Menu

Élections européennes : un désamour grandissant


Vendredi 3 Mai 2019 - écrit par Luc Ollivier


Les élections européennes se suivent et se ressemblent en Polynésie, qui ne cesse de voir son taux de participation chuter, alors même que les aides empruntent le chemin inverse. Loin des yeux, loin du cœur ? Même les partis politiques locaux ne sont guère enthousiastes quand ils ne les boycottent pas ! Cette année, grande nouveauté, un candidat issu de la Polynésie pourrait bien siéger à Bruxelles, grâce à la refonte du mode électoral. Réponse le 25 mai.



Crédit photo : DR
Crédit photo : DR
L'histoire des relations entre l’Europe et la Polynésie française a toujours soulevé des polémiques et entretenu des peurs que le temps ne dissipe pas. La participation des électeurs polynésiens, depuis la première élection au premier parlement européen en 1979, n’a cessé d’être le reflet de la vie politique locale, en fonction des consignes de vote ou d’abstention. Des considérations très éloignées des objectifs européens, que l’on retrouve dans les premières participations des métropolitains, plus attachés aux problèmes nationaux qu’européens. Si la vision de l’Europe a mis du temps à se dessiner pour nos compatriotes, elle a aujourd’hui accouché de programmes, de listes, qui vont dans ce sens ; on ne peut malheureusement pas en dire autant de la Polynésie. Faire partie de l’Europe a des inconvénients comme des avantages, et cela diffère selon que l’on soit un État membre ou un PTOM (pays ou territoire d’outre-mer). Ici, on se focalise sur ce qui est un manque à gagner économique sur les taux d’impositions des importations et l’on oublie très facilement la possibilité à tout Polynésien de pouvoir vivre dans une zone économique de plus de 300 millions d’habitants, d’y travailler, d’y créer son entreprise, alors que la réciprocité n’existe pas...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 406 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 17 Mai 2019 - 09:43 Créer une start-up à Tahiti, pas si facile


Nouveau commentaire :

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




De reports en reports

De reports en reports
À l’instar des Anglais et de leur Brexit, qui ne cesse de diviser tout autant qu’il ne cesse de jouer la montre, nos gouvernants se voient contraints de reporter une nouvelle fois l’échéance de la signature de contrat du "Village tahitien". Pour rappel, les six lots sur lesquels s’était positionné le groupe Kaitiaki Tagaloa portent sur la conception de quatre hôtels et de deux résidences en condominium. Il s’agit de six lots, sur les 16 que comporte ce projet complexe. Ce vaste chantier, qui doit révolutionner le tourisme sur l’île de Tahiti en quelques années — durant lesquelles l’économie et surtout l’emploi devraient connaître un sérieux coup d’accélérateur — soulève toutes les interrogations et commence à ressembler à une Arlésienne.
En août 2018, le vice-président Teva Rohfritsch ne cachait pas son enthousiasme, déclarant que la signature du contrat portant sur les six premiers lots du projet avec le groupement d’investisseurs néo-zélandais et samoans, Kaitiaki Tagaloa, pourrait même intervenir avant la fin de l’année 2018, bien avant les 200 jours prévus. Il n’en fut rien. À la date butoir du 22 mars 2019, pas de signature, au prétexte que "l’investisseur néo-zélandais a souhaité associer deux nouvelles tribus maori au projet. Nous avons donc souhaité prendre toutes les garanties financières nécessaires plutôt que de signer." Premiers signes d’inquiétude, alors que la rumeur d’un report pour manque de garanties financières circulait déjà depuis quelques semaines. Il fut donc accordé un délai de 45 jours, au terme desquels, en fonction des garanties qui seraient présentées, ces contrats seraient signés par lots. Ceux qui n’auront pas fait l’objet de garantie seraient remis en compétition. Des contacts avec des investisseurs, y compris locaux, étaient avancés. Coup de pression, ou de bluff, sur le groupement Kaitiaki Tagaloa ?
La seconde option a primé, puisqu’au terme de ces 45 jours, l’établissement Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) annonçait par communiqué sa décision de reporter de 55 jours le délai laissé au groupement, pour se conformer "aux obligations du protocole d’engagement", signé en août 2018. À ce jour, TNAD n’aurait donc pas toutes les garanties financières pour s’assurer que ces investisseurs soient capables d’aller au bout du projet ! En bientôt un an de négociations, nous ne savons toujours pas si ils ont les reins assez solides !
Après deux reports, on n’imagine pas le gouvernement en avancer un troisième pour quelques raisons que ce soit. Restera alors à présenter la carte des investisseurs étrangers et locaux, que le ministère garde secret. Rendez-vous le 30 juin.
Le dossier, qui reviendra forcément sur la scène politique à la première occasion, est plutôt mal engagé. Il n’est pas sans rappeler celui de Hao, pour lequel l’arrivée des conteneurs était annoncée en avril. De nouveaux changements sont prévus, qui reportent le début du chantier au début de l’année prochaine. Encore un rendez-vous manqué.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.


Luc Ollivier

Luc Ollivier