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Droits de l’homme : Pékin rejette les critiques de Paris après la condamnation d'un Tibétain


Vendredi 1 Juin 2018 - écrit par Agence France-Presse




La Chine a rejeté, la semaine dernière, les critiques de la France, au lendemain de la condamnation à cinq ans de prison d'un défenseur de la langue tibétaine.
"La justice chinoise a traité cette question conformément à nos lois et règlements", a martelé devant la presse le porte-parole de la diplomatie chinoise, Lu Kang, interrogé sur les regrets émis par la France au sujet de la condamnation mardi de Tashi Wangchuk, un militant de la langue tibétaine.
"Nous attendons des autres pays qu'ils ne s'ingèrent pas dans nos affaires intérieures et n'affectent pas les relations bilatérales", a-t-il déclaré.
Tashi Wangchuk, en détention depuis janvier 2016, a été condamné pour "incitation au séparatisme" par un tribunal de la province du Qinghai (ouest), peuplée de nombreux Tibétains. Selon son avocat, il a été poursuivi largement sur la base d'une vidéo que le quotidien américain New York Times avait diffusée à son sujet peu de temps avant son arrestation.
Dans un communiqué, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, avait "regretté" cette condamnation. "Tashi Wangchuk a joué un rôle essentiel dans la protection de la langue tibétaine dans le cadre des lois de la République populaire de Chine", avait-elle souligné.

Source : Agence France-Presse

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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier