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Éducation : Natitua, le câble de la connaissance


Vendredi 10 Août 2018 - écrit par Nathalie Vanquin


Alors que le navire câblier Île de Batz vient de clôturer, ce mercredi 1er août, le chargement des quelque 2 590 kilomètres de câble en fibre optique fabriqué à Calais pour ensuite débuter ce pour quoi il est venu dans nos eaux polynésiennes, nous avons voulu parallèlement faire un état des lieux quant à la mise à disposition du haut débit dans les établissements scolaires des îles éloignées.



Crédit photo : OPT
Crédit photo : OPT
En 2007, l’Office des Postes et Télécommunications (OPT) offrait la gratuité de l’accès à internet à tous les établissements scolaires de Polynésie avec un débit à 2Mb/s. En mars 2017, une convention a été signée par Mme Nicole Sanquer, ministre de l’Éducation de l’époque, et l’OPT pour une augmentation du débit à 4Mb/s, sauf que tous les établissements ne sont pas éligibles au haut débit. Le besoin perpétuellement grandissant d’être connectés, entre établissements d’une même île, entre Tahiti et les autres îles, ou encore avec le monde, couplé à la disparité géographique des îles de Polynésie, pose la problématique de l’égalité de l’accès au numérique, qui devient une évidence dans un monde régit par une interconnexion presque outrancière.
Nous avons pu avoir une entrevue avec un interlocuteur de premier plan, en la personne de Thierry Delmas, directeur général de l’Éducation et des Enseignements...

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier