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Économie : la conjoncture morose contraint les Loyauté à des ajustements


Samedi 1 Juillet 2017 - écrit par Source : Les Nouvelles Calédoniennes




Les élus de la province des îles Loyauté ont approuvé vendredi dernier, à l’unanimité, le budget supplémentaire 2017 qui s’élève à 3 milliards de francs : 1,1 milliard en fonctionnement, et 1,9 milliard en section d’investissement.
Ces ressources bénéficieront à divers projets. Les infrastructures navales à hauteur de 185 millions, dans le cadre de l’aménagement du wharf de Wadrilla. L’aide aux sinistrés des cyclones Cook et Donna à hauteur de 50 millions. Ou encore des travaux sur les installations provinciales, dont le plateau sportif de Mouli (Ouvéa) pour 30 millions, et celui de Joking (Lifou) pour une somme identique.
La conjoncture morose à l’échelle du pays continue de frapper, et le budget supplémentaire a été élaboré "dans une situation encore très contrainte", précise un rapport de la Chambre territoriale des comptes (CTC) consulté lors de l’assemblée. "Il faut noter que la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement est toujours d’actualité." Après ces ajustements, le budget 2017 de la province des Loyauté est porté à 19,7 milliards de francs : 4,6 milliards en section d’investissement, et 15,1 milliards en fonctionnement. (…)
Les élus se sont entendus en séance sur la création d’une commission spéciale ayant pour objet la refonte du règlement intérieur de l’assemblée de province. L’idée ? "Être plus efficace", observe Charles Washetine. Le contexte économique l’oblige.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier