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Économie : le projet de Makatea s’oriente vers plus de bio


Vendredi 1 Juin 2018 - écrit par Luc Ollivier


Le projet d’extraction de phosphate à Makatea serait-il tombé dans l’oubli ? En attendant la sortie du déterminant code des mines qui régira toute exploitation de ce type, la société Avenir Makatea cherche à optimiser son projet qui, à ce jour, pourrait connaître une nouvelle orientation, davantage basée sur des retombées économiques locales, moins destructrices et plus respectueuses de l’environnement pour un phosphate bio. Une nouvelle donne qui pourrait influencer le gouvernement, mais contre laquelle les associations restent vent debout.



Crédit photo : DR
Crédit photo : DR
Si l’année 2017 a été riche en polémiques concernant le projet d’extraction de phosphate à Makatea, porté par l’homme d’affaires Colin Randall au travers de sa société Avenir Makatea, force est de constater que le sujet est retombé comme un soufflé en 2018, même durant la période politique animée des élections territoriales ; à croire que ce projet n’avait jamais existé. Le pouvoir en place ayant été réélu, le phosphate de Makatea devrait bientôt commencer à refaire parler de lui, probablement après la nouvelle mouture de la réforme de la PSG, et plus sûrement une fois que le code minier sur lequel travaille depuis 2016 la Direction des ressources maritimes et minières (DRMM) aura été rédigé. Un laps de temps jugé très long et qui laisse dubitatifs tous les protagonistes, qu’ils soient pro ou anti projet. Tous n’attendent que la sortie de ce code pour pouvoir se positionner et mener leurs actions. C’est à se demander si le gouvernement Fritch ne joue pas délibérément la montre en espérant le moment opportun pour le sortir. À moins que la réglementation des ressources maritimes pour les fameuses terres rares y soit incluse, ce qui expliquerait la complexité de la rédaction. La version finale est attendue pour cette fin d’année...

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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier