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Environnement : des cyclones plus lents, mais plus violents


Vendredi 15 Juin 2018 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Les cyclones tropicaux sont plus lents mais déversent davantage de pluie. C’est ce que l’on peut retenir d’une étude de James Kossin, publiée dans la revue Nature.
M. Kossin a concentré ses recherches sur ce que l’on appelle la vitesse de translation, à savoir la rapidité avec laquelle une tempête se déplace au-dessus d’une zone, par exemple du Vanuatu à Fidji, plutôt que sa vitesse du vent.
Plus un cyclone se déplace lentement sur l’océan, plus il absorbe d’humidité et gagne en intensité ; plus il se déplace lentement sur les terres, plus les précipitations sont importantes et violentes. Selon le Dr Kossin, le phénomène serait dû au réchauffement climatique. Il a pris pour référence les données de 1949 à 2016 et note un ralentissement de 10 % sur cette période. Dans l’ouest du Pacifique Nord, cet écart a même atteint 30 % ; et dans la région australienne, il a été de 19 %. Le Dr Kossin note aussi que les cyclones tropicaux migrent davantage vers les pôles. La régularité et l’intensité des cyclones seraient aussi affectées par le changement climatique.
Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier