chiens" : Brigitte Bardot, lectrice de Tahiti Pacifique, fait le buzz ! - 04/11/2019 | Dominique Schmitt

Dans une lettre ouverte adressée au haut-commissaire, Brigitte Bardot réagit au dossier "Enquête sur la consommation de viande canine : ces mangeurs de chiens" réalisé par notre rédaction, qui a fait...

12/16 - Réchauffement climatique : les réalités économiques - 31/10/2019 | Gilbert Wane

Pour aborder le sujet de la politique énergétique, résumons la problématique telle qu’elle se présente face aux décideurs politiques : Les pays pauvres qui veulent à tout prix rattraper leur retard...

À quand une gestion décente de nos défunts ? - 31/10/2019 | Ariitaimai Amary

La fin de la vie ne signifie pas la fin des ennuis, ou du moins, pas pour ceux qui restent ! Ces derniers sont ballotés des mairies aux portes des cimetières, et ponctuent les solennelles bises de...

Quand l’APC viole les principes fondamentaux de séparation des pouvoirs et d’impartialité… - 31/10/2019 | Dominique Schmitt

Rien ne va plus au sein de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC). Après l’accusation par deux sociétés de gardiennage de violation des principes d’impartialité, l’APC a vu l’exécution de sa...
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Génération plastique : place à l’action, vive le ‘Ete !

Génération plastique : place à l’action, vive le ‘Ete !
Le plastique, en trois chiffres, c’est : 1 seconde de fabrication, 20 minutes d’utilisation, 400 ans de pollution. En 70 ans, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, dont 413 millions en 2018. Les projections sur les prochaines décennies sont terrifiantes, puisque le rythme actuel nous emmène vers un doublement de la pollution plastique en 2030 et plus de plastique que de poissons dans les océans d’ici 2050 (lire notre dossier de Une, pages 14-23)… Énorme problème sur le plan environnemental : seulement 9 % du plastique est recyclé ! C’est dire combien il est urgent d’agir pour notre planète. Au fenua, le Pays planche sur des solutions pour traiter les 600 tonnes de plastique utilisées annuellement, en Polynésie, sous forme de bouteilles d’eau. Mais il faut aller plus loin en repensant nos modes de consommation et en bannissant absolument le plastique à usage unique.

Malheureusement, on le sait, tout traîne en Polynésie, et même les cas les plus urgents. Ainsi, le ministre de la Culture et de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu, avait annoncé en 2017 la fin du plastique à usage unique d’ici la fin mars 2018, avant de reporter la date au second semestre 2019. Mais aujourd’hui, alors que se profile 2020, rien n’a été encore acté. On nous souffle cependant que la loi de Pays est prête depuis un bon moment, mais que cela bloque en bout de chaîne, et notamment au niveau des lobbies… Pourtant, il suffirait au gouvernement d’imposer la conduite à tenir et de cesser d’en importer, tout simplement. D’après nos informations, le passage à l’action devrait se réaliser en deux temps : l’année prochaine, en 2020, les sacs en plastique de moins de 50 litres seront interdits, notamment les sacs oxo-biodégradables (qui sont en réalité ni recyclables ni compostables), puis il faudra attendre le 1er juillet 2021 pour que tous les sacs en plastique soient enfin prohibés. À l’échelle nationale, l’Assemblée vient de voter l’arrêt de l’emballage plastique à usage unique pour… 2040, c’est à dire dans plus de vingt ans ! Avec ce dispositif – s’il est définitivement adopté par le Parlement – des objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastique à usage unique seraient tout de même fixés tous les cinq ans.

Mais soyons conscients que, si dans la théorie, il s’agit de fermer le robinet de la production pour stopper les rejets dans la nature, dans la pratique, se passer de plastique, c’est remettre complètement en cause le modèle de vie auquel nous sommes habitués et attachés. Il apparaît donc primordial de s’y préparer et de réfléchir à des alternatives viables. L’artisanat traditionnel est l’un des moyens forts pour protéger notre environnement. L’Opération ‘ETE, dont la troisième édition organisée par Jerry Biret se prolonge jusqu’au 31 décembre, est un formidable exemple permettant à la population de (ré)apprendre à tresser, et à utiliser des sacs et paniers en pae’ore, dans la perspective de réduire durablement le recours aux sacs en plastique à usage unique (lire notre dossier culture, pages 42-49). La filière cocotier est une piste à exploiter, l’utilisation des feuilles de bananiers en est une autre, il y a également le bois, le bambou, etc. Réapprenons ainsi à vivre en harmonie avec la nature et réinventons nos gestes du quotidien pour un avenir plus serein. Il est temps de vous souhaiter, déjà, un joyeux Noël entourés de vos proches et d’excellentes fêtes de fin d’année.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt

Dominique Schmitt