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Éclosion du peuple polynésien


Vendredi 6 Septembre 2019 - écrit par Ariitaimai Amary


Pascale Taurua est une fille du Pacifique : sa mère est Calédonienne et son père, Tahitien. Cette double identité culturelle a fait d'elle une artiste-peintre aux sources d'inspiration multiples. Dans son exposition "Tahiti, le peuple fleuri", elle propose au public des reproductions de cartes postales, accompagnées d'un fond coloré, où les fleurs s'implantent naturellement et font jaillir l'âme de l'œuvre.



Crédit photo : Ariitaimai Amary
Crédit photo : Ariitaimai Amary
Cela fait vingt ans que Pascale Taurua peint. Elle a commencé au Conservatoire des arts avec Rui Juventin, avant d'entamer une formation plus poussée en peinture. En Métropole, elle a effectué des stages durant lesquels elle a appris la tekhnè d'artistes ayant pignon sur rue dans le marché de l'art. C'est alors qu'elle s'est cherchée dans la peinture, se définissant et se redéfinissant au fur et à mesure que son inspiration renaissait, cercle vertueux qui l'a menée à l'élaboration de la série qu'elle nommera "Tahiti, le peuple fleuri"...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 415 en cliquant ICI


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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT