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Du renard libre dans le poulailler libre


Vendredi 10 Septembre 2021 - écrit par Isidore Platon




Crédit photo : Greg. Boissy - Design par Freepik & Taema Cuneo
Crédit photo : Greg. Boissy - Design par Freepik & Taema Cuneo
Qu’est-ce qui est le plus injuste/liberticide ?
1 Que 100 % des 40 % de vaccinés soient confinés deux semaines ou plus à cause des 60 % de non-vaccinés qui ont pu auparavant répandre le virus librement ?

2Que 100 % des non-vaccinés ne soient pas libres de répandre le virus dans des lieux publics (passe sanitaire), tandis que 100 % des vaccinés peuvent y circuler librement ?

3Que 100 % des gens non immunisés naturellement soient vaccinés de gré ou de force afin que 100 % des gens puissent circuler librement au bout de huit semaines ?

La vaccination confère un avantage privé (protection pour soi) et un avantage social (protection pour les autres, même non vaccinés). Elle présente un coût privé (le temps perdu à se faire vacciner et le "préjudice moral" d’un risque éventuel, même infime, d’effet secondaire négatif). Mais c’est un geste d’amour pour votre prochain, en même temps qu’une protection pour vous-même...

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Vendredi 10 Septembre 2021 - 11:22 Santé : quelle Direction ?


Commentaires

1.Posté par lenoir le 11/09/2021 08:39
Si vous avez été vacciné, le médecin a du vous dire que la vaccination n'empêche pas d'être contagieux, elle diminue le risque de séquelles graves pour la personne vaccinée.
La preuve que l'argument "se vacciner pour limiter la contagion" est du pipeau, c'est que ni le pass sanitaire, ni les jauges ne sont pas obligatoires pour les réunions religieuses, politiques ou syndicales. La visite de Macron a donné lieu à des réunions de plusieurs milliers de personnes, sans contrôle de pass sanitaire, mais hélas non plus sans respect des gestes barrières (jauge, masques, distantiation). idem pour le synode des églises protestantes à Tahiti en juille : On peut en voir les conséquences aujourd'hui....
Quand vous dites que la vaccination confère un avantage social, c'est faux, et vous devriez le savoir

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Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive. 
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT